vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 13h06
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Littérature - L'imam Khomeiny aurait envisagé de bannir le slogan «Mort à l'Amérique»

21 août 2007  Livres
Téhéran — Le haut responsable iranien et ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani affirme dans un nouveau volume de ses mémoires que le fondateur de la République islamique, l'ayatollah Khomeiny, envisageait de bannir l'usage du slogan traditionnel: «Mort à l'Amérique».

Un porte-voix du camp ultraconservateur a contesté cette version des faits, en appelant M. Rafsandjani à «corriger son comportement».

Dans ce cinquième volume de son «journal», l'actuel chef du Conseil de discernement explique qu'en 1984, alors qu'il était à la tête du Parlement, un député était venu le voir en suggérant de «bannir le slogan de "Mort à l'Amérique" et "Mort à l'Union soviétique"».

«Je lui ai dit: "Une décision de principe a été prise et l'imam [Khomeiny] l'a approuvée, mais nous attendons le bon moment"», écrit M. Rafsandjani.

L'Iran était alors au beau milieu de la guerre engagée par l'Irak (1980-1989), et les États-Unis étaient alors réputés soutenir le régime de Saddam Hussein dans ce conflit.

Washington, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran en 1980 après la prise en otage de ses diplomates dans la capitale iranienne, est resté depuis l'ennemi juré de la République islamique.

Les discours contre les États-Unis sont à ce jour régulièrement ponctués par le slogan «Mort
à l'Amérique».

M. Rafsandjani a été la cible de certains ultraconservateurs qui ont remis en question son utilisation — politique à leurs yeux — d'informations recueillies alors qu'il était proche du fondateur de la République islamique.

Ses mémoires détaillent le parcours d'un homme qui commença comme activiste sous le règne du Shah jusqu'à devenir président de la République islamique, de 1989 à 1997.

Le Conseil de discernement qu'il dirige aujourd'hui est un organe d'arbitrage entre le Majlis (Parlement) et le Conseil des Gardiens, qui juge de la conformité des lois à la constitution et à la charia (loi islamique).

M. Rafsandjani est considéré comme un conservateur pragmatique, en opposition aux ultraconservateurs soutenant le président Mahmoud Ahmadinejad, contre lequel il a perdu la présidentielle de 2005.

Ancien confident de l'ayatollah Khomeiny, il a toujours conseillé une politique de modération envers les États-Unis, sans limiter pour autant ses critiques à leur égard.

Il a créé une certaine agitation dans les cercles politiques l'an dernier en révélant le contenu d'une lettre attribuée à l'imam Khomeiny dans laquelle ce dernier endossait la responsabilité de mettre fin à la guerre contre l'Irak (1980-1988) plutôt que d'épuiser le pays dans ce conflit.

Ses adversaires avaient vu dans ce geste un appel à la prudence dans la conduite des relations de l'Iran avec la communauté internationale.

Hier, le rédacteur en chef du quotidien ultraconservateur Kayhan, Hossein Shariatmadari, a jugé que les derniers «propos attribués à l'imam par M. Rafsandjani» contredisaient «les positions que [l'ayatollah Khomeyni] tenaient».

Ces propos «sont encore plus dommageables pour la personne de M. Rafsandjani que pour la nation», a estimé M. Shariatmadari, jugeant «absolument nécessaire qu'ils soient corrigés».
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012