Du côté de la « shed »
Photo : Agence France-Presse
Jonathan Franzen
Une semaine comme cette semaine, les gens qui n'en ont que pour la chaleur, qui sont vendus à juillet et sa grégaire et humide vulgarité, me font pitié. Je les soupçonne de ne pas remarquer la lumière, de ne jamais s'arrêter, foudroyés par la tranquille violence d'une touffe de feuilles d'érable rouges comme ça ne se peut pas. Je les soupçonne aussi, je l'avoue, de rêver à la prochaine saison de ski nautique en oubliant de respirer un bon coup l'air parfumé de résine de pin, de goûter ce bleu glorieux du ciel, de croquer, si ça se trouve, dans une pomme sauvage. Ce sont les plus beaux jours de l'année.
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