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Chaque matin à NPR, la radio publique américaine, la voix de Garrison Keillor donne vie, d'un ton grave et suave, à un court poème qui s'élève ainsi d'un coup au-dessus de notre hiver trop chaud. Un poème livré pendant quelques secondes, comme une offrande pour mieux traverser «des temps difficiles», répète Keillor. Voilà une bonne idée que personne toutefois ne semble vouloir reprendre au pays des érables de Sa Majesté.
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Le titre, d'abord, intrigue: Charlotte before Christ. C'est le premier roman d'un blogueur et musicien de 26 ans: Alexandre Soublière. À peine sorti en librairie, ce livre crée l'événement, on comprend pourquoi.
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Encensé par les chroniqueurs de droite du Journal de Montréal, Pour en finir avec le gouvernemaman est un essai simpliste qui reprend bêtement tous les poncifs de la droite économique québécoise. Réalisatrice du documentaire L'illusion tranquille (2006), la citoyenne Joanne Marcotte conclut, encore une fois, dans ce livre, à la quasi-faillite de l'État québécois, qu'elle attribue aux programmes sociaux trop généreux et à la puissance des syndicats. Selon cette admiratrice de Denise Bombardier, Richard Martineau et Mario Roy, la souveraineté est un projet dépassé et les lois du travail sont «beaucoup trop contraignantes pour les entreprises privées». Marcotte propose donc de casser les syndicats, de réduire l'État à sa plus simple expression et de remettre aux individus le soin de s'en sortir par eux-mêmes. Méchant beau projet de société!