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Rentrée littéraire - Janvier qui rit

25 janvier 2003 | Marie-Andrée Lamontagne | Livres
Il y a plusieurs façons de présenter la rentrée littéraire de janvier.

L'accumulation débridée des sujets: un castrat, un jour égaré dans le monde de la musique techno (Orfeo), la colère des petites gens (Jean Narrache. Un poète et son double. Émile Coderre), l'ombre d'un chanoine (Les Deux Chanoines. Contradiction et ambivalence dans la pensée de Lionel Groulx), la moustache d'Alice B. Toklas (Fairy queen), Shakespeare en Ontario (Les Robes bleues).

Le détour générico-prophétique: les essais domineront — sur le roman (Thomas Pavel), l'enseignement de la philosophie (Robert Hébert), le plagiat intellectuel et littéraire (Isabelle Martineau).

L'allusion qui intrigue: le mauvais fils comme un renardeau apportant la mort (Le Renard dans le nom).

Il y a le ton.

La correspondance officielle: MM. les libraires voudront bien prendre note...

L'apostrophe lyrique: lecteur, retrouve ton coin de feu, prends ce livre, etc.

Il y a les moyens.

Sobriété. Méthode. Appétit. Rigueur. Les collaborateurs du cahier Livres n'en ont jamais manqué, encore moins au moment de préparer ce supplément.

Il y a l'ennemi.

Les expressions convenues, qui se ramassent à la pelle, comme on sait, et qui ne veulent plus rien dire: coup de coeur (toujours actif), incontournable (qui recule), pertinent (qui monte et se répand). On les pourchassera, on les vaincra. Les livres méritent mieux.

Parmi celles-ci, s'agissant non plus de livres à commenter mais de décisions professionnelles à justifier, il y a la petite phrase commode entre toutes: «relever de nouveaux défis», que l'auteur de ces lignes, ayant choisi, il y a peu de temps, de fréquenter les livres d'une autre façon qu'en dirigeant les pages littéraires et culturelles de ce journal, ne prononcera pas — tout en s'en allant.

Son successeur, Jean-François Nadeau, est déjà au travail. Il fait preuve d'un dynamisme et d'une curiosité intellectuelle pour les livres, la culture et les idées qui donnent à penser que les pages culturelles du Devoir poursuivront la tradition d'exigence et d'attention qui fait leur prix.

Lecteurs, nous lirons.
 
 
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