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Montréal complètement cirque - Ro-Pu : méditations sur une corde lisse

12 juillet 2012 | Isabelle Paré | Cirque
Dans un décor d’épure sur un plateau complètement nu et une musique planante, Ro-Pu se présente comme un exercice de style, une contre-performance presque méditative, où la corde lisse joue le premier rôle d’une série de tableaux abstraits.
Photo : Montréal complètement cirque Dans un décor d’épure sur un plateau complètement nu et une musique planante, Ro-Pu se présente comme un exercice de style, une contre-performance presque méditative, où la corde lisse joue le premier rôle d’une série de tableaux abstraits.
Ro-Pu est présenté du 11 au 14 juillet à l’Usine C.
Dans le ciel, une corde tournoie, le bruit du vent. Ro-Pu, la création ultra-minimaliste du cirque finlandais Circo Aereo présentée hier soir à l’Usine C, est au cirque ce que le haïku est à la poésie.

Dans un décor d’épure sur un plateau complètement nu et une musique planante, Ro-Pu se présente comme un exercice de style, une contre-performance presque méditative, où la corde lisse joue le premier rôle d’une série de tableaux abstraits.


Pas d’histoire, pas de personnages. Qu’une simple corde éclairée de plein fouet qui se détache sur le mur de briques, se déroule comme un escargot, ou rampe comme un ver de terre. Trois acrobates participent à cet exercice purement zen qui tient, il faut le dire, plus de la contemplation que du théâtre ou du cirque.


Le geste est lent, décortiqué à l’extrême, même lorsque les acrobates gravissent la corde, la manipulent comme un lasso, ou ondoient comme des derviches tourneurs. Tableau après tableau, le même dépouillement. Sauf lors de l’incursion de Sakari Männistö, un jongleur, sûrement spécialiste du noeud scout, qui s’improvise dompteur de câbles dans un bref moment d’humour. L’ambiance monacale du spectacle est brisée dans une seule autre scène, celle d’un numéro de fil de fer virtuel, projeté au mur, mais réalisé au sol par les trois acrobates.


Ce culte du dépouillement s’étire tout du long, donnant vie par moments à de brefs haïkus visuels. Notamment quand les notes éthérées d’une harpe enrobent une danse livrée sur un câble tendu au sol. Mais à la longue l’exercice vire à l’ascèse, et la musique devient soûlante. Plus danse que cirque, cette prestation franchement contemporaine, qui fait place à l’art médiatique et à la musique électronique, laissera de glace les amateurs de performances.


Circo Aereo a fait sa marque de cette approche alternative face aux disciplines traditionnelles de cirque, rendues perméable aux autres formes d’art. Les deux créations présentées par la troupe finlandaise à Montréal se situent toutefois aux antipodes. Si Ro-Pu se présente comme un exercice presque hypnotique, Petit mal, qui prend l’affiche dès ce soir à l’Outremont, amène plutôt le cirque du côté du rock et des performances physiques extrêmes. À suivre.


***

Circo Areo - Ro-Pu



Dans un décor d’épure sur un plateau complètement nu et une musique planante, Ro-Pu se présente comme un exercice de style, une contre-performance presque méditative, où la corde lisse joue le premier rôle d’une série de tableaux abstraits. Le geste est lent, décortiqué à l’extrême, même lorsque les acrobates gravissent la corde, la manipulent comme un lasso, ou ondoient comme des derviches tourneurs. 
 
 
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