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L'entrevue - Peuples noirs et esclaves blancs

Caroline Montpetit   11 février 2008  Livres
L’auteur et journaliste Serge Bilé
Photo : Pascal Ratthé
L’auteur et journaliste Serge Bilé
Polémiste, parfois au bord du sensationnalisme, Serge Bilé s'attire à l'occasion les foudres des uns et des autres, attaché qu'il est à faire la preuve d'une réalité pourtant bien simple: tous les hommes sont égaux. Noirs comme Blancs peuvent être tour à tour bourreaux et victimes, dans un contexte d'esclavagisme, par exemple, comme ils sont sans doute comparables dans leur anatomie la plus intime.

Il a été journaliste, puis présentateur de nouvelles télévisées. Mais, depuis deux ans, Serge Bilé s'est lancé dans une mission bien particulière: tordre le cou aux préjugés, parfois liés au passé, à l'esclavage et à la colonisation, qui affectent les Noirs et les Africains. Pour ce faire, il s'est penché sur des sujets pour le moins inusités.

C'est de cela que témoignent quelques titres des quatre livres qu'il a fait paraître en deux ans: La Légende du sexe surdimensionné des Noirs, qui démontre à quel point ce mythe tente de réduire la population noire à un statut de bête, Noirs dans les camps nazis, qui raconte comment les Noirs ont été déportés dans les camps nazis, deux ouvrages parus au Serpent à plumes, puis son dernier-né, Quand les Noirs avaient des esclaves blancs, publié chez Pascal Galodé.

Pour cet Ivoirien arrivé en France à l'âge de 13 ans et qui vit aujourd'hui en Martinique, le déclenchement de la «vocation» s'est fait lorsqu'il a visité une communauté de Noirs descendants d'esclaves marrons, vivant en Guyane, dans la forêt amazonienne. «Ils s'appelaient les Bonis, dit-il. Et au fin fond de la forêt amazonienne, ils ont gardé leurs traditions africaines malgré les siècles, parfois même mieux qu'en Afrique même. J'ai été très touché par leur histoire et, à partir de là, j'ai commencé à m'intéresser à ces questions sur les Noirs, les Africains et leur diaspora.»

Le journaliste espère aussi clouer le bec aux défenseurs du colonialisme qui, pas plus tard qu'en 2005, en France, envisageaient d'enseigner les bienfaits de la colonisation dans les écoles en affirmant que cette colonisation avait eu un rôle positif parce qu'elle avait notamment apporté l'école aux petits Africains.

Car à l'Afrique, il veut redonner ses lettres de noblesse, faire valoir que ce continent a connu, par exemple, par le biais de l'empereur du Mali Kankan Moussa, en 1307, l'école obligatoire pour tous les enfants à partir de sept ans, en langue locale. «Dans le premier cycle, qui durait deux ou trois ans, l'enfant apprenait à lire et à réciter le Coran, puis à écrire. Dans le deuxième cycle, qui durait trois ou quatre ans, il apprenait quelques règles de grammaire et abordait le commentaire. Les cours étaient mixtes et se déroulaient au domicile même des maîtres», écrit-il.

À Tombouctou, on trouvait, dès le XVIe siècle, la prestigieuse université de Sankoré où le niveau des enseignements «n'avait rien à envier aux universités de Cordoue, Damas, Grenade ou du Caire». À cette époque, selon les témoignages de l'Andalou Léon l'Africain, qui visita Tombouctou en 1526, on tirait dans cette ville «plus de bénéfices de la vente des livres manuscrits que de tout le reste des marchandises». Si l'enseignement aux enfants se faisait dans les langues locales, l'enseignement universitaire se donnait, lui, en arabe.

Ce qui n'empêcha pas un certain empereur du Mali, ce Kankan Moussa, de refuser de parler l'arabe en public lors d'un voyage au Caire, pour faire valoir sa langue maternelle. «Le Mansa [comme on appelait l'empereur] entendait affirmer qu'il avait une langue, donc une culture, donc une civilisation, et qu'il était l'égal du sultan d'Égypte», écrit-il. «C'était une façon de démontrer qu'il n'était pas colonisé dans sa tête», ajoute-t-il en entrevue. Plusieurs passages témoignent également du développement de la médecine sous l'empire du Mali.

Secouer les Noirs eux-mêmes

Il faut dire, reconnaît Bilé, de passage à Montréal il y a quelques jours, que l'histoire de l'Afrique est fort mal connue à l'extérieur de ses frontières. Lui-même a fouillé dans des documents rares, dont les manuscrits sont d'ailleurs toujours consignés à l'Université de Tombouctou, pour retracer l'histoire de ces trois empires qui ont constitué l'âge d'or africain: l'empire du Ghana, l'empire du Mali, qui a vu progresser l'islamisation de l'Afrique, et l'empire du Songhaï.

Il cite parmi ses sources des historiens arabes et soudanais de l'époque, mais aussi des récits d'Européens. Si cette histoire est enseignée de façon parcellaire en Afrique même, elle n'est pas du tout connue du grand public en Europe, ni même dans les départements d'outre-mer comme la Martinique.

En écrivant ses livres, Serge Bilé espère d'ailleurs secouer les Noirs eux-mêmes d'une posture qui les maintient dans un rôle exclusif d'objets ou de victimes de l'histoire.

«Eux-mêmes, écrit-il en introduction de son livre, se complaisent d'ailleurs dans cette posture, en résumant le plus souvent leur passé à la seule période de la traite négrière, au point d'oublier que leurs ancêtres ont bien avant cela fondé de grandes civilisations et joué un rôle important dans la marche du monde. C'est ce que démontre ce livre qui raconte, dans leur grandeur et leur décadence, l'histoire de Ghana, de Mali et du Songhaï.»

C'est d'abord et avant tout pour cela que Serge Bilé écrit. J'écris, dit-il, «pour dire à mes enfants: "Vos ancêtres n'ont pas été que des esclaves et des colonisés, ils ont aussi connu des moments extraordinaires dans l'histoire de l'Afrique, de grands empires qui ont eu un rayonnement comparable a ceux qu'on trouve en Asie, en Europe ou ailleurs; la colonisation n'est qu'une partie de votre histoire".»

Ces empires ont en effet vu défiler des souverains très puissants, et certains d'entre eux possédaient des esclaves blancs, comme on désignait à l'époque les Arabes et les Berbères, dont «la couleur de la peau n'avait pas encore été altérée par le métissage que produiront, par la suite, des siècles de concubinage avec les captives Africaines», écrit Bilé.

Bien avant Christophe Colomb?

Ces esclaves, qui sont par ailleurs demeurés minoritaires à travers les siècles, seraient apparus dans le royaume Soninké de Wagadou au IVe siècle. On les appellera plus tard les mamluks. Certaines thèses avancées par Bilé sont plus étonnantes encore, car elles n'excluent pas le fait que les Africains aient voyagé en Amérique bien avant Christophe Colomb.

Le père de Kankan Moussa par exemple, Mansa Abubakar II, aurait disparu dans une expédition maritime, alors qu'il tentait de parvenir à «l'extrémité de la mer environnante». Le souverain de l'époque «fit équiper, écrit Bilé, deux cents navires remplis d'hommes, et d'autres, en même nombre, remplis d'or, d'eau et de vivres, en quantité suffisante pour des années».

On ne sait pas ce qu'il advint de ces navires, qui furent ensuite rejoints par des milliers d'autres. Les Africains auraient-il alors accosté en Amérique? Sans conclure sur la question, Bilé rappelle que l'explorateur espagnol Vasco Nunez de Balboa avait rencontré des Noirs, en 1513, sur l'isthme de Panama. Ces Noirs, selon les témoignages recueillis, «ne pouvaient s'être installés dans cet endroit qu'avant l'arrivée de Christophe Colomb au Nouveau-Monde».

«On a tendance à vouloir fermer l'histoire», dit-il, en attribuant l'exclusivité de la découverte de l'Amérique à Colomb.

Malgré son engagement pour la diffusion de l'histoire de l'Afrique, Serge Bilé s'oppose formellement à l'idée, qui a commencé à faire son chemin à Toronto, de créer des écoles spécifiquement conçues pour des Noirs de la diaspora, afin de les aider dans leur cheminement. «La seule façon dont les hommes évoluent, dit-il, c'est dans la rencontre. Chaque fois que les gens se recroquevillent sur eux-mêmes, et notamment les Noirs entre eux, c'est une catastrophe.»

C'est dans le choc des idées et l'échange des cultures, croit-il, que les Africains et leurs descendants, ainsi que tous ceux qui les entourent, se trouveront grandis.






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  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 11 février 2008 05h44
    Et le Paraon noir ?
    « Il serait très intéressant que soit mieux expliquée et illustrée ce que certains décrivent comme l'arrivée en Egypte vers 700 avant J-C des noirs venus de Nubie, empruntant le Nil, ayant à leur tête Shabaka qui deviendra le premier Pharaon noir. La légende dit qu'ils auraient même empêché la deuxième destruction du temple de Jerusalem en defaisant les armées Assyriennes de Senacherib. Pour certains cet évènement relève du miracle.
    Est-ce que tout est légende, ou y a-t-il des éléments de preuves ? Merci »

  • Jean Le May
    Inscrit
    lundi 11 février 2008 06h15
    Un mur tombe
    « Avec ces révélations-choc, monsieur Serge Bilé vient de faire tomber un mur dans nos cerveaux colonisés et par cette brèche la race noire pourra accéder à un peu plus d'existence et de considération, même à ses propres yeux. C'est une contribution essentielle à l'humanité, rien de moins.
    Je lirai et ferai connaître les livres de monsieur Bilé et de le faire connaître, lui. Car son simple passage hier à ''Tout le monde en parle'' nous a convaincu de voir les Noirs d'une autre façon, s'il fallait encore nous convaincre.

    Un mur est tombé, plus important encore que celui de Berlin.

    Jean Le May »

  • Michael Laughrea
    Inscrit
    lundi 11 février 2008 07h50
    De la broue ou de la substance
    « J'espère que les affirmations apparemment fort gratuites de M. Bilé sont basées sur des faits et non sur des clichés égalitaristes. Contrairement à l'affirmation de la journaliste, tous les hommes ne sont pas égaux. Un exemple? Lisez Nature vol. 320, 488-489 (1986). L'article s'intitule "Variation in human testis size". Poids moyen d'une testicule de Danois: 20 g. Poids moyen d'une testicule de Chinois de Hong Kong: 9 g. Poids moyen d'une testicule de Noir du Nigéria ou du Congo? L'article n'a pas étudié ce sujet.

    L'article note cependant que la fréquence de naissances de jumeaux dizygotes chez les Noirs africains est environ 5 fois plus grande que chez les Asiatiques et 3 fois plus grande que chez les Blancs.

    Tous les hommes ne sont pas égaux. C'est d'ailleurs pourquoi, si on le peut, l'effet des médicaments est étudiée en fonction du groupe ethnique.

    Il est malheureux qu'au 21e siècle, l'on confonde encore égalité de droits entre les hommes (un fait réel en Amérique et en Europe) et égalité tout court (un fait réel nulle part; puis-je rappeler que Noirs et Blancs ne sont pas de couleurs égales, et qu'il y a plus de diversité génétique, tout au moins à certains points de vue, entre certains groupes de noirs en Afrique qu'entre blancs et noirs).

    Des paroles ronflantes ne valent pas quelques chiffres. J'espère que les livres de M. Bilé contiennent des chiffres détaillés et sérieux sur le sujet. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 11 février 2008 08h25
    Hors contexte
    « Tout puit de science qu'il soit, Mr. Bilé ne connait pas, ne peut pas connaître le contexte de la communauté immigrée noire à Toronto. Je prendrais donc son opinion sur le sujet avec un grain de sel. »

  • andré michaud
    Inscrit
    lundi 11 février 2008 09h37
    Non à la victimisation
    « J'apprécie beaucoup d'entendre un noir qui ne tombe pas dans la victimisation et qui appelle les autres noirs à foncer et s'intégrer avec confiance dans la modernité. Il ne veut pas de statut particulier pour les noirs, d'écoles pour noir etc..Il ne veut pas non plus de discrimination positive! BRAVO! Les noirs, comme trop de québécois moumounes d'ailleurs se complaisent trop souvent dans la victimisation et la recherche de statut particulier.

    La victimisation c'est se complaire à attendre l'opération du St-esprit ou le référendum magique pour commencer à se prendre en main, et toujours blâmer les autres (les blancs, les anglos etc..) pour notre inaction. Au Canada chacun peut et doit prendre sa place.Ceux qui ont la santé physique et mentale et ne prennent pas leur place, ne mérite pas d'en avoir une donnée par les autres...cessons la moumounerie! »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    lundi 11 février 2008 10h29
    Quelle surdimension ?
    « Un puits de oui-dire !!!

    Disons que cela fait bien l'affaire de certains noirs et bruns de nous pointer ce oui-dire comme étant réel.

    Il y a autant de surdimensions blanches que de noires.. Il y a autant de petites sousdimensionnées chez les uns comme chez les autres.

    La nature s'est bien amusée avec son ruban à mesurer.

    Étaler ce oui-dire pour flatter son ego peut vous jouer de biens mauvais tours dans les vestiaires ou les douches quand vient le moment de lâcher la dimension aux yeux des hommes.

    C'est comme porter des chaussures trop grandes pour soi.

    C'est là que Mère Nature nous fait réaliser que l'on doit s'assumer. Point à la ligne !

    La souffrance humaine n'a pas de couleur et son poids de oui-dire n'a jamais cessé de peser lourd depuis notre arrivée, toute dimension personnelle soupesée.

    Valdor Lagacé »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 11 février 2008 10h31
    À M. André Michaud
    « Très bien dit, M. Michaud.
    Si seulement certains Québécois pouvait en prendre de la graine... »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 11 février 2008 10h31
    Églité mais différences
    « M. Bilé est fort sympathique et sait convaincre. Ses révélations sont pour le moins surprenantes. Essayons d'en clarifier quelques-unes. J'en connaissais certaines, comme le fait qu'au huitième siècle avant notre ère, il y eut quelques pharaons noirs venus de Nubie (Soudan actuel) déjà territoire égyptien. C'était une période de déliquescence égyptienne. On en était à la vingt-cinquième dynastie, dont bien après Ramsès II. Cette domination noire fut plutôt brève à cause de l'invasion assyrienne de l'Égypte. J'avoue ne pas connaître les trois empires dont parle M. Bilé. Je vais me renseigner avec grand intérêt.

    Je trouve cependant que M. Bilé, dans son désir de démontrer que les Noirs ne sont pas inférieurs au reste de l'humanité, gomme des différences qui ont trait, par exemple, à la dimension de certains organes, comme le pénis des hommes. Même si tous ne sont pas «surdimensionnés», je parierais que, en moyenne, ceux des Noirs sont plus grands que ceux des Blancs et des Asiatiques. J'avoue avoir fait un peu de nudisme, avoir gardé les enfants d'un couple noir et avoir parfois regardé des films pornos toutes couleurs confondues. Voici mon constat, certes non statistique mais bien réel : le plus jeune des petits Noirs que nous gardions avait un pénis vraiment «surdimensionné», de même que certains Noirs en camping nudiste. Et en porno, alors... Coïncidences que tout cela ? C'est possible. Mais là aussi j'aimerais vérifier s'il existe des études statistiques.

    Au sujet de l'intelligence, les propos du Doc Mailloux étaient infamants pour les Noirs. Ayant eu à faire passer des tests de quotient intellectuel, j'ai pu constater à quel point ces outils sont peu fiables pour mesurer l'intelligence elle-même. Tout ce que ces tests peuvent indiquer, c'est le niveau d'inculturation à la civilisation occidentale. Même entre Blancs, la relation entre celui qui fait passer le test et celui qui le passe peut déjà faire une grande différence. Je me souviens d'un enfant qui avait de grandes carences affectives. Les «testeurs» précédents lui avaient donné soixante-quinze de quotient intellectuel. En étant positif et chaleureux avec lui, son résultat avec moi grimpa à quatre-vingt-quinze, la moyenne de l'humanité étant cent. Je me demande donc combien de petits Noirs ont été qualifiés de moins intelligents, tout simplement parce qu'ils ne performaient pas dans les mêmes champs d'intérêt que les petits Blancs.

    Ma conclusion : égalité des droits, oui, mais de grandes différences qui font - et là c'est statistique - que les Noirs nous dépassent en certains domaines et nous les dépassons en d'autres, du moins en moyenne. Qu'on pense à la course, à la boxe, etc. Pour être champion mondial, il ne faut pas seulement des muscles et des réflexes ; il faut aussi de l'intelligence. Si donc les nuances varient, Albert Jacquard a bien raison de répéter que tous les hommes - entendons humains - sont égaux, non seulement en droit, mais aussi en valeur. »

  • Louise caroline Bergeron
    Abonné
    lundi 11 février 2008 14h23
    Maintenant, l'égalité avec femmes ...
    « Tous les hommes sont égaux ...
    Allons-nous enfin croire l'évidence de cet énoncé, sachant aujourd'hui, grâce aux connaissances biologiques, que notre espèce est complexe, métissée de bord en bord, une et sans aucune entité qui puisse correspondre au concept et préjugés de «races» ?

    Merci beaucoup monsieur Bilé, et tous.tes les autres qui quotidiennement frappent sur ce clou que d'autres ne veulent pas laisser entrer dans leur tête ...

    Maintenant, sommes-nous tous et toutes, humain.es, prèt.es à parler d'égalité avec la minorité-qui-n'en-est-pas-une et qui subit les guerres, le mépris par les religions, qui va chercher l'eau potable, qui porte, accouche et allaite tous les enfants, qui est l'esclave domestique, sexuelle, et économique et qui, pourtant, est une «homme» comme les autres? Cette moitié de l'humanité que Blancs, Rouges, Noirs, verts avec des picots mauves, hommes de tous temps avez laissez avec intérêt et à votre profit dans un statut inférieur aux vôtre ?

    On est peut-être prèt pour Obama aux ÉU, mais pour Hillary ? Tous les hommes sont égaux ? Ça fait longtemps que les femmes le savent : Talibans ou soldats occidentaux, les femmes font de beaux prétextes aux guerres qui leur massacrent leurs petits, les utilisent en butin de guerre, défouloir à guerriers, femmes de brousse, et j'en passe et des meilleures ... l'idée bien masculine de kidnapper des jeunes pour en faire des soldats puis les juger comme combattants ennemis quand ils tirent sur un des vôtres qui les attaque, en armure jsuqu'aux dents, à 15 ans ...

    Tous les hommes sont égaux, oui ... et tant qu'ils seront seuls aux postes de puissance planétaire, comme nous le rappelle M. Bilé, il y aura mépris, massacres, génocides, escalvagisme, traites d'humains, Inquisitions et Guantanamos, et j'en passe ...

    Je patiente encore pour LE grand réveil, LA grande prise de conscience : non seulement les hommes sont-ils égaux entre eux, mais les femmes sont égales aussi ...

    Peut-être les femmes ne sont pas humainement moins capables de d'agressions, peut-être ne sont-elles pas moins agressives, mais elles sont moins violentes, ça je le parierais ...

    J'ai hâte de voir si les femmes seules entre elles au sommet des puissances mondiales, d'abord SI elles créeraient de similaires structures de pouvoirs, puis si elles penseraient à la santé commerciale et financière avant l'accès à l'eau potable ...

    Je me le demande et j'ai hâte qu'on tente l'expérience pour de vrai ... »

  • pedro nogueira
    Inscrit
    dimanche 17 février 2008 10h34
    Les falsifications de l'Histoire
    « «Le Mansa [comme on appelait l'empereur] entendait affirmer qu'il avait une langue, donc une culture, donc une civilisation (...) »

    Je pense qu'il est du devoir de tout homme lettré de réagir à ces dires fantaisistes et qu'il serait bon rappeler aux jeunes étudiants (quelque soit leur couleur de peau), le suivant :

    Tout d'abord, il faut savoir que pour être qualifiée de civilisation, celle-ci doit regrouper la plupart des caractéristiques suivantes :
    Cinq primaires (organisation) :
    - la présence d'une ville (sédentarisation des populations)
    - spécialisation du travail à temps plein
    - concentration de surplus de production
    - structure de classe (hiérarchie)
    - organisation étatique (État)
    Cinq secondaires (réalisations matérielles):
    - travaux publics monumentaux
    - commerce à longue distance
    - réalisations artistiques monumentales
    - écriture (comptabilité, registre, etc.)
    - connaissances scientifiques (arithmétique, géométrie, astronomie).
    in : http://fr.wikipedia.org/wiki/Naissance_de_la_civilisation

    Aussi , ayant lu avec curiosité la partie (fantaisiste aussi) concernant le voyage de deux centaines de bateaux Africains en Amérique avant Christophe Colomb, j'aimerai vous pauser quelques questions.

    Comme vous devez très probablement le savoir, pour arriver à franchir les forts courants maritimes et hautes vagues (parfois atteignant plus de 20 mètres de haut) qui dominent le chemin maritime jusqu'en Amérique, il a fallut inventer un type particulier de bateau (La Caravelle) qui, tout comme une petite noie très compacte et étanche à l'eau, à permis a Christophe Colomb d'arriver la bas. En effet, tous les autres types de bateaux ce sont cassés en deux dans des expériences précédentes.

    Aussi, un navigateur n'est pas un marin pas plus qu'un aviateur d'avionnette n'est pas un Astronaute de fusée spatiale. En effet, tous les navigateurs (les astronautes de l'époque) possédaient une connaissance scientifique ultra avancée pour le moyen age et ce, acquises dans des « facultés » de Science Nautique. Enfin bref, des connaissances dont seuls quelques rares savants de l'époque possédaient et acquises grâce a de nombreuses victimes d'expériences menées avant l'invention de la Caravele.
    In : http://www.christophecolomb.blogspot.com/
    Alors mes questions sont les suivantes :

    1) Avec quel type de navires les Maliens ont-ils entrepris le voyage ?

    2) De quelle région du Mali était ils originaires ces navigateurs exactement ? (Les portugais ont fait plusieurs percées à pied au Mali bien avant la naissance de Christophe Colomb et ils n'ont jamais mentionné cette grande civilisation dont vous parlez)

    3) Qu'est ce qui à motivé les Maliens à aller risquer leur vie pour aller à la découverte de l'Amérique. L'esprit scientifique ?

    4) Si c'est la curiosité scientifique, pourriez vous nous donner d'autres exemples d'entreprises scientifiques menées au Mali ?

    5) dans le cas affirmatif, pourriez vous spécifier l'endroit où l'ont puisse trouver ces vestiges?

    6) Où furent construis les chantiers navals ? Il doit bien y avoir des vestiges archéologiques, non ?

    7) Finalement, pourquoi l'Amérique ? Etaient ils aussi à la recherche du chemin maritime vers l'Inde ?

    Merci pour votre attention. J'attends avec impatience vos réponses.
    pedro nogueira »

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