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À voir à la télévision le mercredi 18 janvier - On achève bien les chevaux

André Lavoie   14 janvier 2006  Cinéma
On aurait probablement oublié depuis longtemps cet Homme de la Sierra (The Appaloosa, 1966) si celui-ci n'avait pas les traits du mythique — et jadis un brin mythomane... — Marlon Brando. Entre les films exceptionnels dirigés par Elia Kazan dans les années 50 (Un tramway nommé Désir, Sur les quais) et sa renaissance grâce à Francis Ford Coppola pendant la décennie 70 (Le Parrain, Apocalypse Now), Brando pataugeait dans les productions tournées à la va-vite, devenu une sorte de «box-office poison». C'est ainsi qu'on surnomme les acteurs dont le nom en haut de l'affiche devient irrémédiablement synonyme d'échec.

Caché derrière une barbe, noircissant sa peau avec des grains de café ou optant pour un curieux accent mexicain, son personnage, le solitaire Matt, demeure d'abord et avant tout un gringo dans ce no man's land poussiéreux entre le Mexique et les États-Unis en 1870. Il rêve pourtant de construire un ranch avec une famille mexicaine qui est un peu la sienne, grâce entre autres à son étalon qui vaut une petite fortune. Mais après une altercation avec Chuy Medina, ses projets sont tout à coup mis entre parenthèses. En fait, ce brigand mexicain a été humilié par sa femme, ou plutôt son esclave, qui a cherché à fuir avec le cheval de Matt; pour sauver la face, Chuy a fait croire qu'elle testait l'animal avant d'en faire l'achat. Matt ne tient pas à sauver l'honneur de celui qui l'a menacé peu de temps auparavant. Et il va en payer le prix.

Sidney J. Furie, cinéaste canadien dont la carrière fut principalement britannique (The Young Ones, The Leather Boys) et plus tard hollywoodienne (Superman IV figure parmi ses chefs-d'oeuvre... ), ne savait visiblement que faire de ce western aux codes archi-usés et, surtout, de cette vedette qui pousse le marmonnage jusqu'aux dernières limites du compréhensible. On achève bien les chevaux, et les stars déchues...

Cinéma / L'Homme de la Sierra
Historia, 22h
 
 
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