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Lire religieux - Le Jésus de Ratzinger

Louis Cornellier   30 juillet 2007  Livres
Depuis les années 1950, écrit Joseph Ratzinger dans son Jésus de Nazareth, «le fossé s'est élargi entre le "Jésus historique" et le "Christ de la foi", et les deux figures se sont éloignées l'une de l'autre à vue d'oeil». Pour les tenants de la recherche historico-critique, en effet, le Jésus des Évangiles est un Jésus post-pascal, façonné après coup par des auteurs croyants. Aussi, pour retrouver le vrai Jésus de l'histoire, il faut décaper cette tradition, remettre le personnage dans son contexte historique et mettre entre parenthèses, d'une certaine façon, ce qui ne veut pas dire la nier, sa divinité. Sur ces bases, certains exégètes en sont venus à tracer la figure d'un révolutionnaire antiromain, alors que d'autres ont privilégié celle d'un doux moraliste.
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  • Économe Couvent des Carmes
    Abonné
    lundi 30 juillet 2007 02h40
    Reportage intéressant
    Pour avoir lu le livre de celui qui s'appelle maintenant Benoît XVI, je suis substantiellement d'accord avec le compte rendu qu'en fait M. Cornelier. Seul bémol: la question du Jésus historique VS le Jésus de la foi ne remonte pas seulement aux années '50 du siècle dernier, mais fut à l'origine d'un puissant mouvement au XIXe siècle. La question n'est donc pas nouvelle, à vrai dire.
    Ceci dit, les perspectives offertes et ouvertes par l'ex-Cardinal Ratzinger sont très intéressantes, car elles présentent des recherchers différentes de celles que présentent généralement les auteurs francophones. À lire.

  • François Giguère
    Abonné
    lundi 30 juillet 2007 04h06
    Je suis d'accord que ce que Jésus a vraiment apporté c'est Dieu
    Merci pour le commentaire, qui tout en soulignant que le l'oeuvre en question n'est pas ce qu'on peut qualifier de lecture pour le grand public, n'en donne pas moins envie d'aller acheter le livre pour entrer en contact direct avec la pensée du sibyllin personnage qui fait office de chef suprême de l'Église catholique sur ce Jésus qui est l'objet de notre foi.


    Je suis d'accord à priori avec quatre des affirmations de Ratzinger que vous évoquez dans votre commentaire: 1) que l'amour est la vraie morale du christianisme; 2) que la science sans la foi ne rime à rien; 3) que Jésus était un sorte de nouveau Moïse dont l'enseignement(et l'autorité) provenait du contact avec le Père; 4) que ce que Jésus a vraiment apporté c'est Dieu.

    Quand vous posez la question: "qu'est-ce, au juste, que mettre Dieu à l'écart?" et que vous ajoutez qu'à cette question " les réponses de Ratzinger ne sont pas souvent celles des chrétiens progressistes", il aurait été utile que vous indiquiez un peu quelles sont les réponses des chrétiens progressistes auxquels vous pensez.

    La grande affaire de Jésus a été en effet de révéler Dieu et son amour pour l'humanité.

    Cependant le témoignage, l'enseignement et les déclarations de l'Église hiérarchique donnent bien plus souvent qu'autrement l'impression que Jésus serait venu établir des normes de conduite et une anthropologie plutôt que l'amour lumineux,absolu, inconditionnel et infini du Père pour l'humanité.

    Je ne veux pas juger, mais l'indolence,la torpeur et l'absence de vigueur prophétique de l'Église et de son pape devant le mal, la misère, la violence et les fauteurs de pauvreté et de guerres sévissant dans le monde actuel, me semblent bien loin de l'émotion et du feu qui brûlaient le coeur de Jésus, dont ils se proclament le continuateurs.

    Mais avant de trop juger, je vais quand même lire le livre.

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    lundi 30 juillet 2007 10h50
    à l'écart c'est quoi ? progressiste c'est quoi ?
    Cornellier bâclant son analyse du Jésus Christ de Benoît XVI croit nécessaire de poser la question: qu'est-ce au juste que "mettre Dieu à l'écart" ? Lui qui a analysé plusieurs ouvrages d'agnostiques ou de néo-athées comme André Comte-Sponville, n'a-t-il pas trouvé sa réponse dans les propos de ces "grands ?" esprits dits "progressistes" ?
    Mettre Dieu à l'écart c'est le traiter comme le grand-parent que l'on met de côté, dont on ne tient pas compte, dont seule la fortune nous intéresse, et les soucis nous embarrassent. Mais c'est plus, puisque lorsqu'il s'agit de Dieu, il est le coeur de notre existence et de notre raison d'être; le mettre à l'écart, c'est donc plus ou moins le mettre hors de notre vie et même de notre être. Mettre Dieu à l'écart, c'est vouloir se suffire à soi, petite bête pseudo-philosophique, c'est se prendre pour le nombril du monde. C'est comme mettre à la rue le propriétaire d'un édifice et s'en arroger la possession. Mettre Dieu à l'écart,c'est se nourrir de pilules et de drogues philosophiques de toutes sortes (béquilles en somme!), se nourrir de nouvel âge, de fausse spiritualité, d'hédonisme, de parades de prétendue fierté qu'on est obligée de se coller à la peau comme une "étoile jaune", ou comme un patch anti-nicotine... et quoi encore ?
    mettre Dieu à l'écart, c'est cesser de croire et opter pour des "accroire". C'est pas sorcier, Monsieur Cornellier.
    Mais, de mon côté, je demande à Cornellier: "être progressiste" c'est choisir quoi ? Courir après des lubies ?
    devenir déconstructivistes ? c'est rejeter l'expérience des siècles tout bonnement parce qu'elle est ancienne ? Est-ce Vignault qui aurait dit: ce n'est parce qu'un pommier est vieux qu'il donne des vieilles pommes ? être progressiste, est-ce choisir l'euthanasie plutôt que la vie ? l'avortement plutôt que la splendeur du bébé naissant ? choisir les excès de liberté hystérique dans les raves, les orgies. Qu'est-ce qui est "progressiste" et qu'est-ce qui est rationaliste (ratio comportant la notion de "proportion" et de mesure que je ne trouve pas toujours dans la hantise du progrès.

    Le nouveau à tout prix, est-il le signe infaillible de l'intelligence et du progrès ? Je trouve Benoît XVI plus enclin à se situer dans les choix éclairés, raisonnés.
    Parce que vous n'allez pas vous jeter tête première dans le tourbillon qui vous engloutira, je ne vois pas que vous méritiez le blâme de n'être pas progressiste. être "progressiste" c'est par définition, vouloir avancer, sans doute, mais faut-il, pour le plaisir d'avancer, que ce soit vers son auto-destruction ? Les chrétiens dits progressistes caressent bien des illusions, ils ont la condamnation facile sur les lèvres ou au fil de la plume ou des doigts, mais il y a progressisme et progressisme. Le tout est de savoir placer la limite au bon endroit, au bon moment, et surtout sans mettre Dieu à l'écart.

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    lundi 30 juillet 2007 08h26
    Joseph R.
    Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga.
    Il a une drôle de tête ce type-là. Puis son livre les gars
    il est drôlement écrit ce livre là.
    Bizarre les gars ça ne se passe pas comme ça.
    ivan jobin

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    lundi 30 juillet 2007 20h45
    vous avez dit progrès ?
    Dès ses premières conceptualisations, aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'idée de progrès implique l'abolition des limites jusque-là imposées au savoir et au pouvoir de l'homme : l'humanité est indéfiniment perfectible, l'avenir ouvert et constellé de promesses. Maître de la nature, sujet souverain, l'homme dispose du réel qu'il imagine malléable et manipulable à l'infini. C'est au cours du XXe siècle que les croyances progressistes vont être ébranlées par la découverte d'une barbarie scientificisée et technicisée. La crise environnementale, le constat des " dégâts du progrès " renforceront la vision catastrophiste d'un progrès " meurtrier ". La puissance dangereuse mais bénéfique de Prométhée s'est transformée en pouvoir de destruction. D'où le dilemme paralysant : retour impossible à l'optimisme progressiste ou fuite nihiliste dans la désespérance. La promesse d'une amélioration de la condition humaine demeure cependant un horizon de sens pour l'humanité. Aussi importe-t-il de repenser le progrès. Une telle entreprise suppose d'en retracer quatre siècles d'histoire conceptuelle et politique et d'en analyser les principales théorisations, mais aussi de clarifier les raisons des débats contemporains entre néo- et antiprogressistes. Un exercice de pensée qui se propose de rompre avec les évidences reçues. Car si le progrès a un avenir, c'est à la condition d'être " défatalisé " et " désutopisé ".

    L'auteur de ces idées est Pierre-André Taguieff est directeur de recherche au CNRS, philosophe, historien des idées, politologue,

  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    mardi 31 juillet 2007 08h54
    réincarnations millénaires ?
    Comme il est désolant pour un esprit sain d'avoir à lire les éclucubrations que nous sert Maurice Monette sur les réincarnations et autres sornettes. Où est donc passé l'esprit critique véritable ?

  • Laurette Drouin
    Abonnée
    mercredi 1 août 2007 10h20
    Les préjugés de M.Monette.
    Ce texte et combien d'autres de même acabit, genre Da Vinci Code", me rappellent cette phrase de Goya: " La paresse de l'esprit (ici, M.Monette) engendre des monstres" ou cette pensée chinoise: "Le sage (ici; Ratzinger) montre la lune et l'idiot regarde le doigt".

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