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Danse - Ondes humaines

21 février 2013 | Frédérique Doyon | Danse

Fluide

De : Harold Rhéaume. Par : Marilou Castonguay, Jean-François Légaré, Brice Noeser, Alexandre Parenteau, Esther Rousseau-Morin, Georges-Nicolas Tremblay, Arielle Warnke St-Pierre. À l’Agora de la danse jusqu’au 22 février, dans le cadre du Festival Montréal en Lumière.

Le chorégraphe de Québec, Harold Rhéaume, a vraiment l’art de faire danser les zones invisibles de l’esprit et du coeur. Fluide trace une fresque mouvante des états d’âme et des émotions qui lient les humains entre eux.

Sept danseurs s’élancent dans une danse quasi sans répit qui ressemble à une vague et à son ressac, ou à une respiration, tous animés d’une même énergie. Leurs humeurs individuelles (petites mélancolies, tourments perturbateurs, sollicitudes) se propagent au groupe à travers le fil du mouvement. Telle une danse des phéromones humaines.


Ils forment un corps social, tissu vivant que la figure d’un individu isolé viendra rompre par brefs moments. Celui-ci devient alors le point focal, le souffre-douleur, le réceptacle ou le détonateur des émotions. Mais c’est la cohésion du groupe, son esprit de meute qui l’emporte toujours, décuplant la force de résilience humaine.


La production repose entièrement sur le rapport étroit de la danse, architecture chorégraphique ciselée - quoique moins bien rendue par certains interprètes encore verts -, à l’espace et à la musique (signée Simon Elmaleh). L’approche est toute simple et formelle, presque trop pour le regard de la critique, habituée aux écritures plus éclatées, mais néanmoins superbe. Le mouvement voyage presque sans répit des mains aux corps et dans tout l’espace de la scène telle une onde.


Une structure en fond de scène traverse de cour à jardin, comme un long banc dans les cavités duquel se logent parfois les danseurs. Elle reste trop peu exploitée alors qu’elle attire le regard comme une ligne d’horizon, accentuée par les images photographiques presque abstraites qui y sont projetées.


Ou serait-elle simplement de trop, belle scénographie (signée Bernard White) dont les lignes droites, épurées ont si peu à voir avec l’architecture plutôt rhizomique des états humains ?

 
 
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