Littérature sud-américaine - Buenos Aires, une ville rêvée
Le narrateur de ce roman, Bruno Cadogan, est un jeune universitaire américain. Il prépare une thèse sur le tango argentin. Buenos Aires et l'écrivain J. L. Borges se trouvent au coeur de sa recherche. Il désire surtout entendre de ses propres oreilles Julio Martel. Pour tous ceux qui ont eu la chance de l'entendre, cet homme est reconnu comme le plus grand chanteur vivant de tango. Toutefois, celui-ci refuse tout enregistrement et les lieux où il se présente sont disparates et imprévisibles.
Cadogan suit ses traces mais le manque constamment. Il se met en rapport avec ceux et celles qui le connaissent. Cependant, le grand chanteur demeure invisible. En menant sa quête, Cadogan découvre divers quartiers de Buenos Aires: le Retiro, l'ancien bordel où est né le tango, Palerme, le quartier italien. Il prend connaissance des séquelles de l'insurrection qui a secoué l'Argentine en 2001, alors que les présidents se sont succédé.
Guettant le moment où la voix unique de Martel finira par retentir, Cadogan fait le récit à la fois historique et actuel de Buenos Aires, une ville aux dimensions lumineuses ou opaques, nous entraînant dans des rues d'enchantement et des sous-sols qui servent comme lieux d'incarcération et de torture. Souvent, on a l'impression de se retrouver dans les labyrinthes de Borges, mais c'est une autre métropole que décrit Martinez.
Julio Martel meurt sans que Cadogan puisse le voir et encore moins l'écouter. Dans le séduisant et puissant roman de Martinez, il est la métaphore d'une ville joyeuse où l'on rêve d'écouter un tango qui nous échappe, comme pour nous rappeler que, dans cette ville, le drame et la tragédie font obstacle à un bonheur instantané qui est voué à demeurer imaginaire.
Collaborateur du Devoir
Cadogan suit ses traces mais le manque constamment. Il se met en rapport avec ceux et celles qui le connaissent. Cependant, le grand chanteur demeure invisible. En menant sa quête, Cadogan découvre divers quartiers de Buenos Aires: le Retiro, l'ancien bordel où est né le tango, Palerme, le quartier italien. Il prend connaissance des séquelles de l'insurrection qui a secoué l'Argentine en 2001, alors que les présidents se sont succédé.
Guettant le moment où la voix unique de Martel finira par retentir, Cadogan fait le récit à la fois historique et actuel de Buenos Aires, une ville aux dimensions lumineuses ou opaques, nous entraînant dans des rues d'enchantement et des sous-sols qui servent comme lieux d'incarcération et de torture. Souvent, on a l'impression de se retrouver dans les labyrinthes de Borges, mais c'est une autre métropole que décrit Martinez.
Julio Martel meurt sans que Cadogan puisse le voir et encore moins l'écouter. Dans le séduisant et puissant roman de Martinez, il est la métaphore d'une ville joyeuse où l'on rêve d'écouter un tango qui nous échappe, comme pour nous rappeler que, dans cette ville, le drame et la tragédie font obstacle à un bonheur instantané qui est voué à demeurer imaginaire.
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