Musique chorégraphique - De l'audace dans la simplicité
Chorégraphie fixe et musique silencieuse se rencontrent avec une simplicité fascinante dans Both Sitting Duet, un projet qui réunit le chorégraphe britannique Jonathan Burrows et le compositeur italien Matteo Fargion.
On n'aura jamais vu autant de déclinaisons diverses de gestes effectués seulement avec les bras et les mains, ni entendu autant de notes et de rythmes dans le silence.
Comme le titre l'indique (Duo assis), la mise en espace se limite à deux chaises auxquelles resteront presque confinés les deux interprètes. Il n'y a pas de musique, et la lumière est sobre. Mais ces contraintes n'en sont pas vraiment puisqu'elles laissent alors toute la place à la musique des corps de ce duo, où les deux artistes incarnent à la fois le corps et l'instrument, la danse et la musique.
Fargion et Burrows entrent en scène et s'assoient face au public et légèrement tournés l'un vers l'autre. Ils déposent devant eux leur notes — on découvrira à la fin qu'elles sont musicales pour l'un, chorégraphiques pour l'autre — et amorcent leur duo silencieux de mouvements de mains et de bras qui finissent par engager tout le corps. Qu'ils frappent, glissent leurs mains sur leurs cuisses ou balaient l'espace de leur bras, on discerne des motifs répétés, décalés ou superposés dans leurs gestes. On y reconnaît alors — on entend presque — des rythmes et des tempos, des qualités sonores. Bref, une véritable partition musicale surgit de la partition chorégraphique et vice-versa.
Both Sitting Duet rappelle Musique de table du Belge Thierry de Mey, sauf que la musique audible de celle-ci reste à imaginer dans celle-là. Parce qu'elle met en scène danse et musique sans qu'on puisse dire à laquelle des deux disciplines elle appartient vraiment, la pièce est un bel exemple de l'éclatement (ou carrément de la futilité) des frontières entre les arts. On comprend mieux alors ce qu'on entend par une danse élargie où tout est possible.
Génie de l'audace et la simplicité, Burrows revient sur scène ce soir dans Weak Dance Strong Questions, en compagnie, cette fois, d'un metteur en scène de l'heure aux Pays Bas, Jan Ritsema.
On n'aura jamais vu autant de déclinaisons diverses de gestes effectués seulement avec les bras et les mains, ni entendu autant de notes et de rythmes dans le silence.
Comme le titre l'indique (Duo assis), la mise en espace se limite à deux chaises auxquelles resteront presque confinés les deux interprètes. Il n'y a pas de musique, et la lumière est sobre. Mais ces contraintes n'en sont pas vraiment puisqu'elles laissent alors toute la place à la musique des corps de ce duo, où les deux artistes incarnent à la fois le corps et l'instrument, la danse et la musique.
Fargion et Burrows entrent en scène et s'assoient face au public et légèrement tournés l'un vers l'autre. Ils déposent devant eux leur notes — on découvrira à la fin qu'elles sont musicales pour l'un, chorégraphiques pour l'autre — et amorcent leur duo silencieux de mouvements de mains et de bras qui finissent par engager tout le corps. Qu'ils frappent, glissent leurs mains sur leurs cuisses ou balaient l'espace de leur bras, on discerne des motifs répétés, décalés ou superposés dans leurs gestes. On y reconnaît alors — on entend presque — des rythmes et des tempos, des qualités sonores. Bref, une véritable partition musicale surgit de la partition chorégraphique et vice-versa.
Both Sitting Duet rappelle Musique de table du Belge Thierry de Mey, sauf que la musique audible de celle-ci reste à imaginer dans celle-là. Parce qu'elle met en scène danse et musique sans qu'on puisse dire à laquelle des deux disciplines elle appartient vraiment, la pièce est un bel exemple de l'éclatement (ou carrément de la futilité) des frontières entre les arts. On comprend mieux alors ce qu'on entend par une danse élargie où tout est possible.
Génie de l'audace et la simplicité, Burrows revient sur scène ce soir dans Weak Dance Strong Questions, en compagnie, cette fois, d'un metteur en scène de l'heure aux Pays Bas, Jan Ritsema.
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