Danse - Beau classique
Invité pour la première fois à Montréal par les Grands Ballets Canadiens (GBC), le Ballet de l'État de Bavière a livré une très belle performance du très classique Raymonda, dernière oeuvre de Marius Petipa, maître des ballets russes du XIXe siècle. Honnête et précise techniquement, la pièce manquait toutefois de cet éclat qui consacre les grands ballets.
Peu connu du public, ce ballet s'inscrit pourtant dans la lignée du Lac des Cygnes et de La Belle au bois dormant, aussi signés Petipa. Campé en Provence à l'époque médiévale des troubadours, Raymonda raconte le dilemme amoureux d'une comtesse. Fiancée au comte Jean de Brienne qui s'apprête à partir en croisade pour le roi de Hongrie, Raymonda tombe sous le charme érotique et exotique du prince sarrasin Abderakhman, invité à l'occasion de son anniversaire. Mais son fiancé tuera le rival en duel et regagnera le coeur de sa belle, guidé par le fantôme de la sainte patronne de la maison.
Si la problématique du triangle amoureux conserve toute son acuité, sa résolution (le croisé qui vainc le barbare) tend à simplifier à outrance une question raciale qu'on sait aujourd'hui avoir des ramifications complexes. Pourquoi ne pas avoir adapté le récit? Certes, la pièce remaniée par le chorégraphe Ray Barra a ainsi respecté voire les normes du genre (exotisme oriental, scène de rêve avec nymphes en tutus). Et c'était là le souhait de cette compagnie réputée pour son vaste répertoire, qui préserve les plus grands classiques tout en proposant des ballets plus contemporains.
De sa première présentation en 1898 au théâtre Marinsky de Saint-Pétersbourg à la récente version du Ballet de Bavière, le chorégraphe a tout de même su rehausser habilement certains éléments du ballet — la tension psychologique que vit la comtesse, les décors et costumes, bien équilibrés entre richesse et sobriété. Les amateurs de ballet classique y trouveront leur compte.
C'est la première fois que ce ballet est présenté intégralement à Montréal. Attrait incontestable de la soirée, l'orchestre des GBC était dans la fosse pour interpréter la musique du compositeur Alexandre Glazounov.
Peu connu du public, ce ballet s'inscrit pourtant dans la lignée du Lac des Cygnes et de La Belle au bois dormant, aussi signés Petipa. Campé en Provence à l'époque médiévale des troubadours, Raymonda raconte le dilemme amoureux d'une comtesse. Fiancée au comte Jean de Brienne qui s'apprête à partir en croisade pour le roi de Hongrie, Raymonda tombe sous le charme érotique et exotique du prince sarrasin Abderakhman, invité à l'occasion de son anniversaire. Mais son fiancé tuera le rival en duel et regagnera le coeur de sa belle, guidé par le fantôme de la sainte patronne de la maison.
Si la problématique du triangle amoureux conserve toute son acuité, sa résolution (le croisé qui vainc le barbare) tend à simplifier à outrance une question raciale qu'on sait aujourd'hui avoir des ramifications complexes. Pourquoi ne pas avoir adapté le récit? Certes, la pièce remaniée par le chorégraphe Ray Barra a ainsi respecté voire les normes du genre (exotisme oriental, scène de rêve avec nymphes en tutus). Et c'était là le souhait de cette compagnie réputée pour son vaste répertoire, qui préserve les plus grands classiques tout en proposant des ballets plus contemporains.
De sa première présentation en 1898 au théâtre Marinsky de Saint-Pétersbourg à la récente version du Ballet de Bavière, le chorégraphe a tout de même su rehausser habilement certains éléments du ballet — la tension psychologique que vit la comtesse, les décors et costumes, bien équilibrés entre richesse et sobriété. Les amateurs de ballet classique y trouveront leur compte.
C'est la première fois que ce ballet est présenté intégralement à Montréal. Attrait incontestable de la soirée, l'orchestre des GBC était dans la fosse pour interpréter la musique du compositeur Alexandre Glazounov.
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