Cirque - Chi of Shaolin à la TOHU
Les arts millénaires chinois revus à l'aune de la modernité
- Production de MPY International
- À la Tohu
- Du 27 septembre au 6 octobre.
Ils étaient venus en 2007 fouetter l'air de la TOHU de leurs sabres et mystifier la foule avec les vertigineux acrobates impériaux de Chine. Entre traditions et cirque nouveau, la troupe des moi-nes shaolin revient en piste à la Tohu avec une nouvelle création fortement inspirée par la touche du Cirque du Soleil.
Revirement de style
Intitulé Tale of the Dragon, la nouvelle prestation des jeunes moines formés à la mythique école de Shaolin se situe cette fois-ci bien loin de Jungua, la précédente démonstration d'arts martiaux de la troupe. Créée par Yan Yan Zhao, une sino-Américaine issue d'une famille d'acrobates depuis quatre générations, la nouvelle création de MPY International présente cette fois les arts séculaires chinois dans un conte onirique, campé dans les forêts brumeuses du sous-continent chinois et la route de la soie.
Ce revirement de style, on le doit à la mise en scène de Guy Caron, ex-metteur en scène et directeur de création pour le Cirque du Soleil (Le Cirque réinventé, Dralion et Kâ) invité par Yan Yan Zhao, à insuffler un élan théâtral et plus moderne aux arts traditionnels chinois. La rencontre entre la jeune acrobate chinoise et Guy Caron remonte déjà à près de 25 ans. «J'avais vu Yan Yan et sa famille au Festival du cirque de demain à Paris en 1987, où ils avaient décroché la médaille d'or. J'avais ensuite recruté la famille pour le Cirque du Soleil, qui préparait à l'époque Le Cirque réinventé», explique Guy Caron.
Depuis, la jeune acrobate a grandi, quitté la Chine communiste et ses carcans, pour fonder, à Las Vegas, une compagnie de production de spectacles mettant en vedette des maîtres du Chi-KungFu ainsi que des acrobates chinoises de haut niveau formées par la troupe impériale de Chine.
«Après Jungua, j'étais fatiguée des simples démonstrations d'arts martiaux et des combats. Je souhaitais amener les arts du cirque chinois à un autre niveau et c'est à ce moment que j'ai pensé contacter Guy Caron pour bâtir une création basée sur une vraie histoire», explique Yan Yan, depuis Las Vegas.
Après deux mois passés en Chine en 2009 et l'expérience acquise au terme de quelque 25 voyages effectués sur le territoire chinois depuis 1983, Guy Caron a tissé, à la demande de Yan Yan, une allégorie nourrie par la mythologie chinoise et les préceptes prônés par les moi-nes shaolin.
Un pied en Amérique, l'autre en Chine
Tale of the Dragon prend pour prétexte les tribulations d'un jeune voleur recueilli par des moines shaolin pour mettre en scène tant les combats et les danses traditionnelles que les numéros d'acrobaties délirantes servies par des virtuoses féminines de la troupe acrobatique de Pékin. Avec 14 artistes en piste, le conte circassien s'appuie au passage sur les figures mythologiques chères au peuple chinois comme le serpent, le léopard et la cigogne.
«Dans la tradition shaolin, il n'y avait que des hommes sur scène. Mais la dramaturgie nous permet d'introduire des femmes, d'insérer une danse indienne, et même de la magie, ce qui ajoute beaucoup de créativité, d'énergie et d'images à la production. Même les combats ne sont plus les mêmes», soutient Yan Yan. Danse du paon et danse des longues manches, autant de scènes issues du fonds des âges, se mêlent à des scènes énergiques de combats inspirées par les films épiques de Kung-Fu. Le tout est servi sur les rythmes contemporains du directeur musical Scott Price, dans l'intention avouée de libéraliser l'accès à l'art chinois.
«Même en Chine, plus personne n'est capable d'écouter un opéra chinois. Nous sommes au 21e siècle. Le Cirque du Soleil a changé le cirque et il faut s'adapter à ce nouveau monde, même si notre souhait reste de continuer à présenter les arts traditionnels chinois», défend Yan Yan.
Avec un pied en Amérique, l'autre en Chine, la directrice de MPY International continue à recruter des artistes de haut niveau pour des troupes de cirque occidentales. Le refus du gouvernement chinois de lui accorder un visa, dans les années 1990, a eu raison de ses projets de carrière avec le Cirque du Soleil. Mais pas de ses ambitions. Yan Yan a depuis recruté plus de 200 artistes chinois dont toute une distribution pour le spectacle Kooza du géant québécois. Après avoir fait émigrer toute sa famille aux États-Unis, elle tente maintenant, à sa manière, de marcher dans les pas du cirque qui l'a propulsée sur les scènes du monde entier.
Revirement de style
Intitulé Tale of the Dragon, la nouvelle prestation des jeunes moines formés à la mythique école de Shaolin se situe cette fois-ci bien loin de Jungua, la précédente démonstration d'arts martiaux de la troupe. Créée par Yan Yan Zhao, une sino-Américaine issue d'une famille d'acrobates depuis quatre générations, la nouvelle création de MPY International présente cette fois les arts séculaires chinois dans un conte onirique, campé dans les forêts brumeuses du sous-continent chinois et la route de la soie.
Ce revirement de style, on le doit à la mise en scène de Guy Caron, ex-metteur en scène et directeur de création pour le Cirque du Soleil (Le Cirque réinventé, Dralion et Kâ) invité par Yan Yan Zhao, à insuffler un élan théâtral et plus moderne aux arts traditionnels chinois. La rencontre entre la jeune acrobate chinoise et Guy Caron remonte déjà à près de 25 ans. «J'avais vu Yan Yan et sa famille au Festival du cirque de demain à Paris en 1987, où ils avaient décroché la médaille d'or. J'avais ensuite recruté la famille pour le Cirque du Soleil, qui préparait à l'époque Le Cirque réinventé», explique Guy Caron.
Depuis, la jeune acrobate a grandi, quitté la Chine communiste et ses carcans, pour fonder, à Las Vegas, une compagnie de production de spectacles mettant en vedette des maîtres du Chi-KungFu ainsi que des acrobates chinoises de haut niveau formées par la troupe impériale de Chine.
«Après Jungua, j'étais fatiguée des simples démonstrations d'arts martiaux et des combats. Je souhaitais amener les arts du cirque chinois à un autre niveau et c'est à ce moment que j'ai pensé contacter Guy Caron pour bâtir une création basée sur une vraie histoire», explique Yan Yan, depuis Las Vegas.
Après deux mois passés en Chine en 2009 et l'expérience acquise au terme de quelque 25 voyages effectués sur le territoire chinois depuis 1983, Guy Caron a tissé, à la demande de Yan Yan, une allégorie nourrie par la mythologie chinoise et les préceptes prônés par les moi-nes shaolin.
Un pied en Amérique, l'autre en Chine
Tale of the Dragon prend pour prétexte les tribulations d'un jeune voleur recueilli par des moines shaolin pour mettre en scène tant les combats et les danses traditionnelles que les numéros d'acrobaties délirantes servies par des virtuoses féminines de la troupe acrobatique de Pékin. Avec 14 artistes en piste, le conte circassien s'appuie au passage sur les figures mythologiques chères au peuple chinois comme le serpent, le léopard et la cigogne.
«Dans la tradition shaolin, il n'y avait que des hommes sur scène. Mais la dramaturgie nous permet d'introduire des femmes, d'insérer une danse indienne, et même de la magie, ce qui ajoute beaucoup de créativité, d'énergie et d'images à la production. Même les combats ne sont plus les mêmes», soutient Yan Yan. Danse du paon et danse des longues manches, autant de scènes issues du fonds des âges, se mêlent à des scènes énergiques de combats inspirées par les films épiques de Kung-Fu. Le tout est servi sur les rythmes contemporains du directeur musical Scott Price, dans l'intention avouée de libéraliser l'accès à l'art chinois.
«Même en Chine, plus personne n'est capable d'écouter un opéra chinois. Nous sommes au 21e siècle. Le Cirque du Soleil a changé le cirque et il faut s'adapter à ce nouveau monde, même si notre souhait reste de continuer à présenter les arts traditionnels chinois», défend Yan Yan.
Avec un pied en Amérique, l'autre en Chine, la directrice de MPY International continue à recruter des artistes de haut niveau pour des troupes de cirque occidentales. Le refus du gouvernement chinois de lui accorder un visa, dans les années 1990, a eu raison de ses projets de carrière avec le Cirque du Soleil. Mais pas de ses ambitions. Yan Yan a depuis recruté plus de 200 artistes chinois dont toute une distribution pour le spectacle Kooza du géant québécois. Après avoir fait émigrer toute sa famille aux États-Unis, elle tente maintenant, à sa manière, de marcher dans les pas du cirque qui l'a propulsée sur les scènes du monde entier.








