En bref - Un nouveau Günter Grass
6 septembre 2008
Livres
L'idée était pourtant jolie: en imaginant un appareil photo magique, capable non seulement d'enregistrer des instants révolus, mais aussi de révéler les rêves d'avenir ou les espoirs déçus des êtres sur lesquels se serait arrêté son objectif, Günter Grass voulait écrire son autobiographie de façon légère, inventive et détournée (Die Box, ou La Boîte, histoires de chambre noire, à paraître en 2010 au Seuil).
D'autant que, loin de dire «je», l'écrivain allemand, aujourd'hui âgé de 80 ans, préfère dans ce dernier livre, paru le 29 août en Allemagne (150 000 exemplaires imprimés aux éditions Steidl), laisser la parole à ses huit enfants, issus de mariages ou d'unions passagères, rassemblés par ses soins autour d'une soupe aux lentilles ou d'un plat de goulasch. Dénonçant un «embrouillamini» fastidieux et «complaisant» d'anecdotes, la critique allemande, à de rares exceptions près, a accueilli le livre plus que froidement, le comparant à ces albums photos familiaux certes pourvus de valeur aux yeux de ceux dont ils retracent l'histoire, mais totalement inintéressants pour les autres. Pour le quotidien Tagesspiegel, Die Box, avec son recours «exaspérant» aux points de suspension qui viennent émailler à peu près chaque phrase du texte, «célèbre le culte du vague», tandis que le magazine Spiegel est sans appel: il s'agit de «l'un des plus mauvais livres de Günter Grass».
D'autant que, loin de dire «je», l'écrivain allemand, aujourd'hui âgé de 80 ans, préfère dans ce dernier livre, paru le 29 août en Allemagne (150 000 exemplaires imprimés aux éditions Steidl), laisser la parole à ses huit enfants, issus de mariages ou d'unions passagères, rassemblés par ses soins autour d'une soupe aux lentilles ou d'un plat de goulasch. Dénonçant un «embrouillamini» fastidieux et «complaisant» d'anecdotes, la critique allemande, à de rares exceptions près, a accueilli le livre plus que froidement, le comparant à ces albums photos familiaux certes pourvus de valeur aux yeux de ceux dont ils retracent l'histoire, mais totalement inintéressants pour les autres. Pour le quotidien Tagesspiegel, Die Box, avec son recours «exaspérant» aux points de suspension qui viennent émailler à peu près chaque phrase du texte, «célèbre le culte du vague», tandis que le magazine Spiegel est sans appel: il s'agit de «l'un des plus mauvais livres de Günter Grass».
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