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    Montréal complètement cirque prend son envol

    Un festival qui porte de plus en plus les couleurs du cirque contemporain

    5 juillet 2012 |Isabelle Paré | Cirque
    À l’occasion du lancement de Montréal complètement cirque, 40 acrobates, vêtus de rouge de pied en cap, ont pris d’assaut la rue Saint-Denis et la place Émilie-Gamelin pour culbuter au sol et pirouetter au bout de tissus aériens, portés aux nues par leurs compères. Le spectacle Jeu de cirque sera présenté chaque soir à 18 h 30 et à 21 h 30 à la place Émilie-Gamelin jusqu’au 15 juillet.
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir À l’occasion du lancement de Montréal complètement cirque, 40 acrobates, vêtus de rouge de pied en cap, ont pris d’assaut la rue Saint-Denis et la place Émilie-Gamelin pour culbuter au sol et pirouetter au bout de tissus aériens, portés aux nues par leurs compères. Le spectacle Jeu de cirque sera présenté chaque soir à 18 h 30 et à 21 h 30 à la place Émilie-Gamelin jusqu’au 15 juillet.
    Montréal s’est transformée hier soir en mecque des arts du cirque à la faveur des fanfares, des chevaux et de quelque 200 circassiens qui ont investi le Quartier latin et la place Émilie-Gamelin pour lancer la troisième cuvée de Montréal complètement cirque (MCC).

    Du 5 au 15 juillet, le benjamin des festivals montréalais fera son troisième tour de piste, à l’aune d’une programmation plus que jamais marquée par la diversité des formes, des genres et des artistes. Né en 2010, le festival de cirque montréalais a atteint, au dire de ses producteurs, une vitesse de croisière qui fait de Montréal la capitale des arts du cirque dans le monde. « On confirme notre parti pris pour la diversité des arts du cirque, avec plus de 15 spectacles différents dont certains penchent vers la danse, d’autres vers le théâtre, la magie. La pluralité des lieux de diffusion nous permet de présenter de nombreuses petites formes qu’il serait impossible de programmer pendant le reste de l’année », explique Stéphane Lavoie, producteur de MCC et directeur général de la Tohu.


    Cirque urbain au Quartier latin


    Pour afficher encore davantage son ADN urbain, le festival présente à nouveau gratuitement cette année ses Minutes complètement cirque à 19 h et à 22 h, rue Saint-Denis, précédées de Jeu de cirque, un happening de 25 minutes offert deux fois par jour (18 h 30 et 21 h 30) à la place Émilie- Gamelin, réunissant plus d’une quarantaine d’acrobates des écoles de cirque de Montréal, de Verdun et de Québec. Mis en scène par Anthony Venisse, les deux événements s’approprient le mobilier urbain et les édifices du Quartier latin pour décliner toute une suite d’acrobaties pour adeptes des voltiges et du parkour urbain. Du haut des toits ou des fenêtres de l’UQAM, les artistes feront irruption au milieu de la foule. Place Émilie-Gamelin, une arche de 30 pieds de haut érigée au coeur de l’esplanade sera le théâtre de plusieurs numéros aériens.


    Au total, une quinzaine de spectacles en salle et 11 événements extérieurs gratuits mettront à profit 300 artistes du monde entier, tant acrobates que comédiens et danseurs. Éclectique à souhait, le menu 2012 ratisse large, avec une place enviable faite aux cirques scandinaves, présentés en première nord-américaine, un cabaret coquin et underground et la venue de plusieurs troupes hybrides, mêlant cirque, théâtre et danse de rue. Les 7 doigts de la main ouvriront le bal ce soir à la Tohu avec Séquence 8, mais plusieurs autres compagnies québécoises, dont la madelinote Vague de cirque, le Cirque du Soleil (dans le Vieux-Port), la Bande artistique, les clowns Philippe Trépanier et Chocolat, se taillent une place de choix dans la programmation.


    Résolument tourné vers le cirque contemporain, le festival puise le gros de son bassin d’artistes en Europe et en Amérique. La France et la Belgique sont devenues les pépinières du cirque moderne, avec plus de 300 microtroupes de cirque contemporain. « On a encore un immense bassin dans lequel puiser des artistes. Le festival est de plus en plus connu, au point où plusieurs compagnies se gardent en réserve le mois de juillet pour pouvoir venir à Montréal », se réjouit le directeur de MCC.


    Le festival, soutenu depuis 2010 à hauteur de 2,35 millions de dollars par an par le ministère de la Culture (1,85 million) et la Ville de Montréal (500 000 $), montants auxquels s’ajoutent 50 000 $ en 2012 de Patrimoine canadien, a bon espoir de voir ses subventions reconduites. Un coup de pouce du Conseil des arts a même permis de réunir cette année 70 professionnels de l’industrie du spectacle de divers pays pour faire mieux connaître le MCC et permettre une série de « speed-dating » avec des compagnies québécoises.


    « Ça prend cinq ans pour assurer la continuité d’un festival, soutient Stéphane Lavoie, nous y sommes presque. »

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    Montréal Complètement cirque

    Les 7 doigts de la main - Séquence 8













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