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L'homme-livre

Odile Tremblay   1 mars 2008  Livres
Victor-Lévy Beaulieu, déçu du Québec, effrayé par l’épouvantail du bilinguisme et du multiculturalisme, songe à incendier toute son oeuvre.
Photo : Pascal Ratthé
Victor-Lévy Beaulieu, déçu du Québec, effrayé par l’épouvantail du bilinguisme et du multiculturalisme, songe à incendier toute son oeuvre.
Dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, porté à l'écran par François Truffaut, les pompiers du futur, loyaux gardiens d'une société d'inculture, brûlaient les livres. Du moins ne les avaient-ils pas écrits eux-mêmes...
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  • Madeleine Brodeur - Abonné
    1 mars 2008 01 h 38
    Tellement juste !
    Comme vous l'avez juste et quel bel hommage pour ce grand écrivain. Je suis d'accord et il était temps que quelq'un le dise. Lui peut se permettre ses frasques et oser crier ses déceptions. Il ne fait pas que cela, son oeuvre est gigantesque, sa plume superbe et tellement québécoise...Si le pays du Québec est foutu, il aura porté haut le sien, de pays, nous entraînant dans ses rêves fous, de si belle manière. Qui sait un jour peut-être que...! VLB ne brûlez pas le livre, soyez fidèle à vos lecteurs...à vous-même.
    Odile Tremblay, votre plume m'enchante comme toujours.

    Madeleine Brodeur
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  • Denis Beaulé - Abonné
    1 mars 2008 07 h 52
    (Sur)vivre en (dis)paraissant
    Eh oui ! : « Nous voici à l'ère des feuilles plutôt qu'à celle des racines. » Bien dit.
    Bien senti aussi que les polémistes ici s'avèrent d'autant plus précieux qu'ils sont rares. Chanceux seront-ils d'ailleurs si on ne leur coupe pas la tête (les «feuilles»?), si on ne les fait pas 'disparaître', eux, tout en sauvegardant, en laissant vivre et paraître leur pensée. Comme cela vient d'advenir, il y un mois, en l'enceinte virtuelle d'une institution séculaire (plus que séculière) de la délibération publique, aussi adorée qu'abhorrée jadis, à l'orée de son centenaire.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    1 mars 2008 09 h 09
    Hommage lucide
    Il fallait votre plume, Odile Tremblay, pour rendre hommage à celle de ce géant. « Pas raisonnable! Eh non! Mais jamais drabe.» D'autres eussent pris les racines pour des feuilles passéistes appelées à passer. Vous avez raison : de tels cris du coeur chez un si grand écrivain ne sont surtout pas à ridiculiser.

    Cet homme et son écriture m'ont toujours touché au plus haut point. Son égo est énorme, mais il a de quoi le soutenir. Son âme chante dans la souffrance, ses mots dansent dans la désespérance, son coeur est à chaque instant au bord d'éclater. Mais il continue de nous étonner. Et votre hommage de nous enchanter. Merci Odile Tremblay.
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    2 mars 2008 17 h 46
    Replié sur lui-même ?
    Dire que le grand homme représente un Québec dépassé et replié sur lui-même, dans le Devoir, de sur-croit, madame Tremblay ne fera rien pour rassurer l'homme en colère. Est-ce vouloir se replier que de demander au PQ de tout faire pour valoriser notre langue et notre histoire ? S'ouvrir à qui ? À notre voisin du sud ? Pour s'ouvrir il faudrait que tous parlent l'anglais pour pouvoir aller à Ottawa avec Air Canada ou traverser la frontière sud avec ses Rambo unilingues tellement ouvert ? Ou lire The Gazette et compagnie plutôt que d'attendre le compte-rendu de nos journalistes ? Et, finalement, comme le ROC, préférer les show du sud ? C'est ça le multiculturalisme ? TV5 est multiiculturelle pas Radio-Can.
    L'ouverture va tellement loin (mondialisation) que certains souhaitent que le folklore national disparaisse pour que seul demeure le vacarme anglais.

    Je m'attendais, étant présent à Trois-Pistoles, que comme témoin de "la charge de l'orignal" vous en reconnaissiez au moins la trajectoire, madame Tremblay .

    Claude L'Heureux, Québec

    P.S.: J'ai rencontré un autre orignal, dernièrement, tellement sonné qu'il me disait que s'il était bilingue il n'emploirait que l'autre langue, histoire de donner la charge, le baroud d'honneur.
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  • Évelyne Favretti - Abonné
    3 mars 2008 02 h 50
    Les clichés
    "une population jeune, ouverte sur le monde, bilingue et multiculturelle"

    Vous ne trouvez pas, Madame, que çà sent le cliché creux à plein nez. Du genre de ceux dont nous bassinent nos politiciens et autres tenants de la pensée conforme.

    Tout un programme!

    Et d'abord, cela veut dire quoi, au juste? Est-il vraiment réaliste d'imaginer une population comme cela?
    Et en plus, vous admettrez que notre natalité étant ce qu'elle est, la jeune population risque de ne pas l'être tant que çà.

    Paul Favretti
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