Réflexions sur le genre
Souvent, avec les euphémismes d'usage et les coquetteries qui s'ajoutent, la notion de «genre» est évitée. Très courante chez les voisins américains, elle est regardée avec hauteur et un quasi-mépris sous d'autres horizons. Au Québec, on s'aligne sur la France: on parle de différence des sexes, de féminin et de masculin, de bisexualité. Pourtant, la notion de «genre», surgie dans les années soixante-dix via la sociologie américaine et les mouvements féministes de l'époque, arrive à bien décrire ce qu'il en est des sexes, de leur dualité, de leurs rapports et interactions sociales, de leur arrangement, de leurs images. Et, surtout, elle renvoie aux codes, aux rituels et aux attributs qui construisent et soulignent les identités sexuelles.
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