La relève sous les projecteurs
Du 12 au 23 juillet au Théâtre Olympia.
Dans ce qui est devenu une tradition, Les 7 doigts de la main sont de retour à Montréal Complètement Cirque avec leur cabaret annuel, une vitrine de rêve pour les jeunes circassiens à peine sortis des bancs d'école.
Dans un concept minimaliste à géométrie variable, la troupe globe-trotter se permet ainsi de renouer avec les Montréalais chaque été, tout en offrant un tremplin à plusieurs finissants de l'École nationale de cirque (ÉNC).
Ce cabaret-ci démarre dans un club des années 30, où huit jeunes artistes foireux subissent le harcèlement continu d'un metteur en scène aussi chiant que susceptible. Dans cette parodie de spectacle en devenir se succèdent un magicien pourri, une costumière à côté de ses pompes et un trapéziste, mené en bourrique par ce dictateur nul, convaincu de détenir un talent artistique inné.
La deuxième partie prend du mieux dans un décor campé dans le Montréal d'aujourd'hui, sur des airs de Catherine Major et de Loco Locass. La maître de cérémonie, Krin Haglund, se dépasse dans un numéro de roue Cyr, et Éric Bates, aperçu lors du spectacle de fin d'année de l'ÉNC, épate la foule dans un numéro survolté de jonglerie avec boîtes.
Le jeu festif d'Assaf Gleizner au piano et la voix envoûtante de Cyrille Aimée — épatante dans ses envolées de scat — énergisent et donnent un peu de coffre à ce cabaret, autrement archiminimaliste et décousu, tant au plan visuel que dans la mise en scène.
La compagnie étant débordée par le succès qu'elle remporte, avec trois spectacles en tournée et un spectacle fixe à livrer pour l'automne à New York (700 représentations dans l'année), on sent que Les 7 doigts de la main a dû lâcher du lest pour livrer à la hâte ce cabaret en six semaines.
L'intérêt de la cuvée 2011 réside donc plutôt dans la découverte du talent de ces jeunes recrues, notamment Alexandra Royer, étourdissante au cerceau aérien, et le duo félin formé par Colin Davis et David Henderson, aux cerceaux chinois.
Dans un concept minimaliste à géométrie variable, la troupe globe-trotter se permet ainsi de renouer avec les Montréalais chaque été, tout en offrant un tremplin à plusieurs finissants de l'École nationale de cirque (ÉNC).
Ce cabaret-ci démarre dans un club des années 30, où huit jeunes artistes foireux subissent le harcèlement continu d'un metteur en scène aussi chiant que susceptible. Dans cette parodie de spectacle en devenir se succèdent un magicien pourri, une costumière à côté de ses pompes et un trapéziste, mené en bourrique par ce dictateur nul, convaincu de détenir un talent artistique inné.
La deuxième partie prend du mieux dans un décor campé dans le Montréal d'aujourd'hui, sur des airs de Catherine Major et de Loco Locass. La maître de cérémonie, Krin Haglund, se dépasse dans un numéro de roue Cyr, et Éric Bates, aperçu lors du spectacle de fin d'année de l'ÉNC, épate la foule dans un numéro survolté de jonglerie avec boîtes.
Le jeu festif d'Assaf Gleizner au piano et la voix envoûtante de Cyrille Aimée — épatante dans ses envolées de scat — énergisent et donnent un peu de coffre à ce cabaret, autrement archiminimaliste et décousu, tant au plan visuel que dans la mise en scène.
La compagnie étant débordée par le succès qu'elle remporte, avec trois spectacles en tournée et un spectacle fixe à livrer pour l'automne à New York (700 représentations dans l'année), on sent que Les 7 doigts de la main a dû lâcher du lest pour livrer à la hâte ce cabaret en six semaines.
L'intérêt de la cuvée 2011 réside donc plutôt dans la découverte du talent de ces jeunes recrues, notamment Alexandra Royer, étourdissante au cerceau aérien, et le duo félin formé par Colin Davis et David Henderson, aux cerceaux chinois.








