Le Cirque du Soleil annonce 400 mises à pied
Les rumeurs se sont confirmées: le Cirque du Soleil a annoncé mercredi la mise à pied d'ici la fin du mois de mars de 400 employés à travers le monde. La plupart des employés touchés travaillent cependant à Montréal. Le ralentissement du rythme des nouvelles productions a contraint l'entreprise à réajuster son modèle affaires, a plaidé la directrice principale des relations publiques de l'entreprise, Renée-Claude Ménard.
Ainsi, les activités de l'entreprise ne sont actuellement pas rentables, a ajouté Mme Ménard, qui a cependant tenu à préciser que le Cirque du Soleil n'était «pas en crise».
«Oui, il va y avoir des impacts sur les emplois, mais il va aussi y avoir une révision en profondeur des coûts», a-t-elle souligné.
La veille, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, elle avait fait valoir qu'il s'agissait «d'un ajustement tout à fait normal pour n'importe quel type d'entreprise».
«Le marché a beaucoup changé depuis les dernières années», a expliqué Mme Ménard en conférence de presse, ajoutant que la force du dollar canadien avait également nui aux activités de l'entreprise.
Première vague
Une première vague de compressions lancée en décembre avait entraîné l’élimination d’une trentaine de postes au siège social. Trois vice-présidents ont alors été congédiés ainsi que du personnel lié au marketing et à la distribution des rôles.
Daniel Lamarre, président du Cirque du Soleil, avait annoncé que d’autres changements devraient être apportés sous peu «pour soutenir la pérennité» de l’entreprise, la plus grande compagnie mondiale des arts de la scène.
Il expliquait que la situation ne paraissait pas catastrophique avec un chiffre d’affaires annuel dépassant le milliard. Il ajoutait toutefois qu’après une décennie de «croissance fulgurante», la conjoncture économique mondiale forçait à revoir le «modèle d’affaires».
Les mauvaises nouvelles se succèdent. Le CDS a annulé ou retiré de l’affiche cinq spectacles en 2011-2012, soit Z et Zaya en Asie, Saltimbanco en tournée, Viva Elvis à Las Vegas et Iris en Californie. Ce dernier spectacle, présenté au Dolby Theater de Los Angeles, a été euthanasié en décembre, faute de public suffisant, malgré une réception critique positive.
Les spectacles qui restent à l’affiche connaissent aussi leur lot de problèmes. Les tourniquets ne fonctionnent plus autant qu’avant. Le CDS, habitué à des taux d’occupation oscillant autour de 90 %, devrait maintenant se contenter de salles pleines aux trois quarts, voire à 70 % seulement.
Le Cirque du Soleil exploite 19 spectacles aux quatre coins de la planète. Quatre productions, autres que les 19 encore en tournée, ont été récemment laissées de côté.
L'entreprise emploie environ 5000 personnes à l'échelle internationale, dont 2000 à ses bureaux montréalais.
Ainsi, les activités de l'entreprise ne sont actuellement pas rentables, a ajouté Mme Ménard, qui a cependant tenu à préciser que le Cirque du Soleil n'était «pas en crise».
«Oui, il va y avoir des impacts sur les emplois, mais il va aussi y avoir une révision en profondeur des coûts», a-t-elle souligné.
La veille, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, elle avait fait valoir qu'il s'agissait «d'un ajustement tout à fait normal pour n'importe quel type d'entreprise».
«Le marché a beaucoup changé depuis les dernières années», a expliqué Mme Ménard en conférence de presse, ajoutant que la force du dollar canadien avait également nui aux activités de l'entreprise.
Première vague
Une première vague de compressions lancée en décembre avait entraîné l’élimination d’une trentaine de postes au siège social. Trois vice-présidents ont alors été congédiés ainsi que du personnel lié au marketing et à la distribution des rôles.
Daniel Lamarre, président du Cirque du Soleil, avait annoncé que d’autres changements devraient être apportés sous peu «pour soutenir la pérennité» de l’entreprise, la plus grande compagnie mondiale des arts de la scène.
Il expliquait que la situation ne paraissait pas catastrophique avec un chiffre d’affaires annuel dépassant le milliard. Il ajoutait toutefois qu’après une décennie de «croissance fulgurante», la conjoncture économique mondiale forçait à revoir le «modèle d’affaires».
Les mauvaises nouvelles se succèdent. Le CDS a annulé ou retiré de l’affiche cinq spectacles en 2011-2012, soit Z et Zaya en Asie, Saltimbanco en tournée, Viva Elvis à Las Vegas et Iris en Californie. Ce dernier spectacle, présenté au Dolby Theater de Los Angeles, a été euthanasié en décembre, faute de public suffisant, malgré une réception critique positive.
Les spectacles qui restent à l’affiche connaissent aussi leur lot de problèmes. Les tourniquets ne fonctionnent plus autant qu’avant. Le CDS, habitué à des taux d’occupation oscillant autour de 90 %, devrait maintenant se contenter de salles pleines aux trois quarts, voire à 70 % seulement.
Le Cirque du Soleil exploite 19 spectacles aux quatre coins de la planète. Quatre productions, autres que les 19 encore en tournée, ont été récemment laissées de côté.
L'entreprise emploie environ 5000 personnes à l'échelle internationale, dont 2000 à ses bureaux montréalais.







