Économie - Naomi Klein et le « capitalisme du désastre »
Photo : Jacques Nadeau
Naomi Klein
Huit ans après la parution de No Logo — livre au succès phénoménal traduit en 28 langues et considéré depuis comme une bible du mouvement altermondialiste —, l'auteure et journaliste Naomi Klein, née à Montréal, rapplique avec force.
Son nouvel essai, un pavé de 672 pages, décrypte les bases du «capitalisme fondamentaliste». Klein y affirme que les gouvernements accros au néolibéralisme profitent de chaque choc brutal, qu'il soit naturel ou politique (Katrina, le tsunami, le coup d'État au Chili, place Tiananmen, l'Irak, le 11-Septembre), pour changer radicalement le fonctionnement économique de la société qui en est victime.
C'est la stratégie du choc en question. Celle qui permet une rupture radicale après laquelle la «sainte trinité» du néolibéralisme peut être imposée sans résistance: élimination de la sphère étatique, liberté complète pour les entreprises et réduction draconienne des dépenses sociales. Un «capitalisme du désastre», écrit Klein, qui réserve plusieurs attaques fort documentées (elle profite du travail de plusieurs recherchistes) contre l'économiste Milton Friedman.
La ligne de pensée est claire, le propos appuyé : Naomi Klein reprend essentiellement là où elle avait déposé sa plume en 2000. The Shock Doctrine est paru en anglais l'automne dernier. Sa traduction française, La Stratégie du choc. La Montée d'un capitalisme du désastre, vient d'arriver en librairie sous l'enseigne de Leméac/Actes Sud.
Son nouvel essai, un pavé de 672 pages, décrypte les bases du «capitalisme fondamentaliste». Klein y affirme que les gouvernements accros au néolibéralisme profitent de chaque choc brutal, qu'il soit naturel ou politique (Katrina, le tsunami, le coup d'État au Chili, place Tiananmen, l'Irak, le 11-Septembre), pour changer radicalement le fonctionnement économique de la société qui en est victime.
C'est la stratégie du choc en question. Celle qui permet une rupture radicale après laquelle la «sainte trinité» du néolibéralisme peut être imposée sans résistance: élimination de la sphère étatique, liberté complète pour les entreprises et réduction draconienne des dépenses sociales. Un «capitalisme du désastre», écrit Klein, qui réserve plusieurs attaques fort documentées (elle profite du travail de plusieurs recherchistes) contre l'économiste Milton Friedman.
La ligne de pensée est claire, le propos appuyé : Naomi Klein reprend essentiellement là où elle avait déposé sa plume en 2000. The Shock Doctrine est paru en anglais l'automne dernier. Sa traduction française, La Stratégie du choc. La Montée d'un capitalisme du désastre, vient d'arriver en librairie sous l'enseigne de Leméac/Actes Sud.
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