Danse - La loi de Murphy
À retenir
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Cible de Dieu
- De et avec Jacques Poulin-Denis.
- À Tangente, jusqu'au 22 novembre
The show must go on: le spectacle est le lieu des apparences, où l'interprète cache son effort, ses bévues, ravale et souris. Dans Cible de Dieu, Jacques Poulin-Denis expose les travers de la représentation en campant un équilibriste salement, mais salement affligé par la loi de Murphy.
Le micro et la musique lâchent, le décor se rebiffe et de malchance en malchance le personnage de Cible de Dieu insiste, avec un acharnement délirant, à vouloir exécuter son numéro. À travers ses bévues, qui font pouffer, il perd des pelures. Lapsus, absences et gaffes sont livrés avec une juste dose de cabotinage et de sensibilité. Poulin-Denis parle de la difficulté de la représentation et de la difficulté de la résilience. De l'usure et de la fatigue de se relever, de recommencer. Pour ce faire, deux temps : d'abord ce one-man show volontairement raté, qui tient du théâtre, s'adresse directement au public et utilise efficacement les ressorts comiques. Ensuite le lieu intime, amené par un violent éclairage frontal, où danse et musique expriment la bataille contre le destin. Plus de traces de maladresses alors dans le corps, fluide et captivant.
Le charisme de Poulin-Denis cimente la pièce. L'humanité attachante qu'il injecte à son personnage polit les imperfections: Cible de Dieu pourrait être resserré, la gestuelle et l'éclairage sont parfois plus anecdotiques que nécessaires, la pièce pêche par excès de «gag de danseurs». Mais il est bon et rare de rire ainsi dans une salle de danse.
En première partie, un extrait de Practices: Tempo. Caroline Laurin-Beaucage, Ivana Milicevic et Lucie Vigneault sont à l'unisson dans une gestuelle carrée empruntée aux échauffements physiques, livrée à un rythme butoh. Les petites différences, les détails se mettent ainsi à saillir, jusqu'à l'ironie finale. Une étude pertinente mais aride, qui montre une autre facette du chorégraphe.
Le micro et la musique lâchent, le décor se rebiffe et de malchance en malchance le personnage de Cible de Dieu insiste, avec un acharnement délirant, à vouloir exécuter son numéro. À travers ses bévues, qui font pouffer, il perd des pelures. Lapsus, absences et gaffes sont livrés avec une juste dose de cabotinage et de sensibilité. Poulin-Denis parle de la difficulté de la représentation et de la difficulté de la résilience. De l'usure et de la fatigue de se relever, de recommencer. Pour ce faire, deux temps : d'abord ce one-man show volontairement raté, qui tient du théâtre, s'adresse directement au public et utilise efficacement les ressorts comiques. Ensuite le lieu intime, amené par un violent éclairage frontal, où danse et musique expriment la bataille contre le destin. Plus de traces de maladresses alors dans le corps, fluide et captivant.
Le charisme de Poulin-Denis cimente la pièce. L'humanité attachante qu'il injecte à son personnage polit les imperfections: Cible de Dieu pourrait être resserré, la gestuelle et l'éclairage sont parfois plus anecdotiques que nécessaires, la pièce pêche par excès de «gag de danseurs». Mais il est bon et rare de rire ainsi dans une salle de danse.
En première partie, un extrait de Practices: Tempo. Caroline Laurin-Beaucage, Ivana Milicevic et Lucie Vigneault sont à l'unisson dans une gestuelle carrée empruntée aux échauffements physiques, livrée à un rythme butoh. Les petites différences, les détails se mettent ainsi à saillir, jusqu'à l'ironie finale. Une étude pertinente mais aride, qui montre une autre facette du chorégraphe.
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