Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Décibels et adrénaline

22 septembre 2012 | Isabelle Paré | Cirque

I.D.

Cirque Éloize. Mise en scène: Jeannot Painchaud.
À la Tohu jusqu’au 6 octobre.

Le spectacle I.D. a fait déferler jeudi soir ses décibels et son cirque aux effluves de macadam à la Tohu, renouant avec le public montréalais après deux ans passés sur les scènes d’Europe.

Comme lors de la première présentée en 2010 en ouverture de Montréal complètement cirque, cette création d’Éloize, griffée par la musique de Jean-Phi Goncalves (Beast) et Alex McMahon, a tôt fait de plonger le public dans une jungle urbaine, habitée par des bums de bonne famille, les graffitis et le bruit des marteaux-piqueurs.


La touche du chorégraphe hip-hop Mourad Merzouki et le grain de sel apporté par son homologue Dave Saint-Pierre insufflent à cette production vitaminée une énergie contagieuse. Dans ce West Side Story version 2.0, la fusion du cirque et du break dance accouche d’un hybride à haute teneur en adrénaline et en monoxyde de carbone.


D’entrée de jeu, la danse de rue chauffe la piste de ce cirque urbain qui par contre, sur le plan acrobatique, met plus de temps à décoller. Il faut attendre l’entrée en piste de Thibaut Philippe au vélo trial pour faire lever la salle. Sorte de croisement entre Spiderman et Lance Armstrong, le type, qui bondit avec son vélo entre obstacles et acrobates, et s’agrippe aux surplombs d’un mur, est un phénomène sur deux roues.


Plus resserrée, la deuxième partie prend du mieux dans plusieurs tableaux de groupe très dansés. Les projections scéniques de Robert Massicote et Alexis Laurence, inspirées des mangas, de la peinture gestuelle à la Jackson Pollock et à la surimpression vidéo, donnent alors toute sa force à la scénographie faite de murs et de blocs, percés de fenêtres et d’avancées escamotables. L’effet atteint son summum lors de la finale menée à train d’enfer au trampomur, quand les acrobates virevoltent à travers les images 3D, comme propulsés dans un jeu vidéo.


Mais avant que ce décor de bédé ne prenne vie, cette histoire de bandes de rue qui se cherchent des poux n’est pas encore tout à fait incarnée. Malgré plusieurs bons numéros, il y a du relâchement dans la prestation, moins sentie qu’à ses débuts.


Il manque à cette jeune distribution — remplacée à moitié en cours de route — le petit oumpf ! et le brin de délinquance nécessaires pour qu’I.D. trouve sa véritable identité et son ADN urbain.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel