Lettres - Mosaïque culturelle
Dans le cadre de la Biennale de Venise se tient présentement, du 26 mai au 12 juin, le 7e Festival international de danse contemporaine. Les plus grandes troupes de danse du Québec y ont été invitées, notamment celles de Marie Chouinard, José Navas, Daniel Léveillé et les Grands Ballets canadiens de Montréal, confirmant ainsi le niveau international atteint par le milieu de la danse au Québec.
Dans la brochure produite par le gouvernement du Québec, intitulée «Québec on center stage in Venice / Il Québec in prima fila a Venezia», disponible à l'intention des festivaliers, notre ministre de la Culture écrit: «[...] Québec has adopted an international policy that gives an important place to culture by recognizing both its social and economic contribution. In this era of the global village, the crossover that arises from cultural exchanges enriches humanity's artistic heritage. We have a piece to add to this vast mosaic and we want to be visible the world over.»
Le texte est en anglais et en italien, comme toute la brochure d'ailleurs. Quelle est cette «piece» que nous avons à ajouter à cette vaste mosaïque si nous n'affichons même pas notre identité culturelle? À quoi servent tous ces efforts pour rayonner dans le monde si c'est pour le faire en anglais et en italien seulement?
Mais finalement, quelle définition Mme St-Pierre donne-t-elle de la culture si, celle qu'elle fait connaître au monde, est détachée de notre identité?
***
Jacques Beaumier - Venise, Italie, le 3 juin 2010
Dans la brochure produite par le gouvernement du Québec, intitulée «Québec on center stage in Venice / Il Québec in prima fila a Venezia», disponible à l'intention des festivaliers, notre ministre de la Culture écrit: «[...] Québec has adopted an international policy that gives an important place to culture by recognizing both its social and economic contribution. In this era of the global village, the crossover that arises from cultural exchanges enriches humanity's artistic heritage. We have a piece to add to this vast mosaic and we want to be visible the world over.»
Le texte est en anglais et en italien, comme toute la brochure d'ailleurs. Quelle est cette «piece» que nous avons à ajouter à cette vaste mosaïque si nous n'affichons même pas notre identité culturelle? À quoi servent tous ces efforts pour rayonner dans le monde si c'est pour le faire en anglais et en italien seulement?
Mais finalement, quelle définition Mme St-Pierre donne-t-elle de la culture si, celle qu'elle fait connaître au monde, est détachée de notre identité?
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Jacques Beaumier - Venise, Italie, le 3 juin 2010
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