Le retour de la reine de la télé

Véronique Cloutier aura pour premiers invités Hélène Bourgeois-Leclerc et Pierre-Yves Lord.
Photo: Radio-Canada Véronique Cloutier aura pour premiers invités Hélène Bourgeois-Leclerc et Pierre-Yves Lord.

En décembre dernier, Véronique Cloutier rayonnait de bonheur alors qu’elle recevait les journalistes dans le décor de 1res fois, émission de variétés carburant à la nostalgie, aux surprises, aux fous rires et aux émotions. Dans ses propos, aucune trace d’amertume quant au ratage de Votre beau programme. De son propre aveu, l’enthousiaste animatrice a mûri, a appris de cet échec et a amplement eu le temps de panser ses plaies.

C’est donc confiante en cette émission conçue par Pierre-Louis Laberge (Entrée principale, 2 hommes en or), avec qui elle travaille pour la première fois et qui coproduit l’émission avec KOTV, que Véronique Cloutier est apparue au studio 42. Il faut dire qu’elle y est comme un poisson dans l’eau : « Ça fait 20 ans que je suis à Radio-Canada et ça fait 20 ans que je fais mes émissions dans le studio 42, sauf mon talk-show qui était enregistré au studio 47. C’est comme mon sous-sol ! »

Réalisé par Daniel Vigneault (Fidèles au poste), 1res fois permettra à deux artistes invités de réparer une première fois, de revivre une première ou même de réaliser un fantasme. Dans le premier des treize épisodes, Hélène Bourgeois-Leclerc offrira ses excuses à son premier chum dans une reconstitution de leur bal de finissants et Pierre-Yves Lord, ému aux larmes, verra pour la première fois des images de son arrivée au Québec.

Plus tard dans la saison, Rémi-Pierre Paquet chantera sur la scène du Centre Bell avec la complicité de Gregory Charles et Marc Hervieux, tandis que Sonia Vachon refera la photo où elle tranche son gâteau de noces avec son mari, homme discret fuyant habituellement les caméras.

« On a deux émissions déjà enregistrées ; on en fait deux autres cette semaine et pour l’instant, je suis ravie du résultat. Je l’ai montré à quelques personnes ; les gens crient, rient. On ratisse très large dans l’émotion. Ce qu’on ressent quand le monde la regarde, c’est exactement ce que je voulais faire vivre. Je n’avais pas réussi à le faire l’an dernier avec Votre beau programme. Je suis persuadée que je ne revivrai pas ça et j’en suis très contente. »

Quelques mois de réflexion

Si l’animatrice a bien hâte que le public découvre 1res fois, elle ne cache pas le fait qu’elle a pris du temps avant de dire « oui » à Pierre-Louis Laberge lorsqu’il lui a présenté le concept au printemps dernier, suivant la suggestion de Dominique Chaloult, directrice générale de la Télévision de Radio-Canada. Elle s’excuse même d’avoir agi avec lui comme une fille qui vient de se séparer et qui lève le nez sur tous les prétendants qu’on lui suggère.

« Je savais que le concept marchait, mais je ne me sentais pas prête. Puis, je me suis fiée à mon instinct. Je savais que j’allais finir par y trouver mon plaisir, il fallait juste que je me laisse le temps. Pierre-Louis avait un concept, mais on a tous mis la main à la pâte. On l’a pimpé, en bon québécois, avec l’élément-surprise qui est très, très fort. Le fait de retrouver des gens, des objets prend beaucoup plus de place que sur papier. Ça nous ressemble, ça ne ressemble à rien d’autre. »

Ce n’est qu’en tournant le prépilote avec Élyse Marquis et Pierre Hébert, en août, dans le décor de Prière de ne pas envoyer de fleurs, que Véronique Cloutier a vraiment dit « oui » à 1res fois. Tournée devant public, l’émission de variétés lui permettra de renouer avec des musiciens en studio — ce qui lui avait manqué dans Votre beau programme.

Souhaitant ne pas marcher sur les plates-bandes des Enfants de la télé, il y aura peu d’extraits vidéo, sauf lorsque ceux-ci auront rapport avec une première fois. Hormis le premier bloc, où elle sort d’un coffre des objets liés à des premières fois de ses invités, qui revient à chaque épisode, l’émission reposera sur une structure fluide qui permettra plus de place pour les surprises, ce que Véronique Cloutier appelle le « facteur wow ».

Si le mot « émotion » est revenu souvent au cours de la rencontre, l’animatrice se défend de miser sur les larmes de ses invités : « Ce qu’on veut, c’est vivre toute la palette d’émotions et si l’artiste pleure, ça donne un beau moment et c’est le fun. »

1res fois

Radio-Canada, jeudi, 20 h

1 commentaire
  • Stéphane Laporte - Abonné 18 janvier 2018 14 h 55

    ?

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