Danse - Vitrine québécoise à... Toronto!
À retenir
-
Four at the Winch
Du 23 au 25 février et du 1er au 3 mars au Winchester Street Theatre
Si proche, si loin. La création chorégraphique québécoise ne franchit pas très souvent la frontière des autres provinces canadiennes. Les deux solitudes hantent-elles aussi la danse?
«C'est plutôt une question de structure de circuits de tournée et de budget», croit le directeur artistique du Toronto Dance Theater (TDT), qui accueille en ce moment quatre chorégraphes québécois en résidence de création. Car ce n'est surtout pas faute de talent si le Québec brille par son absence.
«Il y a tellement de travail exaltant qui se fait à Montréal en ce moment!», s'exclame au bout du fil le chorégraphe, qui vient régulièrement présenter ses oeuvres dans la métropole.
C'est justement pour témoigner de ce foisonnement créatif que le TDT propose cette semaine une édition toute québécoise de son rendez-vous annuel Four at the Winch, vitrine offrant quatre courtes pièces de créateurs d'horizons différents. La fournée 2012 a même été rebaptisée Four at the Winch Quebec pour l'occasion. Une première en quelque 12 années d'existence.
Les chorégraphes Lina Cruz, Deborah Dunn, Estelle Clareton et le plus jeune Jean-Sébastien Lourdais iront donc répandre la bonne danse québécoise sur la scène de la rue Winchester, partagée par la troupe et l'école du TDT.
«Je choisis des artistes dont le travail est à la fois stimulant pour la communauté de la danse et pour les spectateurs», indique M. House. Car la série Four at the Winch a le double mandat de développer le public et d'exposer les 12 danseurs de la compagnie à d'autres écritures chorégraphiques.
Dans les années 1980-1990, quand la danse d'ici s'affirmait follement, Toronto accueillait les Ginette Laurin et Paul-André Fortier. Après le raz-de-marée, ce fut le calme plat. «Depuis 10 ans, la danse québécoise est moins présente ici», souligne M. House, qui rappelle que la principale scène contemporaine de Toronto, le Harbourfront Center, a aboli une série de spectacles desservant bien la danse du Québec.
Pourtant, après l'explosion des années 1980-1990, la danse d'ici s'est intensément diversifiée. Les quatre Québécois invités à Toronto, qui chevauchent plusieurs générations de chorégraphes — ceux qui se sont déployés depuis, pas toujours aussi facilement que leurs aînés, faute de ressources et de structures — en témoigneront avec la physicalité, l'humour et la singularité qui caractérisent leur travail.
***
Pour voir comment les chorégraphes québécois se présentent chez les voisins ontariens
«C'est plutôt une question de structure de circuits de tournée et de budget», croit le directeur artistique du Toronto Dance Theater (TDT), qui accueille en ce moment quatre chorégraphes québécois en résidence de création. Car ce n'est surtout pas faute de talent si le Québec brille par son absence.
«Il y a tellement de travail exaltant qui se fait à Montréal en ce moment!», s'exclame au bout du fil le chorégraphe, qui vient régulièrement présenter ses oeuvres dans la métropole.
C'est justement pour témoigner de ce foisonnement créatif que le TDT propose cette semaine une édition toute québécoise de son rendez-vous annuel Four at the Winch, vitrine offrant quatre courtes pièces de créateurs d'horizons différents. La fournée 2012 a même été rebaptisée Four at the Winch Quebec pour l'occasion. Une première en quelque 12 années d'existence.
Les chorégraphes Lina Cruz, Deborah Dunn, Estelle Clareton et le plus jeune Jean-Sébastien Lourdais iront donc répandre la bonne danse québécoise sur la scène de la rue Winchester, partagée par la troupe et l'école du TDT.
«Je choisis des artistes dont le travail est à la fois stimulant pour la communauté de la danse et pour les spectateurs», indique M. House. Car la série Four at the Winch a le double mandat de développer le public et d'exposer les 12 danseurs de la compagnie à d'autres écritures chorégraphiques.
Dans les années 1980-1990, quand la danse d'ici s'affirmait follement, Toronto accueillait les Ginette Laurin et Paul-André Fortier. Après le raz-de-marée, ce fut le calme plat. «Depuis 10 ans, la danse québécoise est moins présente ici», souligne M. House, qui rappelle que la principale scène contemporaine de Toronto, le Harbourfront Center, a aboli une série de spectacles desservant bien la danse du Québec.
Pourtant, après l'explosion des années 1980-1990, la danse d'ici s'est intensément diversifiée. Les quatre Québécois invités à Toronto, qui chevauchent plusieurs générations de chorégraphes — ceux qui se sont déployés depuis, pas toujours aussi facilement que leurs aînés, faute de ressources et de structures — en témoigneront avec la physicalité, l'humour et la singularité qui caractérisent leur travail.
***
Pour voir comment les chorégraphes québécois se présentent chez les voisins ontariens
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

