En bref - Israël: invité controversé du Salon du livre
14 mars 2008
Livres
Paris — Grand rendez-vous de la littérature et de l'édition, le Salon du livre de Paris accueille cette année comme invité d'honneur Israël, provoquant une polémique sans précédent, avec le boycottage de certains pays arabes qui dénoncent la politique de l'État hébreu contre les Palestiniens.
Ce 28e Salon du livre, qui ouvre ses portes aujourd'hui au grand public, après une inauguration hier par le président israélien Shimon Peres, a choisi de faire connaître la très riche, bien que jeune, littérature en hébreu. Ainsi, 39 auteurs rencontreront leurs lecteurs français, dont les figures marquantes des lettres israéliennes comme Amos Oz, Avraham B. Yehoshua, David Grossman, qui a perdu son fils pendant l'offensive israélienne contre le Hezbollah au Liban en juillet 2006, mais aussi la jeune garde comme Etgar Keret, Ron Leshem ou Zeruya Shalev. Deux écrivains arabes israéliens figurent parmi la liste des écrivains invités, Sayed Kashua et le poète druze Nam Araydi. Une littérature marquée par la Shoah, les différentes guerres qui ont opposé l'État hébreu à ses voisins arabes, le conflit avec les Palestiniens, mais aussi la vie quotidienne, les interrogations sur l'identité israélienne... avec toujours en filigrane l'histoire et la situation particulière de ce pays, qui fête les 60 ans de sa création cette année. Depuis 1975, 600 ouvrages en hébreu, langue morte ramenée à la vie à la fin du XIXe siècle, ont été traduits en français, avec une accélération ces dix dernières années. Et c'est justement au sujet du choix de la littérature en langue hébraïque que la polémique a éclaté. Certains pays arabes déplorent l'absence d'écrivains en langue arabe alors qu'Israël compte une minorité arabe... Des auteurs et éditeurs ont annulé leur présence en raison de la politique du gouvernement israélien, à l'image des stands du Liban, de l'Égypte, du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie.
Ce 28e Salon du livre, qui ouvre ses portes aujourd'hui au grand public, après une inauguration hier par le président israélien Shimon Peres, a choisi de faire connaître la très riche, bien que jeune, littérature en hébreu. Ainsi, 39 auteurs rencontreront leurs lecteurs français, dont les figures marquantes des lettres israéliennes comme Amos Oz, Avraham B. Yehoshua, David Grossman, qui a perdu son fils pendant l'offensive israélienne contre le Hezbollah au Liban en juillet 2006, mais aussi la jeune garde comme Etgar Keret, Ron Leshem ou Zeruya Shalev. Deux écrivains arabes israéliens figurent parmi la liste des écrivains invités, Sayed Kashua et le poète druze Nam Araydi. Une littérature marquée par la Shoah, les différentes guerres qui ont opposé l'État hébreu à ses voisins arabes, le conflit avec les Palestiniens, mais aussi la vie quotidienne, les interrogations sur l'identité israélienne... avec toujours en filigrane l'histoire et la situation particulière de ce pays, qui fête les 60 ans de sa création cette année. Depuis 1975, 600 ouvrages en hébreu, langue morte ramenée à la vie à la fin du XIXe siècle, ont été traduits en français, avec une accélération ces dix dernières années. Et c'est justement au sujet du choix de la littérature en langue hébraïque que la polémique a éclaté. Certains pays arabes déplorent l'absence d'écrivains en langue arabe alors qu'Israël compte une minorité arabe... Des auteurs et éditeurs ont annulé leur présence en raison de la politique du gouvernement israélien, à l'image des stands du Liban, de l'Égypte, du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie.
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