Autant dire du soleil qu'il s'épuise
«Rien de ce que j'ai désiré dans ma vie ne m'a été inabordable: j'ai souvent réglé mes joies avec du sang». Panaït Istrati souhaitait voir cette phrase gravée dans le gel de sa pierre tombale. Le grand écrivain roumain est aujourd'hui ressuscité — il fut passionnément aimé puis oublié, comme il arrive souvent aux scribouilleurs qui ont adulé la vie au moins autant que la littérature — par les éditions Phébus et les bons soins de l'écrivaine Linda Lè. Eh oui, pendant que certains éditeurs pilonnent, d'autres réimpriment: ainsi les livres, ces «confessions pour vaincus», entrent-ils et sortent-ils de la mort, qui apparemment ne veut pas de certains écrivains.
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