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Éloize en pleine lancée à l’approche de ses 20 ans

ID est de retour à Montréal avant de partir à la conquête du Japon

8 septembre 2012 | Isabelle Paré | Cirque
Le Cirque Éloize prépare le retour d’ID à Montréal.
Photo : Valérie Remise Le Cirque Éloize prépare le retour d’ID à Montréal.

ID

Cirque Éloize

À la Tohu

20 septembre au 6 octobre

C’est le vent en poupe, à la veille de ses 20 ans et dopé par le succès de Cirkopolis, présenté la semaine dernière en première mondiale à Helsinki, que le Cirque Éloize prépare le retour d’ID à Montréal.

Après un passage difficile marqué par le départ de deux des trois fondateurs d’Éloize, en 2010, bien de l’eau a coulé sous les ponts pour la microtroupe fondée sous le soleil des îles de la Madeleine en 1993.


Depuis 24 mois, un partenariat a été conclu avec son grand frère, le Cirque du Soleil, une alliance vient tout juste d’être signée avec le géant de la télévision Fuji pour une prestation de deux mois dans l’archipel nippon et la compagnie présentait samedi dernier sa huitième création au Festival d’Helsinki, en Finlande. Éloize multiplie les coups d’éclat depuis quelques mois, convient Jeannot Painchaud, directeur général et artistique, joint à Paris cette semaine pour discuter des nombreux projets de sa compagnie.


« Éloize avait fait un seul saut au Japon au début des années 2000 avec Cirque Orchestra sous l’aile d’un producteur de Tokyo. Cette nouvelle alliance, on y travaille depuis longtemps, car nous souhaitions faire une percée au Japon. Des liens historiques unissaient déjà Fuji et le Cirque du Soleil, mais ce sont les producteurs japonais de Fuji qui nous ont approchés et se sont déplacés en Grande-Bretagne l’an dernier pour voir ID », explique-t-il.


ID, cette création ancrée dans l’urbanité mêlant acrobatie, graffitis et hip-hop, sera présentée dès l’hiver prochain à Tokyo, Nagoya, Osaka et Fukuoka pendant deux mois. Un bassin de plusieurs dizaines de millions d’habitants qui fera office de tête de pont pour ouvrir un tout nouveau marché à la troupe madelinote et, à terme, lui servir de tremplin vers la Chine.


ID a déjà fait sa marque à Incheon, en Corée, et à Singapour, mais le continent asiatique - ou d’autres créations d’Éloize ont déjà fait des sauts - reste à défricher.


Après trois ans de tournée et quelque 500 représentations, le retour d’ID, à Montréal, marquera donc une pause avant la grande virée japonaise. La production, dont la distribution a été renouvelée à moitié, tentera d’inoculer à la Tohu la même énergie contagieuse que lors de la première présentée en ouverture du premier Montréal complètement cirque, en juillet 2010. Les chorégraphies électrisantes signées par le chorégraphe français Mourad Merzouki de la compagnie Käfig enveloppent toujours la prestation des artistes au vélo acrobatique, aux sangles ou au trempomur. Les envolées rock portent la signature musicale d’Alex MacMahon et de Jean-Phi Goncalvès, moitié masculine du tandem trip hop Beast.

 

Cirkopolis en orbite


Si toutes les planètes sont bien alignées en 2013, la nouvelle création d’Éloize, Cirkopolis, devrait quant à elle atterrir à Montréal à temps pour couronner les 20 ans de la compagnie. « C’est ce qu’on souhaite à tout prix pour fêter les 20 ans de notre fondation, mais on se garde aussi d’autres projets possibles », affirme Jeannot Painchaud.


Présenté à guichets fermés à Helsinki pendant quatre soirs, le nouvel opus squatte une fois de plus le terrain de la danse. Avec la touche apportée par l’irrévérencieux chorégraphe Dave St-Pierre (Pornographie des âmes, Un peu de tendresse, bordel de merde), le cirque s’allie cette fois au mouvement de façon résolument plus contemporaine et beaucoup plus théâtrale. Campé dans une métropole aux allures d’avant-guerre, ce conte rétro futuriste raconte l’histoire d’un quidam qui cherche à fuir la grisaille et l’anonymat d’une cité sans âme.


« Dans chaque création, on essaie d’emprunter des chemins différents. Celle-ci est inspirée de l’expressionnisme allemand. Il y a des références claires au cinéma de Fritz Lang (Metropolis) et de Terry Gilliam (Brazil). Dave a exploré d’autres horizons [que dans ses propres créations]. On a cherché à faire surgir les caractéristiques d’humanité, la proximité avec les artistes. Il s’est permis d’aller ailleurs avec des artistes de cirque, qui ne sont pas des danseurs a priori », explique le directeur d’Éloize.


D’ici à ce que Cirkopolis fasse escale à Montréal, peu de pauses en vue pour cette troupe qui porte le nom donné aux éclairs de chaleur qui éclairent le ciel des îles de la Madeleine. ID reprendra la route pour une tournée américaine et Painchaud planche déjà sur une neuvième création, celle-là aussi inspirée de la fusion du cirque et des autres formes d’art. À suivre.

 
 
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