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Essais québécois - Qui sont les vrais éteignoirs ?

Louis Cornellier   24 novembre 2007  Livres
S'il est un discours qui m'insupporte au plus haut point, c'est bien celui selon lequel le Québec souffrirait d'im-mobilisme par la faute de militants frustrés qui s'acharnent à empêcher son développement. L'affaire est presque ironique. Les petits, se plaint-on, empêcheraient les gros de faire avancer le Québec, et ce, au détriment du bien commun. Il s'agit d'un renversement radical du discours de gauche: aux progressistes promoteurs qui ont à coeur l'avenir d'un Québec prospère s'opposeraient, suivant cette logique, des éteignoirs gauchistes dont l'idéologie engendre la pauvreté.
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  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 02h57
    pourquoi un artice la-dessus?
    « Pensez-vous que si nous avions lu ce livre tout seuls sans vos lumieres nous n aurions pas compris? Ah l index quand tu nous tiens. »

  • loiselet
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 07h18
    Opinion
    « Je crois bien que, en général, les québécois soient des néo-démocrates nationalistes. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 07h56
    Le système et la critique citoyenne articulée.
    « Le système capitaliste a toujours fonctionné en vase clos à l'abri de la critique constructive qui remodèle ou condamne le ou les projets en cause.Quand un projet comme Rabasca ou le Surroit sont en contestation par les citoyens organisés en groupe comme il se doit,leurs arguments dûment documentés, les défenseurs du système entrent en scène et jettent les hauts cris en utilisant l'insulte, la dérision ou autres,pour combattre et vilipender les actions citoyennes,mais ils ne répondent pas aux vrais questions comme par exemple, à quels intérets vont d'abord servir ces supposés grandioses projets comme les barrages du magnifique et sauvage fleuve Rupert et quels torts vont-ils causés aux occupants du territoire en l'occurence le peuple Cri et à l'environnement.Un parc éolien n'aurait-il pas mieux répondu aux besoins des Québécois en électricité compte tenu du potentiel éolien de cette région et du peu d'impact sur l'environnement.Pas de réponse à cette question pour le moment car le système n'a tout simplement pas fait ses devoirs Monsieur Pratte de Gesca-Power Corporaton et les autres! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 09h40
    Un saut?
    « Quel sursautement. On ne compend pas l'enjeu mais on se croirait dans un bac à sable où les enfants du passé jouent. Parfois, on a raison de dire que l'indignation est plus grand pêché que le mensonge. Là où vous avez raison c'est concernant la "gauche", celle qui prend les gens pour des "ordinaires". "Ah oui? Où ça? Certainement pas à La Presse, au Soleil, au Journal de Montréal, à TQS ou à TVA. Au Devoir? La gauche québécoise y a une voix, mais elle n'est pas seule. À Radio-Canada? Homier-Roy, LeBigot, Maisonneuve, Desautels et Charette seraient-ils des gauchistes? Soyons sérieux." C'est à eux qu'il faut le leur demander. »

  • Denise Robillard
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 11h21
    Bravo!
    « Je me réjouis de lire des articles tels que le vôtre, qui contribuent à mettre les montres à l'heure et à démonter les idéologies qui s'ignorent. Je place de telles contributions dans la liste des ouvrages de plus en plus nombreux de jeunes historiens qui commencent à faire le ménage dans l'idéologie rétrograde et infantile de la grande noirceur. Je suis à lire l'ouvrage de Xavier Gélinas, «La droite intellectuelle québécoise et la Révolution tranquille» (PUL, 2007), qui me réconcilie avec l'intelligence des intellectuels d'ici...
    Denise Robillard, deniserobillard11@videotron.ca »

  • Pierre-Paul Roy
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 11h32
    La T.U.C.
    « Dans son chapitre La Théologie Universelle Capitaliste (Pour une nouvelle narration du monde), Riccardo Petrella écrit: «La différence entre le Dieu d'Abraham et le Dieu du Marché, c'est que pour le premier, nous sommes tous ses fils et nous avons une valeur,tandis que pour le Dieu du Marché, beaucoup d'entre-nous,dès qu'ils ne sont plus rentables pour le capital, deviennent un surplus qui coûte et doit être éliminé. Dans cette optique, si quelqu'un vient à être éliminé,c'est seulement de sa faute.» C'est ça une société de Marché et sa T.U.C. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    vendredi 14 décembre 2007 16h21
    Les vrais éteignoirs
    « Dans l'article sur l'essai en question on y lit : < Les petits, se plaint-on, empêcheraient les gros de faire avancer le Québec, et ce, au détriment du bien commun > C'est justement le bien commun que recherche le plus souvent les moins fortunés. Qui sont les prétendus < gros > si ce ne sont les riches qui souvent se foutent éperdument de leur environnement immédiat parce qu'ils ont les moyens de le fuir. Il faudrait d'abord apprécier les valeurs de chacun (gros versus petits) avant de porter un jugement aussi arrêté. »

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