Festival international de la bédé d'Angoulême - Quatre jours sur la planète bédé
26 janvier 2007
Livres
Angoulême, France — Le 34 Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, manifestation phare de la bédé en Europe, s'est ouvert hier avec une nouvelle organisation, déjà contestée, et un savant dosage entre promotion de la bédé commerciale et découverte de nouveaux talents.
Depuis 34 ans, Angoulême est chaque année, pour quelques jours, la capitale mondiale de la bédé. Le festival (du 25 au 28 janvier) attire en moyenne 200 000 visiteurs par an et veut, selon son nouveau directeur général, Franck Bondoux, conserver son caractère «généraliste» pour «défendre la bande dessinée grand public de qualité et faire découvrir de nouveaux artistes».
Après une mouture 2006 perturbée par la neige, 2007 est une année-test. À l'étroit dans le centre-ville, le festival s'est en effet divisé cette année en deux pôles principaux: l'«Espace découverte», qui regroupe expositions et animations, dans le centre, et le «Salon des éditeurs», qui rassemble les stands des maisons d'édition, à la périphérie de la ville.
La superficie du festival a presque doublé pour atteindre 15 000 m2, mais de nombreux éditeurs s'interrogent sur la capacité du dispositif à drainer le public.
«Un des charmes d'Angoulême et une des raisons de sa réussite, c'était l'association étroite avec la ville. La ville entière s'était attribué la bédé. La séparation pour des raisons politiques, urbanistiques, entre les stands et les animations est un vrai risque. Nous sommes très dubitatifs», souligne Claude de Saint-Vincent, directeur général de Dargaud, Dupuis et du Lombard, un des poids lourds du secteur.
Les organisateurs ont donc misé sur la créativité pour relancer le festival, avec le concours de Lewis Trondheim, une des figures de la nouvelle génération d'auteurs de bédé, Grand Prix de la Ville d'Angoulême l'an dernier.
De jeudi à dimanche, «concerts de dessins» (musique et bédé) et «matchs d'improvisation» entre dessinateurs vont se succéder. Mais des expositions d'auteurs prestigieux (Hergé) comme de jeunes talents ou des rencontres avec des auteurs étrangers sont également au programme. Sans oublier le marathon des dédicaces, qui reste l'attraction préférée du public, avec la plupart des auteurs connus ou moins connus de la bédé franco-belge.
La sélection pour le prix du meilleur album (50 titres), décerné demain, fait enfin la part belle à de nouveaux auteurs, français et étrangers, qui sortent du cadre et des formats traditionnels de la bande dessinée.
Le festival peut compter sur l'engouement intact du public pour la bédé, qui a battu en 2006 des records de productivité, avec plus de 3500 nouveautés publiées.
Trondheim, encore, a dessiné le nouvelle mascotte du festival, un félin sautillant baptisé «le fauve» aux allures de Félix le chat. Une façon de «relooker» le festival sans renier l'héritage.
Depuis 34 ans, Angoulême est chaque année, pour quelques jours, la capitale mondiale de la bédé. Le festival (du 25 au 28 janvier) attire en moyenne 200 000 visiteurs par an et veut, selon son nouveau directeur général, Franck Bondoux, conserver son caractère «généraliste» pour «défendre la bande dessinée grand public de qualité et faire découvrir de nouveaux artistes».
Après une mouture 2006 perturbée par la neige, 2007 est une année-test. À l'étroit dans le centre-ville, le festival s'est en effet divisé cette année en deux pôles principaux: l'«Espace découverte», qui regroupe expositions et animations, dans le centre, et le «Salon des éditeurs», qui rassemble les stands des maisons d'édition, à la périphérie de la ville.
La superficie du festival a presque doublé pour atteindre 15 000 m2, mais de nombreux éditeurs s'interrogent sur la capacité du dispositif à drainer le public.
«Un des charmes d'Angoulême et une des raisons de sa réussite, c'était l'association étroite avec la ville. La ville entière s'était attribué la bédé. La séparation pour des raisons politiques, urbanistiques, entre les stands et les animations est un vrai risque. Nous sommes très dubitatifs», souligne Claude de Saint-Vincent, directeur général de Dargaud, Dupuis et du Lombard, un des poids lourds du secteur.
Les organisateurs ont donc misé sur la créativité pour relancer le festival, avec le concours de Lewis Trondheim, une des figures de la nouvelle génération d'auteurs de bédé, Grand Prix de la Ville d'Angoulême l'an dernier.
De jeudi à dimanche, «concerts de dessins» (musique et bédé) et «matchs d'improvisation» entre dessinateurs vont se succéder. Mais des expositions d'auteurs prestigieux (Hergé) comme de jeunes talents ou des rencontres avec des auteurs étrangers sont également au programme. Sans oublier le marathon des dédicaces, qui reste l'attraction préférée du public, avec la plupart des auteurs connus ou moins connus de la bédé franco-belge.
La sélection pour le prix du meilleur album (50 titres), décerné demain, fait enfin la part belle à de nouveaux auteurs, français et étrangers, qui sortent du cadre et des formats traditionnels de la bande dessinée.
Le festival peut compter sur l'engouement intact du public pour la bédé, qui a battu en 2006 des records de productivité, avec plus de 3500 nouveautés publiées.
Trondheim, encore, a dessiné le nouvelle mascotte du festival, un félin sautillant baptisé «le fauve» aux allures de Félix le chat. Une façon de «relooker» le festival sans renier l'héritage.
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