Compressions au Cirque du Soleil: au moins 400 employés seraient touchés
Une première vague de compressions lancée en décembre avait entraîné l’élimination d’une trentaine de postes au siège social
Les travailleurs du quartier général de l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension sont convoqués mercredi. Ils se feront expliquer les tenants et aboutissants du projet de réorganisation baptisé « Revamp ».
Une autre source consultée par Le Devoir nie que la direction profite de cette rencontre pour annoncer des compressions tout en ajoutant qu’elles viendront inévitablement. À l’interne, des employés parlent de mises à pied qui pourraient toucher jusqu’à 20 % de tout l’effectif.
Une première vague de compressions lancée en décembre avait entraîné l’élimination d’une trentaine de postes au siège social. Trois vice-présidents ont alors été congédiés ainsi que du personnel lié au marketing et à la distribution des rôles.
Daniel Lamarre, président du Cirque du Soleil, avait annoncé que d’autres changements devraient être apportés sous peu « pour soutenir la pérennité » de l’entreprise, la plus grande compagnie mondiale des arts de la scène.
Il expliquait que la situation ne paraissait pas catastrophique avec un chiffre d’affaires annuel dépassant le milliard. Il ajoutait toutefois qu’après une décennie de « croissance fulgurante », la conjoncture économique mondiale forçait à revoir le « modèle d’affaires ».
Les mauvaises nouvelles se succèdent. Le CDS a annulé ou retiré de l’affiche cinq spectacles en 2011-2012, soit Z et Zaya en Asie, Saltimbanco en tournée, Viva Elvis à Las Vegas et Iris en Californie. Ce dernier spectacle, présenté au Dolby Theater de Los Angeles, a été euthanasié en décembre, faute de public suffisant, malgré une réception critique positive.
Les spectacles qui restent à l’affiche connaissent aussi leur lot de problèmes. Les tourniquets ne fonctionnent plus autant qu’avant. Le CDS, habitué à des taux d’occupation oscillant autour de 90 %, devrait maintenant se contenter de salles pleines aux trois quarts, voire à 70 % seulement.
Ces échecs se combinent au fiasco prévisible du film Le voyage imaginaire. « Le film a coûté 30 millions de dollars à produire, et cela prendra 100 millions de revenus aux guichets pour atteindre le seuil de la rentabilité », explique une autre source citée par LesNews.
D’où l’idée d’alléger la structure administrative. Il a cependant été impossible de savoir si les compressions allaient toucher les services liés à la création de spectacles et de produits dérivés.
Le Devoir n’a pu obtenir de commentaires officiels du CDS. LesNews non plus.







