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Danse - Superbe communion des gestes musicaux et chorégraphiques

14 mars 2013 | Frédérique Doyon | Danse

Les Gestes

Chorégraphe: Isabelle Van Grimde

Compositeurs : Sean Ferguson, Marlon Schumacher, Créé avec et dansé par : Sophie Breton, Soula Trougakos.Créé avec et joué par : Elinor Frey (violoncelle), Marjolaine Lambert (violon).

À l’Agora de la danse jusqu’au 16 mars

Voilà un travail de recherche et de création abouti. Avec Les Gestes, la chorégraphe Isabelle Van Grimde orchestre une expérience sensorielle dépassant le simple dialogue entre danse et musique, entre corps et instrument, entre design technique et artistique.

Grâce à une collaboration de trois ans avec le CIRMMT (Centre de Recherche Interdisciplinaire en Musique, Médias et Technologie), des instruments numériques inventés sont manipulés ou greffés au corps des danseuses. Des harmonies éthérées mais jamais trop froides ou cérébrales en émanent, selon l’axe et les courbes des mouvements et frottements que leur impriment les interprètes et les musiciennes. Auxquelles s’enchevêtrent les partitions contemporaines d’un violon et d’un violoncelle.


Sur la scène ouverte sur quatre côtés, qui servira de toile à des projections géométriques magnifiques, les instruments inventés - chenille vertébrale, arcs aux formes de côtes et de visières - reposent au sol, lumineux, brillant dans le noir telles des pierres précieuses. Une danseuse presque nue tâte l’un d’eux, tel un animal explorant un corps étranger, puis s’y love, l’effleure ou se l’attache au dos, déclenchant en dansant des harmonies étranges.


La chair et les mouvements au sol, légèrement félins ou chevalins, enveloppent les sonorités abyssales, inscrivant un rapport intime, voire primal avec les instruments du futur.


Au tableau suivant, musiciennes et danseuses se confondent avec les sonorités qu’elles déclenchent. Quand elles reviennent munies de leur violon et violoncelle, le titre de l’oeuvre prend son sens: il s’agit d’une superbe communion des gestes - ceux des corps (qui dansent et musicien), ceux des sons aussi. Car on assiste enfin à une pièce dont l’apport technologique est à la fois lisible et poétique: il donne à voir la musique et à entendre la danse. Si on sent brièvement les limites chorégraphiques qu’impose l’attirail, on se rend vite compte que l’intérêt se situe au-delà de la seule chorégraphie, dans le lieu entre le mouvement musical et dansant.

 
 
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