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    Critique spectacle

    «Crystal» au Centre Bell: cirque et patins, une percée prometteuse

    21 décembre 2017 |Caroline Montpetit | Cirque
    Aux fins de ce spectacle, les patineurs professionnels ont dû apprivoiser des techniques de cirque et les circassiens ont dû apprendre à se déplacer sur patins.
    Photo: Cirque du Soleil Aux fins de ce spectacle, les patineurs professionnels ont dû apprivoiser des techniques de cirque et les circassiens ont dû apprendre à se déplacer sur patins.

    Le Cirque du Soleil aime en mettre plein la vue. Et il en a les moyens. Son dernier né, Crystal, un spectacle qui se déroule pour la première fois sur glace et sur patins, n’échappe pas à cette règle. Sur la glace du Centre Bell mercredi se déployait donc l’histoire de Crystal, une jeune fille mal dans son milieu, qui cherche la liberté dans l’écriture.

     

    Mais son histoire, comme c’est souvent le cas dans les spectacles de cirque, n’a pas ici tant d’importance. Sa quête nous emmène à un défilé de numéros, la plupart sur patins, certains se déployant dans les airs, tous plus impressionnants sur le plan technique les uns que les autres. Le tout est réuni dans une mise en scène des fondateurs d’un autre cirque, celui des 7 doigts, Shana Carroll et Sébastien Soldevila.

     

    On sait que, aux fins de ce spectacle, les patineurs professionnels ont dû apprivoiser des techniques de cirque et les circassiens ont dû apprendre à se déplacer sur patins.

     

    Certaines scènes marquent par leur fraîcheur et leur originalité, c’est le cas notamment de celle de la cour de récréation où des hockeyeurs virevoltent sur des rampes. La patinoire en elle-même, qui charrie son paysage d’hiver et ses batailles de boules de neige, évoque un univers plus léger et joyeux que celui de certains shows passés du cirque. Synonyme de vitesse et de déplacement, le patin est évidemment tout à fait chez lui dans l’aréna du Centre Bell.

     

    Mais c’est peut-être précisément par l’importance de son ambition et de ses moyens que le Cirque du Soleil noie parfois son propos et l’émotion qu’il veut créer. Entre l’histoire parfois confuse de Crystal, l’arsenal technologique qui permet de projeter différentes scènes sur la glace de la patinoire, les scènes et les musiques qui se succèdent sans se ressembler, le spectateur ne sait pas toujours où donner de la tête.

     

    Certains numéros, c’est le cas de la scène de famille et de l’école dans la première partie du spectacle, sont plus intimistes et se prêtent mal aux dimensions de l’aréna.

     

    On ne peut que saluer la volonté du Cirque du Soleil d’explorer de nouveaux modes d’expression. Le mariage du patin et du cirque est tout à fait pertinent, et mériterait d’être repris, surtout dans la mesure où le Cirque continue de développer des spectacles en aréna. Le duo qui allie la patineuse qui joue Crystal à l’artiste aérien Jérôme Sordillon exploite à merveille cette dualité du spectacle.

     

    Certains trouveront que dans l’abondance d’idées, de talents et de possibilités à la disposition du Cirque du Soleil, il aurait fallu choisir. D’autres se réjouiront de voir réunies, le temps d’une soirée, prouesses technologiques et physiques dans ce spectacle familial à grand déploiement destiné à voyager de par le monde.













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