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Revues - L'Action nationale a 90 ans

Louis Cornellier   12 janvier 2008  Livres
Nonagénaire depuis l'an dernier, la revue L'Action nationale n'a cependant rien perdu de son énergie militante et conserve une étonnante capacité de renouvellement. Dans un numéro-anniversaire qui clôt l'année 2007 (novembre-décembre), elle publie de très solides contributions qui n'ont en commun que le souverainisme de leurs auteurs. On y retrouve, notamment, Jacques Parizeau, qui traite de la pertinence de la souveraineté à l'heure de la mondialisation, et Pierre Vadeboncoeur, qui rappelle que la cause est exigeante et que sa résolution n'adviendra pas par la pensée magique.
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  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 12 janvier 2008 09h04
    Réflexions.
    « Foin de faire l'apologie du multiculturalisme, il semble intéressant que cela « dénature » le nationalisme québécois. La question est celle de savoir pourquoi et comment cela le dénature? Si la globalisation nous entraîne à la rencontre et à la fréquentation des autres cultures, le multiculturalisme est un bien pour humanité toute entière. La coexistence est magnifique dans le sens que mon voisin n'est plus un « même » mais un tout « autre ». C'est la peur du « tout autre » qui fait les crimes contre l'humanité. Si le philosophe Levinas a pensé cette altérité, c'est aussi parce que le tragique épisode de la Shoa imposait cette réflexion. Y-aura-t-il un jour une volonté politique désirant en finir avec les atomes subtils de l'exclusion-nationaliste? Toute une question de pédagogie et d'éducation. Pour reprendre Levinas, on sera d'accord avec lui à propos de l'histoire comme une »limitation profonde, une limitation fondamentale. » Un « irréparable » qui serait le temps, celui de la condition de l'existence humaine. Le nationalisme serait un fait accompli mais « emporté par un présent qui fuit, qui échappe à jamais à l'emprise de l'homme, mais pèse sur son destin.» Une « mélancolie de l'éternel écoulement des choses », une « tragédie de l'inamovibilité d'un passé ineffaçable qui condamne l'initiative à n'être qu'une continuation. » Levinas nous appelle à « une liberté infinie à l'égard de tout attachement.» Évidemment cela suppose une haute exigence que n'a pas le nationalisme (peut-il être d'ailleurs un humanisme?) car pour Levinas « la dignité égale de toutes les âmes, indépendamment de la condition matérielle ou sociale des personnes, ne découle pas d'une théorie qui affirmerait sous les différences individuelles une analogie de « constitution psychologique ». Elle est due au pouvoir de se libérer de ce qui a été, de tout ce qui l'a liée, de tout ce qui l'a engagée- pour retrouver sa dignité première ». Ce sont des questions d'ontologie politique que l'histoire humaine a éprouvé au moment où le nazisme, surtout lui, a tenté de passer par l'humiliation d'abord avant de passer au massacre (Primo Levi, Robert Antelme etc.) Il va de soi que Levinas fait la critique de « l'être rivé », « rivé » à sa terre, « rivé » à ses traditions, « rivé » à ce qui le détermine historiquement et qu'il convient d'en dire le caractère « effroyablement dangereux ». »

  • Gilles Gosselin
    Abonné
    lundi 14 janvier 2008 23h56
    les femmes...
    « A lire la nomenclature des participants à ce numéro-anniversaire, je me questionne: où sont les femmes dans l'avancement de la réflexion souverainiste? A part Myriam D'Arcy? gilles gosselin »

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