Quelques points de repère en 2013
Toutes générations unies, la maestria des femmes domine la saison hivernale. L’Agora de la danse accueille pour la première fois la jeune chorégraphe Karine Denault. Moins visible sur la scène des récentes saisons, elle était très active derrière le rideau du Festival TransAmériques à titre de conseillère artistique depuis 2010. Elle crée Pleasure Dome, où trois danseuses rencontrent les trois musiciens de la formation K.A.N.T.N.A.G.A.N.O., du 6 au 9 février.
À l’autre bout du spectre générationnel, la soliste Margie Gillis partage à nouveau la scène dans The Light Between, avec les danseurs Holly Bright et Marc Daigle, dans une scénographie modulaire concoctée par le peintre de Randal Newman. À la Cinquième Salle de la Place des Arts, du 26 au 30 mars.
Le talent masculin se montrera tout de même le bout du nez, notamment du 20 au 23 à l’Agora de la danse, qui reçoit à nouveau le Sino-Canadien Wen Wei Wang. Sa nouvelle pièce Seventh Sense aborde la tension entre autonomie et soumission dans les rapports humains.
En 2011, son univers « onirique, beau comme un cauchemar » a ravi ma collègue Catherine Lalonde. L’Allemand Stephan Thoss récidive avec une création intégrale pour les Grands Ballets canadiens du 16 au 25 mai au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts : Rêve.
Deux compagnies visitent le Québec pour la première fois à l’instigation de Danse Danse. De la Norvège, la troupe con-temporaine Carte blanche propose Corps de Walk sur la tension entre l’individu et le collectif, cosigné par Gai Behar et Sharon Eyal, ex-protégée de l’Israélien Ohad Naharin, dont on a déjà vu la pièce Bertolina à Montréal en 2007. Le collectif punk rock néerlandais T.R.A.S.H. s’amène avec deux pièces de danse-théâtre très physique sur la scène de la Cinquième Salle du 5 au 9 mars. D’un coup de fouet à l’autre…








