L'automne des solos
Daniel Léveillé, Anne Plamondon et Crystal Pite mènent la prochaine saison de l’Agora de la danse
La figure du solo dominera l’automne à l’Agora de la danse. Quatre des six artistes présentés ont choisi la petite forme comme écrin de leur dernière création. Les nouveaux crus de Crystal Pite et de Cas public complètent la mouture 2012.
Même si bâtir une programmation compte sa part de hasards, « il y a eu une volonté de réunir les solos dans la même période pour jeter un regard sur l’interprète », expliquait hier Francine Bernier, directrice générale de l’Agora de la danse. Une table ronde réunira d’ailleurs différents chorégraphes et interprètes sur ce thème, le 18 septembre.
Ses solos se retrouvent souvent « déguisés » puisque la danse vient rarement seule.
C’est le cas chez Marc Boivin, danseur émérite qui partagera la scène avec le Quatuor Bozzini pour sa seconde chorégraphie, Une idée sinon vraie, en octobre. Idem pour le soliste Paul-André Fortier qui, après avoir fait dialoguer son Solo 30 X 30 avec la littérature, croisera sa danse avec l’archet indomptable de Malcolm Goldstein dans Vertiges en novembre.
Même s’ils sont cinq danseurs à le porter, le solo se retrouve aussi au cœur du nouvel opus de Daniel Léveillé, Solitudes solo, dont la grande première a dû être annulée au tout récent Festival TransAmériques pour cause de blessure chez ses danseurs. Il s’agit d’un retour à l’essence de la danse pour le chorégraphe d’Amour, acide et noix.
La lumineuse interprète Anne Plamondon a aussi choisi cette petite forme pour sa première chorégraphie signée. Les mêmes yeux que toi explore la réalité trouble de la maladie mentale.
Mais c’est plutôt en duos, signés Hélène Blackburn et Pierre Lecours, que débutera la saison en septembre. Duels explore la dualité, le conflit et le couple. À mi-parcours, en octobre, place au génie chorégraphique de Crystal Pite avec The Tempest Replica, inspiré de La tempête de Shakespeare.
De plus jeunes écritures prendront le dessus en 2013, avec notamment Marie Béland, Karine Denault et Karine Ledoyen.








