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    Champ libre à toutes les voltiges à l’École nationale de cirque

    20 mai 2017 |Caroline Montpetit | Cirque
    Les finissants de l'École nationale de cirque
    Photo: Roland Lorente Les finissants de l'École nationale de cirque

    Dans la salle de répétition de l’École nationale de cirque, deux jeunes hommes jonglent ensemble avec des quilles. Pratiquent-ils leur prochain numéro ?
     

    Photo: Roland Lorente «L’amour et les extraterrestres» et «Hangar des possibles» sont mis en scène respectivement par Didier Lucien et Yves Dagenais.

    Non, ils sont simplement en pause, ce sont des acrobates. Lorsqu’ils ne pratiquent pas, les artistes de cirque se lancent souvent dans d’autres activités circassiennes, a constaté Didier Lucien, qui met en scène cette année l’un des deux spectacles présentés par les finissants de l’école. C’est comme une seconde nature…

      

    Lui-même diplômé de l’École nationale de théâtre, Didier Lucien a d’abord rêvé de faire du cirque. « Je faisais du mime », dit-il. Lorsque s’est présentée la possibilité de mettre en scène les finissants de l’école, Didier Lucien y a vu l’occasion de réaliser son vieux rêve.

     

    « En cirque, on peut exprimer davantage parce qu’on n’a pas à expliquer », dit-il. Le spectacle qu’il met en scène avec les finissants, intitulé L’amour et les extraterrestres, laisse le champ libre à toutes les voltiges, sentimentales ou corporelles.

     

    Une dizaine de numéros s’y succèdent, chacun d’entre eux étant le fruit des trois années d’études des finissants de l’École.

     

    « Ils ont travaillé très fort pour innover dans leur discipline », poursuit Didier Lucien.

     

    On y verra donc du main à main, des sangles aériennes, des tissus, façon 2017. Cette année, il y aura un duo de cadre russe dans chacun des spectacles, mais aucun numéro de clown.

     

    Louis Joyal, qui fait du cadre russe, a d’abord été gymnaste. C’est au moment des auditions de l’École, en 2014, qu’il a rencontré Samuel Renaud, avec qui il a monté son numéro. « Il y a un porteur et un voltigeur », dit-il. En sortant de l’cole, il y a de fortes chances que le duo voyage de par le monde, pour présenter son numéro.

     

    Une atmosphère

     

    C’est Yves Dagenais qui signe la mise en scène du second spectacle présenté par les finissants, Hangar des possibles.

     

    « C’est un peu mon chant du cygne », dit celui qui a enseigné l’art clownesque à l’École durant 18 ans, après avoir présenté son personnage d’Omer Veilleux un peu partout dans le monde.

     

    « La trame dramatique, c’est le lieu, le hangar. Les possibles, c’est tout ce qui peut s’y passer. Il y a des personnages qui habitent concrètement le lieu, qui squattent, et d’autres qui l’habitent de façon plus spirituelle .»

     

    Les artistes modifient donc le lieu à leur guise, en cabaret burlesque par exemple. Trapèze ballant, corde lisse, cerceaux, cadre russe, équilibre sur cannes, main à main se succéderont dans cet espace.

     

    « Pour moi, ce qui est important, comme point de départ, c’est de ne pas partir avec un concept trop envahissant pour les élèves. Ce sont eux qui m’ont inspiré. Je suis parti de leur numéro, de leur atmosphère », dit-il.

     

    Si chacun des étudiants de l’École nationale de cirque doit développer une spécialité, chacun doit aussi se frotter aux diverses disciplines circassiennes du curriculum.

     

    Une fois formés, les artistes tenteront d’intégrer le numéro qu’ils ont créé dans différents spectacles, auprès de compagnies de cirque.

     

    Célia Milesi, qui est venue de France pour développer une spécialité en sangles aériennes, ne sait pas encore ce que lui réserve l’avenir. « Je n’ai pas fait d’école en France, je suis venue tout de suite ici », dit-elle.

     

    Elle dit s’être inscrite à l’École pour avoir son propre numéro solo, alors qu’elle avait entre autres une carrière de gymnaste derrière elle. « J’étais dans un groupe. J’avais envie d’avoir mon propre numéro, me connaître mieux en tant qu’artiste .»
     

     

     

    L’Amour et les extraterrestres et Hangar des possibles
    Présentés en alternance à la Tohu, du 23 mai au 4 juin.












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