Danse - Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée
À retenir
- The most together we've ever been de et avec Ame Henderson et Matija Ferlin
- À Tangente jusqu'à dimanche
Repartir à zéro. Éternels débuts. L'appel du vide. Peau de banane. Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. The most together we've ever been, chorégraphie d'Ame Henderson et Matija Ferlin, est une enfilade de commencements, une chorégraphie qui se reprend sans cesse.
Deux personnages, jeans, tee-shirts et verres fumés, entrent sur scène. Constamment sur la pointe des pieds, fragiles comme Bambi sur la glace, ils scandent un slogan, proposent un mouvement souvent maladroit, jouent avec la distance du public. Séquence-flash, maximum deux minutes. Sortie, claquement de porte. Silence et vide. Et ça recommence, et encore, jusqu'à tisser un collier d'anti-événements. Fausses entrées, répétitions, lumières qui se ferment lorsqu'elles devraient s'allumer, rendez-vous ratés, on se croirait dans une bande-dessinée absurde. Comme le décor - amas de boîtes, tuyaux, jerricans et néons qui transforment la scène de Tangente en entrepôt - et comme dans Dance/Songs, précédente pièce d'Henderson, la chorégraphie ne mise pratiquement que sur l'accumulation et le rythme des changements de tableaux.
Si les créateurs ont l'intégrité de pousser la proposition dans ses derniers retranchements, l'absence de séquences soutenues et le contact continuellement coupé et repris avec le spectateur - les lunettes noires n'aident pas - laissent une impression de vide. L'idée, sur papier, est brillante. Sur scène, elle reste trop creuse pour qu'on s'y attache. Il aurait été gentil aussi, et respectueux, de penser un peu aux francophones de la salle - surtout qu'au moins la moitié des phrases lancées sont lues, fiches à l'appui. Pourquoi pas certaines en français, alors?
Deux personnages, jeans, tee-shirts et verres fumés, entrent sur scène. Constamment sur la pointe des pieds, fragiles comme Bambi sur la glace, ils scandent un slogan, proposent un mouvement souvent maladroit, jouent avec la distance du public. Séquence-flash, maximum deux minutes. Sortie, claquement de porte. Silence et vide. Et ça recommence, et encore, jusqu'à tisser un collier d'anti-événements. Fausses entrées, répétitions, lumières qui se ferment lorsqu'elles devraient s'allumer, rendez-vous ratés, on se croirait dans une bande-dessinée absurde. Comme le décor - amas de boîtes, tuyaux, jerricans et néons qui transforment la scène de Tangente en entrepôt - et comme dans Dance/Songs, précédente pièce d'Henderson, la chorégraphie ne mise pratiquement que sur l'accumulation et le rythme des changements de tableaux.
Si les créateurs ont l'intégrité de pousser la proposition dans ses derniers retranchements, l'absence de séquences soutenues et le contact continuellement coupé et repris avec le spectateur - les lunettes noires n'aident pas - laissent une impression de vide. L'idée, sur papier, est brillante. Sur scène, elle reste trop creuse pour qu'on s'y attache. Il aurait été gentil aussi, et respectueux, de penser un peu aux francophones de la salle - surtout qu'au moins la moitié des phrases lancées sont lues, fiches à l'appui. Pourquoi pas certaines en français, alors?
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