Bande dessinée - Le Rocky des cités
Depuis ses premiers récits complets dans le Pilote mensuel dernière époque (1982, c'est déjà si loin), Hervé Barulea, dit Baru, a été le porte-parole et le porte-images de la banlieue béton de la France mal-aimée. Des trois volumes de Quéquette Blues aux quatre des Années Spoutnik, il a dessiné la chronique d'une jeunesse condamnée à l'impasse pour être née à la périphérie de la grande villle et, par là, de la réussite. As de la tronche plus qu'expressive et du dialogue sonnant vrai, il a dépeint avec le plus terrible réalisme et la plus grande tendresse ces prisonniers malgré eux des grandes tours d'habitation, dans leur quête d'amour, d'argent et de respect. Ancien prof d'éduc', il trouvait souvent la seule issue de ses histoires dans la pratique du sport (le foot, essentiellement). Mais entre éclairs de fierté et lueurs d'espoir, le futur demeurait généralement glauque.
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