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    Danse

    L’école supérieure de ballet reluque le Grand Séminaire

    25 000 $ sont attribués pour étudier la possibilité de déménager dans l’immeuble patrimonial

    26 janvier 2017 |Catherine Lalonde | Danse
    Le Grand Séminaire a été signé par l’architecte John Ostell et construit entre 1854 et 1857.
    Photo: Michaël Monnier Le Devoir Le Grand Séminaire a été signé par l’architecte John Ostell et construit entre 1854 et 1857.

    Est-ce un cycle où la danse se cherche des murs ? Alors que l’Espace Danse de l’édifice Wilder commence à être investi et que la Maison pour la danse de Québec continue d’être pensée, l’École supérieure de ballet du Québec (ESB) annonçait mercredi étudier la possibilité de déménager dans l’immeuble patrimonial du Grand Séminaire, rue Sherbrooke Ouest à Montréal.

     

    La Ville de Montréal et le ministère de la Culture et des Communications ont conjointement accordé 25 000 $ à l’ESB afin de financer « une étude d’adéquation entre les espaces disponibles au Grand Séminaire de Montréal et les besoins » de l’école, indiquait le communiqué.

     

    « On est à l’étape de l’étude de faisabilité pour une occupation de l’aile ouest du bâtiment. Il y a longtemps qu’on a besoin d’espaces plus appropriés », a précisé la directrice adjointe, communications et relations publiquesn de l’ESB, Lili Marin.

     

    Sise actuellement rue Saint-Denis, dans un édifice dont elle est propriétaire, l’ESB louait une part de sa superficie aux Grands Ballets canadiens de Montréal. Si ces derniers emménageront dans l’Espace Danse Wilder en 2017, l’espace continuera à faire défaut à l’ESB. Manquent encore deux ou trois studios de danse, pour accueillir les 136 étudiants de la formation professionnelle, ainsi que les 1000 enfants des cours créatifs et préparatoires au programme professionnel, et un lieu plus adéquat pour la Bibliothèque de la danse Vincent-Warren, la plus importante collection du genre au pays, qui ne peut actuellement se déployer entièrement.

     

    « Le Grand Séminaire nous a été proposé par le ministère de la Culture, explique Mme Marin. En tant qu’école de danse, on arrive avec plusieurs contraintes : on a besoin d’une bonne hauteur de plafond, de planchers particuliers [résilients, qui permettent un amortissement plus sain pour le corps lors des sauts et chutes] et de neuf studios. On en a six actuellement. »

    Côté patrimoine

     

    Le Grand Séminaire a été signé par l’architecte John Ostell et construit entre 1854 et 1857. La compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice en est propriétaire, et l’Institut de formation théologique de Montréal s’y trouve encore.

     

    « C’est un bâtiment qui a depuis très longtemps une vocation mixte : aussi sportive, collégiale et culturelle, puisque ça a servi à certaines émissions de Radio-Canada, rappelle le directeur des politiques d’Héritage Montréal, Dinu Bumbaru. Il n’était pas spontanément associé à ce genre de vocation d’usage, mais pourquoi pas ? C’est une bonne idée. J’espère seulement qu’on s’attardera à travailler l’adéquation au génie du lieu. Il ne s’agit pas de faire une boîte pour la danse dans un bâtiment qui est éminemment patrimonial, et qui fait partie d’un ensemble. Et j’espère qu’on ne compte pas seulement sur des projets à la pièce pour l’avenir du Grand Séminaire », interroge en conclusion M. Bumbaru.













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