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    Performance

    Edgy Women: le splash d'Annie Sprinkle

    19 mars 2011 |Catherine Lalonde | Danse
    Annie Sprinkle<br />
    Photo: Source Edgy Women Annie Sprinkle
    Cette année, Edgy Women éparpille, du 19 mars au 3 avril, ses neuf événements sur presque autant de lieux. On y trouve, chaque année, du pire et du meilleur, de la revendication et de la subversion, de l'extrêmement efficace et des ratés. Le but? Toujours le même: être politique et ludique, féministe et amusant, engagé, artistique et «sur le party».

    Les risques à prendre

    À la Sala Rossa, l'ex-vedette du porno, ex-prostituée, ex-artiste du spéculum, spécialiste en masturbation Annie Sprinkle propose, avec sa conjointe Elizabeth Stephens, une performance d'«écosexualité». Y feront-elles l'amour aux arbres, dans leur vision, annoncée provocante, de sexécologie?

    La soirée Adventures of the Love Art Lab débutera d'abord par un duo de contorsionnistes nues. Rien de moins. Sprinkle et Stephens offrent également, hors murs, Sidewalk Sex Clinic, une conférence éducative «plus courrier du cul que courrier du coeur», précise Mélissa Guay, des communications du studio 303, où les deux performeuses sexuelles répondront en compagnie d'experts aux questions du public sur le sexe.

    Est-ce Annie Sprinkle qui splashe ou sa présence qui donne une programmation plus poussée sur le sexe que d'habitude? À Tangente, le programme triple X 3 laisse anti-cool du Japon, Leslie Baker de Montréal et Narcissister de Brooklyn aborder respectivement les émotions obligatoires, le harcèlement sexuel et le strip-tease. Au théâtre MainLine, Mia van Leeuwen, Nathalie Claude et Danielle Lecourtois se demandent — soyons prévenus — quelles sont les limites à ne pas dépasser. Claude et Lecourtois lancent ainsi un conte extraterrestre folklorique, un «théâtre psychédélique et rituel», suivi par Le Petit Mort, où van Leeuwen nous promet une méchante cuite, de celles, sales, dignes de Georges Bataille, qui finissent tous boyaux tordus.

    Karen Sherman, de son côté, revisite le roller derby et mêle à son Slippery, donné sur des patinoires de Montréal, danse expérimentale, patins, compétitions et performances.

    À La Centrale, quatre performeuses sont réunies autour de la construction de l'identité pour la soirée Imagined Spaces, Lost Objects. Quelles sont les traces qui restent dans la mémoire et dans le corps? s'y demanderont-elles. Janine Elsenäecher de Berlin, Amalie Atkins et Laura Margita de Saskatoon, ainsi que Julianna Barabas de Calgary se poseront aussi la question en table ronde.

    Soulignons que toute la programmation se déploie à la Sala Rossa, à La Centrale, à Tangente, au théâtre MainLine, à la galerie FOFA, à l'aréna Saint-Louis et à l'aréna Père-Marquette; on la retrouvera sur www.edgywomen.ca... et que la fête Edgy Boum clôturera le tout au théâtre MainLine, en plus des quelques lancements de livres et partys qui ponctuent la semaine.












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