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    Critique cirque

    Le vélo, bête de cirque dans «Volta»

    28 avril 2017 |Caroline Montpetit | Cirque
    Un pas de deux réunit une danseuse de ballet et un champion de flatland (du BMX au sol), Takahiro Ikeda.
    Photo: Patrice Lamoureux Un pas de deux réunit une danseuse de ballet et un champion de flatland (du BMX au sol), Takahiro Ikeda.

    Pour son dernier-né, le spectacle Volta, présenté sous le chapiteau du Vieux-Port de Montréal, le Cirque du Soleil a fait appel à deux jeunes talents issus de son écurie : Bastien Alexandre, qui en est le metteur en scène, et Jean Guibert, qui en est le directeur de création.

     

    Ensemble, ils ont pondu un spectacle rafraîchissant de jeunesse, qui peut être lu comme une mise en abîme des enjeux du Cirque du Soleil lui-même.

     

    Grisé de célébrité, de paillettes et de strass, le personnage principal, Waz, tente de renouer avec sa vraie nature, et avec la chevelure bleue qui fait sa distinction.

     

    Après le faste et le clinquant des grandes productions du Cirque, faites pour circuler dans de grands arénas, Volta renoue avec l’intimité du chapiteau.

     

    On y retrouvera donc le charme des duos et des solos, sans délaisser les numéros à plus grand déploiement, rendus possibles grâce à des prouesses technologiques complexes dont des scènes rétractables, sur lesquelles virevoltent des vélos BMX chevauchés par une horde de cyclistes endiablés.

     

    Vraie nature

     

    Le vélo atteint ici son plein potentiel comme animal de cirque. Plus tôt dans le spectacle, un pas de deux qui réunit une danseuse de ballet et un champion de flatland (du BMX au sol), Takahiro Ikeda, en explore toute la poésie et la souplesse.

     

    La danse fait d’ailleurs une seconde et heureuse incursion dans le cirque à la fin de la deuxième partie.

     

    Les concepteurs de Volta ont aussi plongé dans les arcanes du cirque pour présenter un numéro de suspension capillaire. Remise au goût du jour, cette technique traditionnelle en voie de disparition ne s’enseigne pas dans les écoles. Alors que le public retient son souffle, l’acrobate Danila Bim monte au ciel suspendue par ses cheveux…

     

    Hormis l’époustouflante finale des BMX, ce sont sans doute les numéros individuels qui marquent dans ce nouveau spectacle.

     

    En deuxième partie, le numéro de main à main sur unicycle, intitulé Le hall des égaux, donne des sueurs froides aux spectateurs. Le Cirque a tenu à présenter de nouvelles disciplines, dont la lampe et les échelles acrobatiques.

     

    Certains numéros collectifs, bien qu’exhibant d’exubérants et magnifiques costumes colorés, semblent un peu chaotiques.

     

    Dans la première partie du spectacle, le clown Shood Kood Wood, alias Wayne Wilson, propose un amusant combat avec trois sécheuses à linge dysfonctionnelles.

     

    Sa prestation sera moins hilarante dans la deuxième partie du spectacle, où il incarne une sorte de gourou aux tendances exhibitionnistes, perdu dans la jungle.

     

    On apprécie le retour à une certaine sobriété dans la facture de certaines vidéos évoquant la nostalgie de l’enfance.

     

    Comme quoi, tel le Waz mis en scène ici, le cirque, s’il reste branché sur son essence et sa poésie, n’a peut-être pas intérêt à échapper à sa vraie nature.

    VOLTA
    Du Cirque du Soleil. Sous le grand chapiteau, dans le Vieux-Port de Montréal jusqu’au 23 juillet.












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