Le hockey, la littérature et autres paradoxes
9 septembre 2006
Livres
Dans un des essais placés au début de Personne n'est une île, le romancier Yvon Rivard évoque sa passion ancienne pour le hockey sur glace. Comme tant d'autres Québécois, il a longtemps joué dans une ligue de garage. D'abord et avant tout pour le plaisir d'être en équipe, de ne plus être seul, lui qui a grandi dans un rang au fond de la Mauricie. Mais Yvon Rivard n'est pas devenu écrivain pour rien. Ce qu'il aime, par-dessus tout, c'est la beauté de la glace: «J'ai commencé à contempler la glace, pendant les hors-jeu et les temps morts, comme on regarde par la fenêtre le temps qui passe et nous entraîne loin de tout, comme on s'abandonne au silence et à la solitude avec la certitude d'être bientôt repris par le jeu, repêché par les autres qui, c'est sûr, ne peuvent pas se passer de nous.»
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