Libre opinion - Oui à l'eldorado !
Marc Boivin - Président du Regroupement québécois de la danse, interprète, chorégraphe et enseignant
14 avril 2011
Danse
Alors que nous sommes en train de mettre le point final au manuscrit du Plan directeur de la danse professionnelle au Québec, qui sera lancé le 2 juin prochain, l'article publié dans Le Devoir du 8 avril dernier par Catherine Lalonde, «Quand Montréal était l'eldorado de la danse», arrive à point nommé.
Il nous permet d'avancer quelques-unes des propositions d'avenir contenues dans ce Plan directeur, en réponse aux problèmes et aux enjeux longuement discutés et réfléchis par la communauté de la danse dans le cadre des Grands Chantiers de la danse. S'il est vrai que le financement public n'a pas suivi le développement de la danse, d'où les problèmes structurels qui affectent toutes les composantes du secteur, les solutions ne sauraient se trouver aussi simplement qu'en coupant ici pour donner là.
De la même façon qu'une problématique aussi complexe, qui interpelle au premier chef tous les acteurs de la communauté de la danse et les pouvoirs publics, ne saurait trouver dans un article de quelque 900 mots l'espace nécessaire pour en exposer clairement tous les éléments.
Dans le Plan directeur que nous nous apprêtons à rendre public, et qui propose nombre d'actions et de moyens à mettre de l'avant pour que la danse se déploie dans toutes ses dimensions: artistique, organisationnelle, publique, territoriale et disciplinaire, la vision de développement qu'il préconise est systémique. En d'autres mots, la danse doit être prise comme un tout plus grand et plus fort que l'ensemble de ses parties, par ailleurs indissociables les unes des autres.
Si l'une d'entre elles est négligée, c'est l'ensemble du système qui est mis en déséquilibre. Et l'histoire de la danse tend à prouver que plus les interventions se font ciblées en faveur d'une des composantes de la chaîne de production ou d'une catégorie de professionnels au détriment des autres, plus le système devient dysfonctionnel, contre-productif.
Dans une perspective d'un meilleur avenir pour la danse professionnelle au Québec, et pourquoi pas d'un nouvel eldorado pour la danse, ce à quoi tous aspirent dans le milieu, les interventions doivent être globales et concertées, de même que les investissements financiers doivent être importants et durables. Car tous et toutes dans le milieu peuvent témoigner des effets pervers d'une insuffisance de fonds généralisée et inacceptable.
Rappelons, enfin, que le Plan directeur de la danse professionnelle au Québec est le résultat d'une démarche exemplaire de mobilisation et de concertation du milieu, tous secteurs et générations réunis, dans le cadre des Grands Chantiers de la danse dont un des points culminants fut la tenue des Seconds états généraux de la danse en avril 2009.
À la clôture de cette assemblée plénière, où plus d'une centaine de propositions et solutions d'avenir étaient retenues, plus de 200 professionnels de la danse ont adopté en bloc une déclaration d'intentions dans laquelle tous prenaient, parmi bien d'autres engagements, celui de la solidarité, du partage de ressources entre les générations, de la responsabilisation individuelle et collective dans l'amélioration des conditions de vie et de pratique des artistes et des travailleurs et celui de la saine émulation plutôt que le chacun-pour-soi.
***
Marc Boivin - Président du Regroupement québécois de la danse, interprète, chorégraphe et enseignant
Il nous permet d'avancer quelques-unes des propositions d'avenir contenues dans ce Plan directeur, en réponse aux problèmes et aux enjeux longuement discutés et réfléchis par la communauté de la danse dans le cadre des Grands Chantiers de la danse. S'il est vrai que le financement public n'a pas suivi le développement de la danse, d'où les problèmes structurels qui affectent toutes les composantes du secteur, les solutions ne sauraient se trouver aussi simplement qu'en coupant ici pour donner là.
De la même façon qu'une problématique aussi complexe, qui interpelle au premier chef tous les acteurs de la communauté de la danse et les pouvoirs publics, ne saurait trouver dans un article de quelque 900 mots l'espace nécessaire pour en exposer clairement tous les éléments.
Dans le Plan directeur que nous nous apprêtons à rendre public, et qui propose nombre d'actions et de moyens à mettre de l'avant pour que la danse se déploie dans toutes ses dimensions: artistique, organisationnelle, publique, territoriale et disciplinaire, la vision de développement qu'il préconise est systémique. En d'autres mots, la danse doit être prise comme un tout plus grand et plus fort que l'ensemble de ses parties, par ailleurs indissociables les unes des autres.
Si l'une d'entre elles est négligée, c'est l'ensemble du système qui est mis en déséquilibre. Et l'histoire de la danse tend à prouver que plus les interventions se font ciblées en faveur d'une des composantes de la chaîne de production ou d'une catégorie de professionnels au détriment des autres, plus le système devient dysfonctionnel, contre-productif.
Dans une perspective d'un meilleur avenir pour la danse professionnelle au Québec, et pourquoi pas d'un nouvel eldorado pour la danse, ce à quoi tous aspirent dans le milieu, les interventions doivent être globales et concertées, de même que les investissements financiers doivent être importants et durables. Car tous et toutes dans le milieu peuvent témoigner des effets pervers d'une insuffisance de fonds généralisée et inacceptable.
Rappelons, enfin, que le Plan directeur de la danse professionnelle au Québec est le résultat d'une démarche exemplaire de mobilisation et de concertation du milieu, tous secteurs et générations réunis, dans le cadre des Grands Chantiers de la danse dont un des points culminants fut la tenue des Seconds états généraux de la danse en avril 2009.
À la clôture de cette assemblée plénière, où plus d'une centaine de propositions et solutions d'avenir étaient retenues, plus de 200 professionnels de la danse ont adopté en bloc une déclaration d'intentions dans laquelle tous prenaient, parmi bien d'autres engagements, celui de la solidarité, du partage de ressources entre les générations, de la responsabilisation individuelle et collective dans l'amélioration des conditions de vie et de pratique des artistes et des travailleurs et celui de la saine émulation plutôt que le chacun-pour-soi.
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Marc Boivin - Président du Regroupement québécois de la danse, interprète, chorégraphe et enseignant
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