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Lire religieux - Le refus de Judas

Louis Cornellier   2 juin 2008  Livres
Le troisième jour, dans la tradition chrétienne, est celui de la gloire et de la vie éternelle. Du deuxième, toutefois, du lendemain de la crucifixion, cette même tradition ne dit presque rien. Selon l'indispensable Jacques Duquesne, pourtant, il s'est joué là quelque chose de fondamental. «Ce deuxième jour, écrit-il dans Judas. Le deuxième jour, est donc celui d'une naissance: celle de la théologie chrétienne, dans la douleur et la fièvre de ces débats.»
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  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 2 juin 2008 07h46
    Interprétation la meilleure de Judas et de Jésus
    Publié en 2007 à Paris, «Le deuxième jour» de Duquesne ne m'était pas connu. Cette présentation de Cornellier m'incite fortement à me le procurer et à le dévorer.

    J'avais lu l'Évangile selon Judas. Il faisait fureur dans les médias, mais son approche par trop ésotérique me laissait sur ma faim. Que Jésus demande à Judas de le délivrer de cette enveloppe charnelle trop limitative me semblait pour le moins exagéré. J'a entendu hier soir Dieudonné rejouer des extraits de son Judas bon pote, dernier choisi par Jésus et dernier à lui avoir fait la bise. Là encore quelque chose ne s'harmonisait pas avec ma conception actuelle du Christianisme.

    Mais voilà ce Judas de Duquesne qui, à rebours en quelque sorte, met en lumière la véritable mission de Jésus : annoncer la Bonne Nouvelle. «Et cette Bonne Nouvelle, résume Cornellier ne se fonde pas sur la puissance de Dieu, mais sur son message. Elle dit -- radicale nouveauté -- qu'il faut aimer même ses ennemis, que tous, y compris les incirconcis, sont conviés et elle en appelle à la fin des sacrifices.» C'est cet écart total avec le Judaïsme que refuse catégoriquement Judas, lui le Juif pieux et intransigeant. «Et Dieu, ajoute Cornellier, qui ne saurait vouloir que des hommes libres puisqu'il les aime, pousse le radicalisme jusqu'à accepter que cette liberté se retourne contre lui.» C'est limpide !

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 2 juin 2008 09h15
    Un conservateur peureux
    Je n'ai pas lu « Le deuxième jour » de Duquesne, mais son Judas me semble être l'archétype du conservateur qui se croit prêt à changer le monde mais qui pisse dans ses culottes dès que le changement risque de déranger son ordre établi.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    lundi 2 juin 2008 11h22
    Des fables...des fables !.........Cécilien Pelchat.....tahcl@cite.net
    Làche pas mon Duquesne ! Cet auteur francais nous a habitué à des thèses farfelues pour nous expliquer,nous les ignorants,les vérités modernes du christianisme.Une couple de fois je me suis laissé prendre par ses titres accrocheurs,mais chaque fois le fond m'a décu.Ils sont nombreux aujourd'hui, sur la scène du littéraire, à essayer de faire valoir quelques réflexions saugrenues pour attraper les nigots qui jamais ne vont vérifier les sources pour s'enquérir de la validité des propositions avancées.Tout celà fait partie tradition antichrétienne qui est née dès les premières décennies après le Christ.
    Mais Saint Paul nous avait bien prévenu:``VIENDRA UN JOUR OÙ LES HOMMES,NE POUVANT SUPPORTER LA SAINE DOCTRINE et l'oreille leur démangeant,S'ATTACHERONT À DES MAÎTRES
    QUI LEUR RACONTERONT,AU GRÉ DE LEUR FANTAISIES,DES FABLES...``
    `` Ego sum VIA,VERITAS et VITA``

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