Enchères - Baudelaire et ses Fleurs du mal, Proust ou Rousseau en vente chez Sotheby's
16 juin 2007
Livres
Paris — Un exemplaire des Fleurs du mal offert par Baudelaire à Delacroix, une édition historique d'un ouvrage de Marcel Proust ou un manuscrit de Jean-Jacques Rousseau sont quelques-uns des 100 livres, manuscrits et documents rares mis en vente le 27 juin à Paris chez Sotheby's.
Les 100 lots, qui proviennent de la Collection Pierre Leroy, grand bibliophile, sont datés du XVIIIe au XXe siècle. Ils sont estimés entre trois et quatre millions d'euros (entre 4,5 et 6 millions $CAN).
Quarante-huit lots se rapportent à Charles Baudelaire, dont Les Fleurs du mal fêtent fin juin le 150e anniversaire de leur publication et à qui le collectionneur a voulu ainsi rendre «hommage», écrit-il.
Le clou de la vente devrait être l'exemplaire des Fleurs du mal daté de 1857, offert par le poète au peintre Eugène Delacroix en «témoignage d'une éternelle admiration», comme le souligne la dédicace manuscrite et signée. L'exemplaire, qui comporte trois corrections autographes, est estimé entre 300 000 et 400 000 euros (entre 450 000 et 600 000 $CAN).
Amoenitates Belgicae, un manuscrit autographe de 23 pièces en vers, derniers poèmes de Baudelaire dans lesquels il fulmine contre la Belgique, est estimé entre 250 000 et 350 000 euros (entre 375 000 et 525 000 $CAN). Le manuscrit a appartenu à l'éditeur des Fleurs du mal, Auguste Poulet-Malassis.
Le poème Le Vin des chiffonniers, signé Baudelaire, est estimé entre 100 000 et 150 000 euros (entre 150 000 et 225 000 $CAN), et un exemplaire des Paradis artificiels ayant appartenu à Maxime du Camp, entre 100 000 et 150 000 euros.
La vente propose également des lettres du poète à sa famille, une lettre de sa mère évoquant son état désespéré avec un émouvant post-scriptum annonçant qu'il «vient de rendre le dernier soupir».
Une photographie dite Baudelaire au cigare, dédicacée à Poulet-Malassis, est estimée entre 120 000 et 150 000 euros (entre 180 000 et 225 000 $CAN).
En guise «d'escorte» à Baudelaire, selon le mot de Pierre Leroy, des écrivains admirés ou admirateurs du poète sont proposés à la vente, comme un exemplaire sur papier Japon de Du côté de chez Swann de Marcel Proust, avec une lettre à l'éditeur Bernard Grasset sur les conditions de publication de son livre (entre 250 000 et 300 000 euros, soit entre 375 000 et 450 000 $CAN).
Une édition de luxe d'À l'ombre des jeunes filles en fleurs ayant appartenu à sa gouvernante Céleste Albaret sera proposée entre 80 000 et 100 000 euros (entre 120 000 et 150 000 $CAN), une autre de Du côté de chez Swann, reliée avec le satin bleu du dessus-de-lit de Proust, entre 20 000 et 30 000 euros (entre 30 000 et 45 000 $CAN).
Le XVIIIe siècle sera représenté avec Jean-Jacques Rousseau et le manuscrit complet de la troisième partie de La Nouvelle Héloïse, 110 pages autographes (entre 150 000 et 200 000 euros, soit entre 225 000 et 300 000 $CAN).
La vente offrira également le premier jet autographe par Chateaubriand de la Lettre sur la mort de Pauline de Beaumont (entre 80 000 et 100 000 euros, soit entre 120 000 et 150 000 $CAN) ou le décret rédigé de la main de Lamartine abolissant la peine de mort pour raison politique, daté du 25 février 1848 (entre 60 000 et 80 000 euros, soit entre 90 000 et 120 000 $CAN).
Des lettres de Rimbaud, un tirage unique de sa dernière photographie prise de lui, à Aden (60 000-80 000 euros), le manuscrit d'Aziyadé de Pierre Loti (50 000-60 000 euros, environ 75 000-90 000 $CAN), font également partie de la vente.
Les lots sont exposés du 22 au 27 juin à Paris.
Les 100 lots, qui proviennent de la Collection Pierre Leroy, grand bibliophile, sont datés du XVIIIe au XXe siècle. Ils sont estimés entre trois et quatre millions d'euros (entre 4,5 et 6 millions $CAN).
Quarante-huit lots se rapportent à Charles Baudelaire, dont Les Fleurs du mal fêtent fin juin le 150e anniversaire de leur publication et à qui le collectionneur a voulu ainsi rendre «hommage», écrit-il.
Le clou de la vente devrait être l'exemplaire des Fleurs du mal daté de 1857, offert par le poète au peintre Eugène Delacroix en «témoignage d'une éternelle admiration», comme le souligne la dédicace manuscrite et signée. L'exemplaire, qui comporte trois corrections autographes, est estimé entre 300 000 et 400 000 euros (entre 450 000 et 600 000 $CAN).
Amoenitates Belgicae, un manuscrit autographe de 23 pièces en vers, derniers poèmes de Baudelaire dans lesquels il fulmine contre la Belgique, est estimé entre 250 000 et 350 000 euros (entre 375 000 et 525 000 $CAN). Le manuscrit a appartenu à l'éditeur des Fleurs du mal, Auguste Poulet-Malassis.
Le poème Le Vin des chiffonniers, signé Baudelaire, est estimé entre 100 000 et 150 000 euros (entre 150 000 et 225 000 $CAN), et un exemplaire des Paradis artificiels ayant appartenu à Maxime du Camp, entre 100 000 et 150 000 euros.
La vente propose également des lettres du poète à sa famille, une lettre de sa mère évoquant son état désespéré avec un émouvant post-scriptum annonçant qu'il «vient de rendre le dernier soupir».
Une photographie dite Baudelaire au cigare, dédicacée à Poulet-Malassis, est estimée entre 120 000 et 150 000 euros (entre 180 000 et 225 000 $CAN).
En guise «d'escorte» à Baudelaire, selon le mot de Pierre Leroy, des écrivains admirés ou admirateurs du poète sont proposés à la vente, comme un exemplaire sur papier Japon de Du côté de chez Swann de Marcel Proust, avec une lettre à l'éditeur Bernard Grasset sur les conditions de publication de son livre (entre 250 000 et 300 000 euros, soit entre 375 000 et 450 000 $CAN).
Une édition de luxe d'À l'ombre des jeunes filles en fleurs ayant appartenu à sa gouvernante Céleste Albaret sera proposée entre 80 000 et 100 000 euros (entre 120 000 et 150 000 $CAN), une autre de Du côté de chez Swann, reliée avec le satin bleu du dessus-de-lit de Proust, entre 20 000 et 30 000 euros (entre 30 000 et 45 000 $CAN).
Le XVIIIe siècle sera représenté avec Jean-Jacques Rousseau et le manuscrit complet de la troisième partie de La Nouvelle Héloïse, 110 pages autographes (entre 150 000 et 200 000 euros, soit entre 225 000 et 300 000 $CAN).
La vente offrira également le premier jet autographe par Chateaubriand de la Lettre sur la mort de Pauline de Beaumont (entre 80 000 et 100 000 euros, soit entre 120 000 et 150 000 $CAN) ou le décret rédigé de la main de Lamartine abolissant la peine de mort pour raison politique, daté du 25 février 1848 (entre 60 000 et 80 000 euros, soit entre 90 000 et 120 000 $CAN).
Des lettres de Rimbaud, un tirage unique de sa dernière photographie prise de lui, à Aden (60 000-80 000 euros), le manuscrit d'Aziyadé de Pierre Loti (50 000-60 000 euros, environ 75 000-90 000 $CAN), font également partie de la vente.
Les lots sont exposés du 22 au 27 juin à Paris.
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