Vague de cirque - Carrousel et cordes à linge
Vague de cirque
La Tohu
6 au 8 juillet
Vague de cirque, le petit cirque madelinot qui présente sa deuxième création dans un petit chapiteau à côté de la TOHU, s’annonçait comme le spectacle familial par excellence. Mais l’on constate très tôt que le navire tangue, prend l’eau et perd souvent le cap avant d’arriver à bon port.
Le verdict, implacable, est sorti au bout de quinze minutes de la bouche de Clémence, fine observatrice qui déclama du haut de ses sept ans : «Maman c’est de l’improvisation ou s’est voulu qu’ils ratent tout le temps?». Et toc. Bon, l’impression de ratage ne vient pas tant de la prestation, souvent excellente de plusieurs apprentis et finissants et l’École nationale de cirque. Cela tient plutôt à la mise en scène vaseuse, un peu broche à foin, aux apparitions lancinantes du maître de cérémonie qui traînent en longueur et aux constantes ruptures de ton qui minent le rythme du spectacle.
Pourtant, Vague de cirque, petite troupe à caractère familial, avait offert l’automne dernier avec Cabotinage une prestation tout à fait honnête et prometteuse lors de son passage à Montréal. À ce moment, la compagnie avait pu compter sur la présence de plusieurs membres du cirque Alfonse, plutôt que sur une équipe hétéroclite rapaillée de-ci de-là.
Le problème avec cette création fait maison qui tente de jouer les cirques un peu paumés, c’est que son côté mal huilé a à peine l’air feint. Il saute aux yeux, même des plus petits.
Le petit côté de bric et de broc, qui aurait pu être sympathique, tombe rapidement sur les nerfs. Parlez-en aux vétérans de l’art clownesque, rien de plus difficile que de réussir un bon ratage. Or là, l’expérience du jeu fait défaut.
Plusieurs des jeunes acrobates, habiles tant aux mâts chinois, au banquine qu’aux sangles aériennes, présentent des numéros presque parfaits, mais qui manquent un peu d’âme. Un maximum de technique, mais un minimum de présence scénique. Reste que ce petit chapiteau a le mérite d’offrir à ces apprentis une vitrine de choix pour prendre du métier. On déplore seulement qu’on les envoie se faire les dents dans ce Carrousel boiteux, qui manque de fini et de vision artistique.
Le verdict, implacable, est sorti au bout de quinze minutes de la bouche de Clémence, fine observatrice qui déclama du haut de ses sept ans : «Maman c’est de l’improvisation ou s’est voulu qu’ils ratent tout le temps?». Et toc. Bon, l’impression de ratage ne vient pas tant de la prestation, souvent excellente de plusieurs apprentis et finissants et l’École nationale de cirque. Cela tient plutôt à la mise en scène vaseuse, un peu broche à foin, aux apparitions lancinantes du maître de cérémonie qui traînent en longueur et aux constantes ruptures de ton qui minent le rythme du spectacle.
Pourtant, Vague de cirque, petite troupe à caractère familial, avait offert l’automne dernier avec Cabotinage une prestation tout à fait honnête et prometteuse lors de son passage à Montréal. À ce moment, la compagnie avait pu compter sur la présence de plusieurs membres du cirque Alfonse, plutôt que sur une équipe hétéroclite rapaillée de-ci de-là.
Le problème avec cette création fait maison qui tente de jouer les cirques un peu paumés, c’est que son côté mal huilé a à peine l’air feint. Il saute aux yeux, même des plus petits.
Le petit côté de bric et de broc, qui aurait pu être sympathique, tombe rapidement sur les nerfs. Parlez-en aux vétérans de l’art clownesque, rien de plus difficile que de réussir un bon ratage. Or là, l’expérience du jeu fait défaut.
Plusieurs des jeunes acrobates, habiles tant aux mâts chinois, au banquine qu’aux sangles aériennes, présentent des numéros presque parfaits, mais qui manquent un peu d’âme. Un maximum de technique, mais un minimum de présence scénique. Reste que ce petit chapiteau a le mérite d’offrir à ces apprentis une vitrine de choix pour prendre du métier. On déplore seulement qu’on les envoie se faire les dents dans ce Carrousel boiteux, qui manque de fini et de vision artistique.








