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Une diversité sans pareille

26 juillet 2011 | Isabelle Paré | Cirque
Ce deuxième Montréal complètement cirque s'est révélé beaucoup plus touffu que le premier, avec la présence d'une diversité sans pareille de propositions. De l'art clownesque au cirque de tradition, en passant par des formules farouchement contemporaines, peu de pistes n'ont pas été explorées. Audacieux, varié, le festival, visiblement moins intéressé par les courants plus classiques, se présente comme le phare de l'avant-garde et de la découverte circassiennes.

Parmi les temps forts de Montréal complètement cirque, il faut souligner la très rare visite du Cirque invisible de Jean-Baptiste Thierrée et de Victoria Chaplin. Une performance à nulle autre pareille qui a permis de mettre en perspective l'influence majeure qu'ont eue, il y a 40 ans, ces farouches pionniers du cirque contemporain sur un domaine qui restait à réinventer. Une influence théâtrale et visuelle indéniable, palpable chez une multitude de circassiens d'aujourd'hui. Et le plus gros succès du festival, avec des représentations à guichets fermés et l'obligation, indiquait Nadine Marchand, directrice de MCC en conférence de presse, «de refuser vraiment beaucoup de monde» à chaque spectacle.

Parmi nos favoris, soulignons aussi la prestation fellinienne de la compagnie Rasposo et sa sympathique famille manouche, ainsi que le singulier Wunderkammer de la troupe australienne C!RCA, témoin de l'ébullition qui gagne la piste dans ce pays du bout du monde.

Impossible aussi de ne pas noter l'inventivité des troupes belges, arrivées en délégation avec les propositions clownesques Tous cousins, des Zyrgomatics, Slips Inside d'OKIDOK, ainsi que le jeune cirque humaniste du Carré curieux.

Avec les cousins belges et les Irlandais toqués de folie potagère du Cirque de légume, les amateurs d'art clownesque ont été plus que servis cette année, alors que les amateurs de pure performance ont eu moins à se mettre sous la dent.

Chose certaine, ce festival qui a le goût du risque fait jusqu'ici la part belle aux petites formes, où se terrent souvent les plus improbables découvertes.

Pour les années à venir, on espérerait aussi des troupes venues d'Amérique latine et surtout d'Asie, ce continent où le cirque puise dans des traditions millénaires.
 
 
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