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En aparté - Un peu de sang avant la guerre

Jean-François Nadeau   12 janvier 2008  Livres
La regrettée Susan Sontag, dont le fils vient de publier en anglais les derniers essais, s’est beaucoup intéressée aux représentations de la guerre dans nos sociétés.
Photo : Agence France-Presse
La regrettée Susan Sontag, dont le fils vient de publier en anglais les derniers essais, s’est beaucoup intéressée aux représentations de la guerre dans nos sociétés.
Mon cousin, un garçon fort comme un boeuf, a toujours eu les mains pleines de pouces. Un vrai maladroit. À la fête de Noël, il y a deux ans, le sang a soudain coulé. À table, il s'est tailladé vilainement avec un couteau.

Sans broncher, très vite, il a alors léché le sang de sa blessure pour ensuite simplement essuyer la lame avec un mouchoir. Personne n'a bronché en le regardant faire puisque lui-même faisait comme si de rien n'était.

Je me suis alors demandé s'il n'était pas vraisemblable qu'il finisse un jour par se blesser tout aussi gauchement avec une arme. Mon cousin est soldat.

Un coup parti tout seul, sans crier gare, cela est si vite arrivé...

Cette année à Noël, mon cousin n'était pas là. L'arme à la main, il est à Kandahar, en Afghanistan. Il s'y trouve au nom de l'armée. Au nom du Canada. Au nom des vertus morales supérieures que l'on prête, paraît-il, à ce pays, vertus que l'on voudrait croire universelles, selon l'exemple de nos modestes voisins. Bref, il est là-bas au nom de tout ce dont se pare le discours officiel pour les besoins d'une armée d'occupation.

Si par malheur mon cousin mourait, le premier ministre pourrait dire que personne n'oubliera son sacrifice, même si chacun sait fort bien qu'un soldat mort en service finit par être oublié aussi vite que les autres au cimetière de la nation. Depuis l'arrivée des Canadiens en Afghanistan, le premier ministre a dû répéter à peu près les mêmes condoléances d'État plus de soixante fois déjà. Alors, une fois de plus ou une fois de moins...

Nos troupes

Les parents de mon cousin ont désormais la pensée permanente que le pire peut se produire accrochée à eux.

Ils ont installé sur la voiture familiale un autocollant en forme de ruban, du type de celui qu'on trouve un peu partout aux États-Unis. On peut y lire (en anglais seulement): «Support our troops». Je ne crois pas avoir jamais entendu mon oncle et ma tante parler anglais. Mais il faut dire que la guerre parle beaucoup cette langue-là. Est-ce un hasard?

Aux États-Unis, l'armée a conscrit jusqu'aux salles de cinéma dans un dessein guerrier. Avant la projection des films, dans les grandes salles comme celles du complexe Metreon de San Francisco, un présentateur dynamique, sourire blanchi et complet bien taillé, présente un long vidéoclip, appuyé par une chanson rock très efficace. Pendant plusieurs minutes, on voit défiler des images du débarquement de Normandie, de l'effondrement des tours jumelles à New York, tout aussi bien que des scènes de la guerre d'indépendance américaine et des conflits divers auxquels se sont mêlés les États-Unis depuis 1776.

Cette confusion totale de toutes les époques et de tous les conflits est établie sous le couvert d'un seul drapeau censé représenter la liberté dans toute sa splendeur. On n'explique pas le sort du monde autrement que sous ce rapport à un nationalisme très étroit mis au service d'intérêts divers. Bien sûr, ce mélange abracadabrant des conflits et de leurs causes ne tiendrait pas la route cinq minutes si le mouvement des images et la musique n'ajoutaient pas une importante dose de brouillard de type publicitaire. La conclusion de tout cela? «Nous sommes libres grâce aux braves»! Entendez par là que, si on vous dit de combattre, ce sera forcément pour la liberté, peu importe sur qui on vous demande de tirer. La belle affaire!

L'autre jour, sur les ondes de la National Public Radio (NPR), la chaîne publique américaine, un long reportage expliquait que le taux de désertion n'a jamais été aussi élevé dans l'armée américaine. Un des déserteurs, réfugié à Toronto, racontait qu'il avait cru, après le 11 septembre 2001, s'être engagé pour combattre pour le bon droit et contre l'oppression du monde. Or il lui est peu à peu apparu sur le terrain que l'immense amoncellement de preuves contraires à son impression initiale lui interdisait de continuer d'appuyer le remplacement d'une tyrannie par une nouvelle dont il serait, à titre de soldat, un des manoeuvres autorisés. Au sujet de l'Afghanistan et de l'Irak, «on nous a menti effrontément», concluait-il.

Guerre à la guerre

Ces déserteurs d'aujourd'hui rejoignent les rangs de cette armée de bric et de broc qui, depuis toujours, tente de faire la guerre à la guerre.

La regrettée Susan Sontag, dont le fils vient de colliger en anglais les derniers essais, avait déjà narré dans un beau texte le succès qu'avait connu, immédiatement après la Première Guerre mondiale, un ouvrage d'Ernst Friedrich intitulé Krieg dem Kriege! (Guerre à la guerre!). Ce livre présente des photos de jouets militaires, puis des visages défigurés, des cadavres pourrissants le long de la route, des ruines de toutes sortes. Il entend tout montrer. Cette expression du vrai visage de la guerre a connu près de dix éditions avant d'être interdite par les autorités publiques en Europe. Un peu plus tard en Angleterre, en 1934, dans le même dessein de lutter contre la guerre, Innes et Castle produisirent un livre semblable à celui de Friedrich intitulé Covenants with Death (Engagements avec la mort).

Ces livres, admirables, n'ont jamais été réédités. Devraient-ils l'être? Sait-on assez aujourd'hui que la guerre est une horreur? Les journaux, très souvent, refusent de publier des images de l'apocalypse guerrière en supposant que «le bon goût» du public n'a pas à souffrir le spectacle de corps démembrés après une boucherie. On croit malgré tout savoir ce qu'est la guerre. Le sait-on?

Au moment où des photos de la prison d'Abou Ghraïb montraient clairement que les soldats du drapeau de la liberté pratiquent eux aussi la torture comme les autres, c'est aux photos de ces horreurs elles-mêmes que les autorités ont reproché d'être monstrueuses. Comme si les photos constituaient l'horreur plutôt que la simple expression d'une réalité!

Y a-t-il des raisons de mener une guerre selon des termes qui seraient justes? Le plus récent numéro de la revue Spirale tente de réfléchir à cette question, à travers les recensions de plusieurs ouvrages consacrés à ce sujet. C'est à lire, certainement.

Mais faudra-t-il continuer longtemps d'écrire et de vivre ainsi dans la nuit même s'il fait jour? Dans la guerre, la noirceur est partout. Elle n'est pas davantage d'un côté ou de l'autre de la barricade.

Il y a près de cinquante ans, le 12 avril 1961, au plus fort de la guerre froide, Yuri Gagarin réalisait l'exploit de graviter en orbite autour de la Terre dans le vaisseau Vostok 1. Gagarin est le premier homme à avoir constaté de ses yeux que notre planète est ronde et qu'elle comporte plus d'eau que de terre. «Tout est beau ici, disait-il en substance une fois en orbite. Je vois des nuages, du bleu... »

À la suite de son vol, on a répété que Gagarine avait soutenu que les hommes, depuis cette distance, sont naturellement perçus tous comme des frères. Cloué au sol, tels que nous le sommes, c'est-à-dire toujours si près les uns des autres, nous devrions peut-être tâcher de nous le rappeler plus souvent.

Bonne année quand même.

***

Victor-Lévy Beaulieu en remet! Dans un article publié dans Le Devoir cette semaine, il explique, encore une fois, qu'il soutient l'ADQ. Ceux qui croyaient encore à une mauvaise farce lorsque l'écrivain se prend à parler de l'ADQ sont déçus plus que jamais: il est tout à fait sérieux.

Lui-même indépendantiste, longtemps favorable à la social-démocratie, VLB en veut beaucoup au Parti québécois de n'être plus vraiment en phase avec ses idées d'origine. Est-ce en toute logique qu'il appuie donc un parti qui n'est ni social-démocrate ni indépendantiste? Pour une chose, il soutient donc son contraire. Vous suivez bien son raisonnement?

Pour se justifier d'un choix pareil, qui est un choix personnel, VLB parle volontiers au nom du peuple, citant même Foucault et Michelet, quitte à les détourner complètement.

La confusion entre populaire et populisme est ici presque totale. D'autant que, au contraire de ce que VLB affirme, ce n'est pas le tiers de la population qui a appuyé le parti de droite qu'est l'ADQ. Selon les résultats du Directeur général des élections, seulement un électeur sur cinq a voté pour l'ADQ lors des dernières élections.

Le populisme est à la base de bien des dérives politiques au XXe siècle. Les essais de Pierre-André Taguieff, entre autres, le montrent assez. L'Illusion populiste, son essai sur les démagogies de l'âge démocratique, vient d'ailleurs de reparaître en format de poche.

Pour connaître une société plus juste, où faut-il aller? À la lecture de Taguieff, on comprend au moins que ce n'est certainement pas sur la route du populisme qu'on trouve des réponses éclairantes à cette question.

jfnadeau@ledevoir.com
 
 
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    12 janvier 2008 04 h 20
    J'ai mal à la guerre
    J'ai mal à la guerre.
    Oui, cette histoire de cousin me rend la gorge serrée. Ce bon cousin, un peu maladroit!

    Les bons sentiments.
    Comme une usurpation. On recrute avec le bon sentiment, le faux sentiment. On colle le ruban collant "Support our troops" avec du bon sentiment.
    "Kill them all!" avec du bon sentiment, ce sont des méchants... ce sont tous des méchants, allons-les tuer avant qu'il ne soit trop tard!

    L'usurpation des bons sentiments.
    Le sourire blanc comme l'âme, la cravate bien ajustée. On pourrait avoir le ruban collant, "Keep it clean!", "Keep the world clean! In God we trust!", In our god we trust, bien entendu! La religion lave blanc. Tout comme le patriotisme, tout comme le bon sentiment. Tuer pour le bien, quoi de plus "jouissif"!

    Pour le bien, pour la patrie, bah! Même, juste pour le fun... tuer... quelle jouissance!
    Comme criait un de nos bons soldats québécois lors de l'attaque le jour où le véhicule de MM Roy et Dubois de Radio Canada a roulé sur une mine:
    « Ostie que c'est beau. Check les tomber les obus. Moé je trippe ben raide. Yes... Ostie Mes tabarnaks, vous allez revoler"

    Oui, ostie que c'est beau la guerre!
    On va tous les tuer "les tabarnaks"!

    C'est mots sont crus. Mais, ce n'est rien en comparaison avec la tête qui éclate, les yeux qui sortent de leurs orbites, le sang qui gicle, les membres qui se retrouvent à des mètres du corps. C'est beau la guerre!
    Comme en témoignait un de nos bons soldats le jour de M. Roy et Dubois:

    - Check les tomber les obus, moi j'trippe ben raide ostie
    - Yes, ostie, mes tabarnaks vous allez revoler
    - Check ça tomber si c'est beau
    - Méchant show

    M. Roy rapportait:
    "Pour la première fois dans une vraie bataille.
    La plupart sont heureux!"

    Et nos bons soldats continuaient d'exprimer leur joie:

    - Les indicateurs de combats sont tous alignés.
    Ah là là, je pense qu'on est dedans...
    En tout cas mon capitaine Dabs,
    ça pris 25 ans pour voir ça. pis le journaliste en bas, dans une semaine il a tout vu lui, criss.
    - Ah! Ah! Ah!

    - Là, c'est pas de la smoke!
    - On est dedans là...
    - On est dans l'fight en ostie! Check ça tomber...
    - Check ça tomber, si c'est beau!
    - Il va y en avoir deux autres!

    - (M. Roy) Selon vos standards, c'est ti une grosse, moyenne, petite bataille?

    - (Le soldat, avec le sourire) C'est une des bonnes en tout cas! Définitiv... oui, c'est gros!
    ...
    Et à la vue des avions: - Ça là, méchant show!

    Méchant show!
    C'est tout de même beau la guerre!
    Pouvoir tuer de l'homme en toute légalité.


    Kriss que c'est beau la guerre, comme l'affirmait le caporal-chef Pierre Dion à Hugho Meunier de La Presse

    « Le caporal-chef Dion, véritable armoire à glace, était en première ligne durant l'opération. Avec ses hommes, il calcule avoir abattu au moins deux insurgés. «Deux sûrs, peut-être quatre. L'un d'eux a reçu six balles de 25mm, il s'est désintégré», précise le soldat de Saint-Raymond.

    Conscient que ça fait bizarre de l'entendre raconter qu'il a tué quelqu'un, le soldat explique que c'est son devoir. «Ça fait sept ans que je suis dans l'infanterie. Pour moi, c'est la cerise. Je ne veux pas passer pour un tueur, mais c'est mon métier», répète le caporal-chef. »

    Propos rapportés par Hugho Meunier de La Presse.

    Oups! Un reportage accidentel! Je vous jure que ça ne se reproduira plus mon général, on va dire aux boys de retenir leurs commentaires devant les journalistes... ce ptit kriss de Meunier, on va le checker... Oui, mon général! D'accord mon général!

    La guerre, qu'est ce que l'on en connaît?
    Il faudrait demander aux Irakiens, aux Afghans, aux Vietnamiens, à nos anciens combattants qui sont malheureusement tous morts sans avoir eu la chance de la décrire totalement la guerre, pas parce qu'ils en ont été empêchés, non, seulement parce que je crois que ça ne se décrit pas. Des choses qu'on préfère oublier, des choses qu'on ne peut parler, et à peine, qu'avec des compagnons d'armes qui étaient avec nous dans les combats.

    L'usurpation des bonnes valeurs.
    Enrôlez-vous, défendez votre patrie, vos valeurs... vos bons sentiments!
    Ce sont les plus pauvres, les plus maladroits, les plus malléables que l'on enrôle.
    De la chair à canon.


    Moi, lorsque j'entends qu'un de "nos" soldats est mort, je me dis que c'est triste, mais que l'on vient probablement de sauver cent vies humaines.

    Comme le rapportait Patrice Roy:
    " La disproportion de moyens frappe...
    On pourrait faire appel à l'aviation US, et bombarder tout le village, tuant civils et talibans... "

    La vie humaine!
    C'est bien peu de chose, la vie humaine par rapport aux bons sentiments.
    Bien peu de chose une vie afghane ou irakienne face "aux droits humains" à la "démocratie" et à la "liberté".

    La guerre!
    Le nerf de l'argent.
    La guerre rapporte gros. En 2001 le budget de la défense US avoisinait les 300 milliards, aujourd'hui, on en est à environ 700 milliards de $.
    Ce qui représente plus d'un million dépensé chaque minute dans l'industrie de la mort par les armes.
    Beaucoup de dépenses, ce qui veut aussi dire beaucoup de profit pour peu de monde.
    Malgré leur excellent salaire, surtout s'ils se font tuer, ce ne sont pas nos soldats ou les soldats US qui empochent le gros du magot! Non!
    Les journalistes pourraient enquêter et nous rapporter quotidiennement qui empoche le plus et combien quotidiennement.
    La guerre et ses profits.

    Nous sommes trop loin du champ de bataille, mais heureusement, M. Nadeau nous rapporte les propos de ce déserteur réfugié à Toronto:
    "Il avait cru, après le 11 septembre 2001, s'être engagé pour combattre pour le bon droit et contre l'oppression du monde. Or il lui est peu à peu apparu que l'immense amoncellement de preuves contraires à son impression initiale lui interdisait de continuer... Au sujet de l'Afghanistan et de l'Irak, «on nous a menti effrontément», concluait-il!"
    Ça me fait penser à ce livre: " Quand les cons sont braves" de Martin Petit.


    La guerre est un mensonge. D'ailleurs la première victime en temps de guerre, c'est la vérité!
    Tout le monde le sait très bien et paradoxalement, tout le monde l'oublie très vite et emboîte le pas à "l'effort de guerre".
    La guerre devrait nous révolter. Ce devrait être le dernier recours!
    Cet odieux mensonge de guerre au terrorisme, cette guerre sans armée ennemie, sans cavalerie ennemie, sans soldats ennemis, sans avions ennemis, sans sous-marins ennemis, sans canons ennemis.
    C'est une guerre contre l'Humain, armé de cutter et de quelques mitraillettes qui leur sont vendues pour faire un peu de profit. Une guerre contre des résistants. Qui lutte avec leurs dents et leurs ongles et avec quelques mines qui leur sont vendues en kit pour faire un peu de profit.
    La guerre tue et paye.

    Où est donc l'armée ennemie?
    La guerre au terrorisme, sème allègrement le terrorisme. C'est une guerre sans fin, ce sont des profits sans fin! Génial! Qui donc a pensé à déclencher une guerre sans ennemis identifiés qui en fera une guerre sans fin? Des profits illimités! Génial!

    "Support the troops" and we make money!
    Sory for your son! He was a good guy!

    Oui, comme dit M. Nadeau: "Sait-on assez aujourd'hui que la guerre est une horreur?"

    Sait-on assez que la souffrance est la même dans tous les coeurs, dans tous les corps?
    Sait-on assez que notre sang est de la même couleur que celui dont nous avons fait notre ennemi?

    Imaginez si un million à la minute était dépensé pour aider, pour soulager la souffrance, pour donner de l'eau à ceux qui ont soif, de la nourriture à ceux qui ont faim, un toit à ceux qui ont froid, de la couleur à ceux qui n'ont que du gris... imaginez... ce serait un coup fatal au terrorisme.
    Imaginez si ce million, dépensé chaque minute, au lieu de servir à semer le terrorisme, servait à le déraciner!


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Michel Lauzon - Inscrit
    12 janvier 2008 05 h 36
    Quel est le point commun ?
    J'ai lu le texte intégral d'un vieux texte datant de 1903 "Les protocoles de Sion" qui décrit la recette sioniste pour prendre le contrôle des médias, des banques, des cours de justice, des politiciens et soulever des guerres.

    Ça ressemble tellement à ce que nous vivons ainsi qu'à la Bible que j'en ai été démoralisé.

    L'ADQ a été élu par des élections surveillés par le DGEQ. Le référendum a été perdu au milieu de tricheries devant le même DGEQ.

    Ça ne donne absolument rien de dénoncer le DGEQ qui ne réponds qu'à l'Assemblée Nationale composée de gens dont on crois avoir été élu légalement.

    Supposons qu'une corporation achète le DGEQ pour qu'il triche 100% du vote et décide de l'élection de chaque député sans se faire détecter. Pensez vous que les députés dénonceraient ce DGEQ ? Si les médias sont propriété de la même corporation ne serions nous pas définitivement perdus ?

    J'ai porté 9 plaintes écrites et sérieuses au DGEQ durant la dernière période électorale et le DGEQ me promettais de me donner des numéros de plainte pour ensuite refuser. Officiellement il n'a pas eu de plaintes, je n'ai reçu aucune confirmation.

    Ma député de l'ADQ ce disais concernée par un nombre de disparitions élevé de noms de la liste électorale. L'ADQ a prétendu faire enquête histoire de mélanger l'opinion.

    Quel est le rapport entre Power Corp, le PSP, le clan Bilderberg, le Council on Foreign Relations, le groupe Carlyle, Rabaska, le sabotage de Kyoto, l'ADQ, l'Iraq, l'Iran, le gaz naturel, l'Afghanistan, l'élection de Charest à minuit moins quart dans Sherbrooke, la dette nationale, la FED et Israël ?

    J'ai confirmé trop de choses en lisant ce vieux texte, je ne suis pas parano mais croyant : c'est identique à la Bible !
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  • Gilles Baillargeon - Inscrit
    12 janvier 2008 07 h 47
    La guerre
    Je crois que collectivement, et inconsciemment, nous ne respectons pas la manière de vivre des autres. Nous croyons détenir la vérité et surtout nous voulons maintenir notre façon de vivre. Nous voulons partager que ce que nous ne voulons pas, pour le reste nous sommes prêts à tuer, surtout si c'est loin de chez-nous.
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  • Jean Filion - Abonné
    12 janvier 2008 08 h 36
    Oui ! mais...???
    Bonjour, C'est rès beau ce vous nous dites au sujet qu'on devrait donc faire la paix plutôt que la guerre, c'est sûr ! Vous nous dites pas ce qu'il adviendrait si nos armées ne fesaient rien. Des déserteurs il y en a partout, car ils ne sont pas fait pour ça et c'est normal. Moi un homme en pleine santé je ne serai pas un bon soldat. D'autres comme moi en pleine santé vont même jouer à la guerre "Paint Ball" pour le fun. Bon, on ne fait plus la guerre avec la gang de fous un peu partout dans le monde et surtout dans certains pays, qu'est-ce qui peut arriver ??? Dans votre prochain article, contez-nous ça.
    C'est toujours un plaisir de vous lire
    Jean
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  • Roland Berger - Abonné
    12 janvier 2008 08 h 43
    De la chair à canon
    On le savait, dans toutes les guerres, anciennes, récentes ou actuelles, les soldats servent de chair à canon durant que les élus discutent du bien-fondé de telles aberrations. Il est vrai que les enfants de Harper ne sont pas assez vieux pour aller combattre en Afghanistan. Dans le cas contraire, iraient-ils ? Les enfants de George W. Bush, à l'instar de leur père, n'y sont pas allés.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    12 janvier 2008 10 h 20
    @ M. Jean Filion... Oui, mais... un peu de peur du méchant avec ça?
    Qu'arriverait-il si on ne faisait pas la guerre?

    Cessons de la faire, nous verrons bien!

    Que feraient nos armées?
    Autres choses que de tuer! Les projets ne manquent pas.

    Et les méchants me direz-vous?
    Nous avons un ministère de la défense, n'est-ce pas.
    Nous avons suffisamment d'armes pour nous défendre, n'est-ce pas.
    Utilisons-les comme tel.
    Si on nous attaque, on se défendra.
    Cessons de faire la guerre «préventive». Cessons d'avoir un ministère de l'attaque et un budget pour l'attaque.

    Chose sûre, cesser de faire la guerre offre une sécurité mondiale accrue.
    Chôse sûre, si on cessait de faire la guerre le monde ne serait pas pire que ce qu'il est présentement.


    Qu'arriverait-il si on ne faisait pas la guerre?
    Je le répète: cessons de la faire, nous verrons bien!


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Gilles Théberge - Abonné
    12 janvier 2008 11 h 28
    Pfiou!
    Quel texte que celui de Serge Charbonneau. Merci
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  • Yv Bonnier Viger - Abonné
    12 janvier 2008 13 h 09
    En réaction à l'article de Jean-François Nadeau appui au commentaire de Serge Charbonneau
    En réaction à l'article de Jean-François Nadeau

    Je ne peux que souscrire aux propos de Serge Charbonneau. Notre participation à la guerre est une honte.

    Au-delà des familles éplorées par le retour des soldats blessés ou morts, que dire de la santé mentale de celles et ceux qui reviennent des combats ? Quelle citoyenneté nous préparons-nous ?

    Le Canada doit se retirer immédiatement de l'Afghanistan. La demi-mesure proposée par plusieurs est inappropriée. Le Canada s'est discrédité comme acteur humanitaire en s'engageant dans les opérations militaires. Si nous croyons que l'aide humanitaire est possible et souhaitable nous devrions financer l'intervention d'autres acteurs que des canadiens ou les autres belligérants actuels.

    Au-delà des conflits actuels, il nous faut reprendre notre réflexion sur la violence qui n'est jamais une réponse adéquate aux problèmes que nous rencontrons. L'usage occasionnel d'une force mesurée et dépourvue de toute haine peut être acceptable lorsque tout a échoué auparavant. On se réfère alors plus à des opérations policières qu'à des opérations militaires. La réponse violente enclenchée par l'Amérique et ses alliés contre le terrorisme est effectivement une aberration qui ne sert que les intérêts de l'industrie militaire. Elle est un affront à l'intelligence et une menace grave à la santé publique.

    Yv Bonnier Viger (yv@sympatico.ca)
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  • Simon Garneau - Abonné
    12 janvier 2008 14 h 20
    Vision d'avenir
    Lors d'un voyage en France, j'ai visité les cathédrales des villes de Metz et de Reims. Depuis mille ans, elles éblouissent le monde par leur majestueuse beauté. Quelles que soient les motivations qui ont inspiré les auteurs de ces chefs-d'oeuvre, elles sont un exemple des merveilles que peut réaliser l'esprit humain.
    Entre ces deux villes, à Verdun, on peut voir aussi un monument engendré par l'homme, les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. On y découvre encore après plus de 90 ans, la terre meurtrie, labourée par les projectiles. Dans ces lieux sont morts dans l'horreur, des milliers d'êtres humains. Le Centre Mondial de la Paix de Verdun présente des témoignages de soldats et des centaines de photographies de la guerre dans toute son atrocité. L'intelligence humaine utilisée pour dévaster, broyer, anéantir toute vie.
    Actuellement, nos dirigeants tentent de nous persuader du besoin de dépenser des sommes astronomiques, pour se procurer des équipements dont la fonction est de semer la mort et la destruction. Ils veulent mener des guerres ayant pour objectif d'imposer par les armes, à d'autres peuples, nos valeurs et notre mode de vie.
    Dans cent ans, mille ans, que va-t-on léguer à nos descendants? Des monuments d'horreurs comme à Verdun ou des réalisations comparables à la magnificence des cathédrales? À nous de choisir.

    Simon Garneau
    Québec
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  • Patrick Lépine - Inscrit
    12 janvier 2008 17 h 59
    Serait-ce la première fois?
    On m'a souvent dit que ce sont les guerres et les armées qui ont développés les moyens technologiques, et pourtant je vois bien là un exemple qui démontre, que, pour une fois ça ne sera pas le cas, car on cherche plutôt à protéger une technologie ancienne et surranée; l'automobile à essence et les secteurs(pour ne pas dire sectaires)connexes qui en bénéficient...

    Mais cessons de broyer du noir, et allumons quelques lumières; http://lequebecois.org/default.aspx?page=58

    http://lequebecois.actifforum.com/ici-on-parle-d-a

    Que fait Hydro-Québec avec le moteur-roue de Pierre Couture?
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  • Guy Borremans - Inscrit
    12 janvier 2008 19 h 56
    Une histoire de famille
    Je ne suis pas, n'ai jamais été un déserteur.
    Mais un insoumis oui.
    Je n'ai pu retourner visiter ma terre natale qu'après bien des années. J'ai refusé de servir. Il m'a fallu attendre d'avoir passé la cinquantaine pour qu'on me pardonne le crime d'avoir refusé d'aller au Congo belge, à l'époque. Peut-être aurait-il fallu que je coupe des oreilles comme Léopold II.
    Voutre article me touche profondément. Il résume des mois, des années de réflexion sur la violence des peuples faites aux peuples au nom des principes, le plus souvent motivés par des raisons d'un capitalisme, qui fut toujours sauvage. Avec presque toujour la bénédition des religions et de leurs papes.
    Toute la mascarade entourant le rapatriements des corps de nos (?) soldats tués en Afganistan me répugne. Le plus triste, dans notre cas, c'est que la plupart ont été bernés par les buts de leur engagements. Défendre nos valeurs dit et répète Harper; ces valeurs ne sont pas les miennes. Elle me font penser au commentaire des pubs sur la monnaie canadienne. On le mélange pas les espèces sonnantes et trébuchantes avec la morale humaine.
    Je songe aussi à mon grand-père Louis Limet, qui à la "victoire" de 1918, revint mourir chez lui, les les poumons brulés par les gaz. Il est mort, dit le roman familial, debout devant la fenêtre en chantant la Marseillaise, fracassant de son poing la tablette de marbre de la dite fenêtre (Il était Wallon). Il avait donné à sa femme Marie, trois enfants. Son fils est allé se battre à Stalingrad, du mauvais coté. Une de ses fille a épousé un chirugien de l'armée allemande et est morte dans un bombardement allié. Le troisième enfant était ma mère;
    Les sommes fabuleuses que nous dépensons pour l'armement, qui servent donc à l'enrichisements des investisseurs de tout accabit et qui parfois retombent même sur la tête de nos propres troupes. Je songe ainsi à ces mines de cuivre des Canton de l'est, qui servirent à alimenter l'industrie de en douilles d'obus. Le gouvernement canadien ne sait même pas où vont le produits de fabricants d'armes de notre pays.
    Je refuse l'idée que certaines guerre sont néccessaires à présever la paix. Que la guerre existera tant qu'il y aura des hommes, des femmes (puisque certaines d'entre elles tombent aussi dans le piège, au nom de l'égalité des sexes. Hier il y avait un reportage de Radio-Canada sur le drame du peuple Wayuu, en Colombie, qui se fait massacrer par la filiale de Glencore international, la Colombienne Cerrejon, par la main de leurs forces de sécurité, des para militaires et de l'armée Colombienne, avec bien sûr l'indiférence du gouvernement. Ce même gouvernement qui parle de privatiser le sous-sol du pays. Tout cela pour exporter des milliards de tonnes de charbon. Pour mieux poluer la planète.
    Mais je m'emporte sans doute. Le rôle de l'artiste dit le cinéaste Tavernier est de s'indigner. Allons, bon, je m'indigne...
    Je vous remercie de votre prodre indignation. Au moins, elle aura plus de portée que ma petite note.
    Mais je voulais vous remercier encore de l'avoir écrite. Vous dire mon admiration.
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  • Henri-Bernard Boivin - Abonné
    13 janvier 2008 08 h 44
    Guère de guerre
    Bravo pour votre article. La seule justification pour envoyer des troupes à l'étranger serait pour éviter un génocide. Si l'on doit envoyer des troupes, que ce soit au Soudan pour stopper les massacres.
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  • Normand Chaput - Abonné
    13 janvier 2008 09 h 59
    mais que font-ils au juste?
    Les seuls soldats qui meurent c;est soit par accident ou parce qu et b;ils ont saute sur une bombe placee sur la route mais on ne sait toujours pas ou ils allaient et ce qu ils allaient faire. Eux meme nous disent qu ils ne savent pas reconnaitre un taliban. Et pourquoi les talibans en particulier et pas les autres? A-t-on besoin de blindes pour tuer un taliban? En tout cas, si c est pour enrayer le trafic de drogue, c est pas du tout gagne en effet puisque la production est passee de 3000 a 20000 tonnes depuis le debut de la presence de l armee de la coalition. Je suis tout a fait d accord avec la presence de l armee si on m explique pourquoi.
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