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Si vous vous attendez à lire une sorte d'Histoire de Pi tome deux, détrompez-vous. Le nouveau roman de Yann Martel n'a rien à voir avec son précédent, récompensé par le Man Booker Prize en 2002, traduit en 38 langues et vendu à 7 millions d'exemplaires.
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Le fait divers, surtout dans sa version sanglante et meurtrière, fascine. Les médias populaires en ont toujours fait leur nourriture principale, satisfaisant ainsi l'appétit d'un grand public qui en redemande. Pour un Pierre Bourdieu qui dénonce l'abus médiatique de «cette sorte de denrée élémentaire, rudimentaire de l'information qui est très importante parce qu'elle intéresse tout le monde sans tirer à conséquence et qu'elle prend du temps», on trouve un Roland Barthes qui explique cette fascination en notant que le fait divers «est structurellement une information totale et immanente, puisqu'il ne nécessite aucune connaissance de son avant et de son après pour être compris».
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Essayiste marginal dont les ouvrages ne sont pas conçus pour faire la manchette, Paul-Émile Roy est néanmoins l'auteur d'une œuvre relativement importante qui brille par sa constance. Défenseur de l'héritage catholique du Québec, souverainiste résolu et, surtout, champion d'une vie vécue avec la culture, aussi bien universelle que québécoise, Paul-Émile Roy se nourrit notamment de la pensée d'un Pierre Vadeboncœur, dont il offre une version vulgarisée et plus conservatrice.