Des poèmes qui font une large place à l'amour - L'Hexagone publiera des inédits de Gaston Miron
La majorité des textes qui seront publiés ont été écrits dans la période suivant L’Homme rapaillé.
Un recueil de poèmes inédits de Gaston Miron, intitulé Poèmes épars, sera publié ce printemps aux Éditions de l'Hexagone. Ce recueil sera suivi d'un recueil de prose, collection d'articles portant sur la politique, la culture et la littérature, qui paraîtra, toujours à L'Hexagone, l'automne prochain.
C'est la veuve de Gaston Miron, Marie-Andrée Beaudet, professeure de littérature à l'Université Laval, qui agit en tant que coresponsable de ces deux recueils, avec Pierre Nepveu, écrivain et spécialiste de Gaston Miron.
«Ce sont pour la très grande majorité des poèmes qui ont été publiés par Gaston dans des revues ou des anthologies au cours des années 1980. Ce sont donc des poèmes assez récents, par rapport à sa production de L'Homme rapaillé, qui se situe surtout dans les années 1950-60», expliquait hier Marie-Andrée Beaudet. Ces poèmes font un large place à l'amour, plus encore que les textes, plus politiques, datant des années 1960. On y trouvera notamment deux suites dont l'une, intitulée Femme sans fin, publiée en 1980 dans la revue Possibles. On y trouvera aussi, dans une proportion moindre, certains poèmes de jeunesse de Miron.
On sait que Gaston Miron, mort en 1996, a fait de L'Homme rapaillé, «l'oeuvre d'une vie», y intégrant graduellement des éléments de sa production poétique au fil des ans. Ce recueil a été traduit en plusieurs langues — en anglais, en espagnol, en portugais — et est sur le point d'être traduit en coréen. Il constitue le recueil de poésie le plus vendu au Québec du vivant d'un auteur.
«Gaston lui-même avait l'intention de regrouper ses poèmes et de les publier. C'était son intention au cours des années avant sa mort, il jonglait avec l'idée. Il hésitait à savoir s'il devait regrouper ses poèmes dans un nouveau recueil, ou faire comme il avait toujours fait, avec les diverses éditions de L'Homme rapaillé, ne faire qu'un seul livre, et l'augmenter au fur et à mesure que les poèmes arrivent.»
Or, selon Mme Beaudet, on ne pouvait, de façon posthume, rouvrir L'Homme rapaillé, et y intégrer, «de force» de nouveaux poèmes. «L'Homme rapaillé est un livre complet», explique Mme Beaudet. Et cela aurait été trahir la mémoire du poète que d'y ajouter des textes à son insu, bien que certains poèmes du recueil à paraître aient déjà été publiés sous forme manuscrite dans une édition de luxe de L'Homme rapaillé, parue à l'Hexagone en 1994.
«Il m'apparaissait que ces poèmes devaient faire l'objet d'une publication. On ne pouvait les laisser comme ça, dans des revues que personne ne lit plus, à moins d'être collectionneur. Certains poèmes avaient été publiés en Europe», dit-elle.
Par ailleurs, la publication de ces poèmes démontre la vitalité d'un poète qui doutait constamment de sa condition d'écrivain. «Il disait qu'il n'écrivait plus», se souvient Mme Beaudet. Déjà, dans les années 1950, dans le cadre d'une correspondance publiée chez Leméac, Gaston Miron procédait à cette «dénégation», mettait en question sa vocation d'écrivain, disait se voir plus «comme un homme d'action» que comme un écrivain.
La préface des Poèmes épars sera signée de Pierre Nepveu. Marie-Andrée Beaudet écrira pour sa part celle du recueil de prose.
C'est la veuve de Gaston Miron, Marie-Andrée Beaudet, professeure de littérature à l'Université Laval, qui agit en tant que coresponsable de ces deux recueils, avec Pierre Nepveu, écrivain et spécialiste de Gaston Miron.
«Ce sont pour la très grande majorité des poèmes qui ont été publiés par Gaston dans des revues ou des anthologies au cours des années 1980. Ce sont donc des poèmes assez récents, par rapport à sa production de L'Homme rapaillé, qui se situe surtout dans les années 1950-60», expliquait hier Marie-Andrée Beaudet. Ces poèmes font un large place à l'amour, plus encore que les textes, plus politiques, datant des années 1960. On y trouvera notamment deux suites dont l'une, intitulée Femme sans fin, publiée en 1980 dans la revue Possibles. On y trouvera aussi, dans une proportion moindre, certains poèmes de jeunesse de Miron.
On sait que Gaston Miron, mort en 1996, a fait de L'Homme rapaillé, «l'oeuvre d'une vie», y intégrant graduellement des éléments de sa production poétique au fil des ans. Ce recueil a été traduit en plusieurs langues — en anglais, en espagnol, en portugais — et est sur le point d'être traduit en coréen. Il constitue le recueil de poésie le plus vendu au Québec du vivant d'un auteur.
«Gaston lui-même avait l'intention de regrouper ses poèmes et de les publier. C'était son intention au cours des années avant sa mort, il jonglait avec l'idée. Il hésitait à savoir s'il devait regrouper ses poèmes dans un nouveau recueil, ou faire comme il avait toujours fait, avec les diverses éditions de L'Homme rapaillé, ne faire qu'un seul livre, et l'augmenter au fur et à mesure que les poèmes arrivent.»
Or, selon Mme Beaudet, on ne pouvait, de façon posthume, rouvrir L'Homme rapaillé, et y intégrer, «de force» de nouveaux poèmes. «L'Homme rapaillé est un livre complet», explique Mme Beaudet. Et cela aurait été trahir la mémoire du poète que d'y ajouter des textes à son insu, bien que certains poèmes du recueil à paraître aient déjà été publiés sous forme manuscrite dans une édition de luxe de L'Homme rapaillé, parue à l'Hexagone en 1994.
«Il m'apparaissait que ces poèmes devaient faire l'objet d'une publication. On ne pouvait les laisser comme ça, dans des revues que personne ne lit plus, à moins d'être collectionneur. Certains poèmes avaient été publiés en Europe», dit-elle.
Par ailleurs, la publication de ces poèmes démontre la vitalité d'un poète qui doutait constamment de sa condition d'écrivain. «Il disait qu'il n'écrivait plus», se souvient Mme Beaudet. Déjà, dans les années 1950, dans le cadre d'une correspondance publiée chez Leméac, Gaston Miron procédait à cette «dénégation», mettait en question sa vocation d'écrivain, disait se voir plus «comme un homme d'action» que comme un écrivain.
La préface des Poèmes épars sera signée de Pierre Nepveu. Marie-Andrée Beaudet écrira pour sa part celle du recueil de prose.
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